Liturgie du Baptême

1°) Temps de l'accueil

  • Demande de baptême des parents

Exemple :
Nous demandons le le baptême de notre enfant pour qu'il entre dans la communauté chrétienne et apprenne à aider les autres.
Nous sommes croyants et nous voulons transmettre cette foi à notre enfant. En le faisant le baptiser, nous lui permettons de découvrir la religion chrétienne.
Nous voulons que Dieu protège notre enfant et qu'il puisse découvrir la foi en Jésus.

  • Engagement des parrains et marraines
  • Signe de croix
  • Entrée dans l'église


2°) Temps de la parole de Dieu

  • Lecture biblique (choisir un texte ci-dessus)
  • Prière commune

Refrain pour la prière commune

Exemple :

1°) Surs de ton amour et forts de notre foi Seigneur nous te prions

2°) Ô Seigneur en ce jour, écoute nos prières

3°) Entends nos prières, entends nos voix. Entends nos prières monter vers Toi

  • Litanie des saints prénoms des parents, parrain, marraine et frères et soeurs
  • Imposition des mains


3°) Temps du sacrement

  • Bénédiction de l'eau
  • Renonciation au mal et profession de foi

1ère  formule
Renoncez-vous à Satan ? J'y renonce
Renoncez-vous à toutes ses oeuvres? J'y renonce
Renoncez-vous à toutes ses séductions? J'y renonce

2nde formule
Pour vivre dans la liberté des enfants de Dieu, rejetez-vous le péché? Je le rejete
Pour échapper à l'emprise du péché, rejetez-vous ce qui conduit au mal? Je le rejete
Pour suivre Jésus, le Christ, rejetez-vous Satan qui est l'auteur du péché? Je le rejete

BAPTÊME

  • Acclamation après le baptême
  • Onction du saint chrême
  • Remise du vêtement blanc
  • Remise du cierge au parrain


4°) Temps de l'envoi

  • Notre Père
  • Bénédiction des parents et de l'assemblée

Notre Père (version du 3 décembre 2017)

La formule "Ne nous soumets pas à la tentation” remonte à 1966. 

 

En effet, avant le Concile de Vatican II (1962-1965), les catholiques disent : "Ne nous laisse pas succomber à la tentation." Or, le 29 décembre 1965, le président la Conférence des Évêques de France annonce solennellement l’adoption d’une nouvelle traduction en français du Pater.  Le 4 janvier 1966, dans un communiqué commun avec les représentants des chrétiens orthodoxes et réformés, est réaffirmée cette adoption d’une nouvelle traduction, précisant qu’elle sera commune aux trois confessions chrétiennes, dans un esprit d’unité.

Ainsi elle fait l’objet d’un consensus œcuménique, dans l’élan de Vatican II, dans le souci d’unifier la prière et de réunir les Eglises protestante, orthodoxe et catholique, autour d’une traduction commune.

Mais la formule fait débat dès le début parce qu’elle sous-entend que Dieu peut volontairement nous soumettre à quelque chose de négatif. Depuis 1966, elle choque beaucoup de chrétiens qui expriment alors leur malaise.

 

La Documentation catholique de l’époque rappelle que d’anciennes versions françaises utilisaient une traduction littérale du grec et du latin : "Ne nous induis pas en tentation", mais que le sens du verbe  "induire" n’est plus suffisamment courant pour être d’un usage clair.

Fais que nous n’entrions pas dans la tentation."

La traduction littérale du grec donne “et ne pas emporte nous dans l’épreuve.

 

On peut attirer l'attention sur deux mots :

  • emporter”, qui évoque une vague qui nous submerge.
  • épreuve”, qui est un mot beaucoup plus large que le mot latin, moins connoté. Le problème, en français, est que le mot “tentation” évoque vraiment "la petite pâtisserie en devanture qui fait vraiment envie". Il y a un côté un peu vénal. Alors que l’épreuve possède un sens existentiel plus large : c’est l’accumulation des épreuves, qui viennent de l’extérieur, qui ne viennent ni de Dieu, ni de nous. 

Finalement, "Ne nous laisse pas entrer en tentation" est retenu afin de garder la notion de déplacement géographique du verbe  grec « eisphérô » (εἰσφέρω) qui signifie littéralement "faire entrer dans", "porter dans", "faire entrer", aurait dû être traduit par "Ne nous induis pas en tentation" ou "Ne nous fais pas entrer en (dans la) tentation", ou encore "Ne nous introduis pas en tentation". 

Ne nous laisse pas entrer en tentation” se rapproche du texte grec par l’idée de mouvement, et par la symbolique d’entrée en combat contre le Mal.

L'occasion de changer de formulation est fournie par la traduction intégrale de la Bible liturgique en français, qui a mobilisé pendant 17 ans théologiens, exégètes et traducteurs. Publiée en novembre 2013, cette nouvelle Bible comporte bien la formule "et ne nous laisse pas...".  Or, pour que le "Notre Père" change à la messe, ce n'est pas la Bible qui fait foi, mais le missel romain, le livre liturgique du rite catholique. Mais, sa nouvelle traduction ne sera pas prête avant 2019. Lassés d'attendre, les évêques francophones ont pris les devants pour le seul "Notre Père". 

Ainsi, la nouvelle traduction de la sixième demande du Notre Père a été confirmée par la Congrégation pour le culte divin et la discipline des sacrements le 12 juin 2013, avec l’ensemble de la nouvelle traduction liturgique de la Bible, dont elle fait partie. Il avait été décidé que l’on attendrait la publication de la nouvelle traduction du Missel romain pour rendre effective la nouvelle formulation du Notre Père.

 

La validation de la traduction du Missel romain prenant plus de temps que prévu, les évêques de France ont décidé, à leur assemblée plénière du 28 au 31 mars 2017, d’une entrée en vigueur de la nouvelle traduction du "Notre Père" le 3 décembre 2017.