Noël

 

Pour les chrétiens, la fête de Noël célèbre la naissance de Jésus, le fils de Dieu, le sauveur attendu et annoncé par les prophètes. A Noël, Dieu se donne aux hommes à travers son Fils.
Noël nous rappelle l’amour de Dieu pour les hommes, et sa confiance. Et comme Dieu s’est donné aux hommes, Noël est la fête des dons.

 

On entend souvent dire que la date de la fête liturgique qui commémore la naissance du Christ aurait été choisie par l’Église au hasard. Évidemment, l’acte de naissance de Jésus n’est pas conservé dans les archives du Vatican, et on ne voit pas de raison qu’il soit né plutôt en décembre qu’en février ou en octobre.
Alors, pourquoi fête-t-on Noël le 25 décembre ?

 

 

1. Origine de la liturgie du 25 décembre

 

Le culte pré-chrétien du 25 décembre à Rome

 

Dès le premier siècle avant J-C, on célébrait à Rome le culte de Mithra, d’origine persane, importé à Rome par les légionnaires romains. Mithra était la divinité perse de la lumière. On faisait une fête le 25 décembre, pour le solstice d’hiver, la naissance de Mithra le soleil invaincu (Dies natalis solis invicti). On le fêtait par le sacrifice d’un jeune taureau. En 274, l’empereur Aurélien déclare le culte de Mithra religion d’état et il fixe la célébration du solstice au 25 décembre.

 

 

La liturgie du 25 décembre

 

Fêter un anniversaire de naissance ne faisait pas partie des traditions juives, car ces pratiques étaient d’origines païennes. Les premiers chrétiens les ont rejetées jusqu’au IV° siècle de notre ère. La fête de Noël n’existait donc pas au début du christianisme. À cause de son origine païenne, les Témoins de Jéhovah ne célèbrent pas la fête du 25 décembre. C’est seulement à partir du II° siècle que l’Église a cherché à déterminer dans l’année le jour de la naissance de Jésus sur lequel les évangiles ne disent rien. Des dates différentes ont été proposées : le 6 janvier, le 25 mars, le 10 avril ...

 

Vers 330 ou 354, l’empereur Constantin décida de fixer la date de Noël au 25 décembre. En 354, le pape Libère instaura la fête du 25 décembre qui marque le début de l’année liturgique. Cette date du 25 décembre a une valeur symbolique. En effet, en s’inspirant de Malachie 3/19 et Luc 1/78, on considérait la venue du Christ comme le lever du "Soleil de justice". La fête de Noël, fête du 25 décembre célèbre ainsi la naissance de Jésus soleil de justice.

 

La fête du 25 décembre est arrivée progressivement en Orient et en Gaulle : en 379 à Constantinople, au début du V° siècle en Gaulle, au cours du V° siècle à Jérusalem et à la fin du V° siècle en Égypte. Dans les Églises d’Orient, au IV° siècle, on célébrait, sous des formes diverses, le 6 janvier la manifestation de Dieu.

 

 

2. Histoire de Noël jusqu’à la fin du Moyen-Âge

 

L’empereur Théodose en 425 codifie officiellement les cérémonies de la fête de Noël. La fête du 25 décembre est devenue exclusivement chrétienne. Clovis est baptisé dans la nuit du 25 décembre 496. En 506, le concile d’Agde en fait un jour d’obligation. En 529, l’empereur Justinien a fait de la fête du 25 décembre un jour chômé. La messe de minuit se célèbre dès le V° siècle, avec le pontificat de Grégoire le grand. Au VII° siècle, l’usage s’établit à Rome de célébrer 3 messes : la vigile au soir du 24 décembre, la messe de l’aurore et la messe du jour le 25 décembre.

 

La fête de Noël s’est répandue progressivement en Europe. Elle a été célébrée à la fin du V° siècle en Irlande, au VII° siècle en Angleterre, au VIII° siècle en Allemagne, au IX° siècle dans les pays scandinaves, au IX° siècle et X° siècle dans les pays slaves. À partir du XII° siècle, la célébration religieuse de la fête de Noël est accompagnée de drames liturgiques, les "mystères" qui mettent en scène l’adoration des bergers ou la procession des mages. Ces drames liturgiques se jouaient primitivement dans les églises, puis sur les parvis.

 

 

3. Histoire de Noël depuis la Renaissance

 

Les crèches d’église apparaissent en Italie au XV° siècle et l’arbre de Noël en Allemagne au XVI° siècle. Puis les crèches familiales, napolitaines puis provençales, se développent a partir du XVII° siècle. Au moment de la Réforme en 1560, les protestants s’opposent à la crèche et préfèrent la tradition de l’arbre. Avec la contre réforme au XVII° siècle, les représentations des drames liturgiques sont interdites par l’Église parce qu’elles sont devenues trop profanes.

 

Au XIX° siècle, le Père-Noël apparaît aux États-Unis. Il se répand en Europe après la deuxième guerre mondiale. À partir du XIX° siècle, les organismes de charité offrent aux plus démunis le traditionnel repas. Actuellement, cette journée tend à devenir principalement un jour de l’enfant et de la famille.