Homélie du dimanche  30 août 2020

Jésus parle de sa passion et invite ses disciples à servir les autres. Il ne faut pas gagner l'univers au point d'en perdre la vie. Regardons ceux qui gagnent l'univers au détriment de leur personne et ceux qui le font en grandissant en humanité.

 

Napoléon et les missionnaires. Napoléon à conquis une partie de l'univers. Il l'a fait en versant beaucoup de sang. Les missionnaires sont partis dans le monde entier parfois au prix de leur sang. 

 

Le djihadistes et les évangélisateurs. Certains veulent répandent leur religion par la peur. D'autres parlent de leur foi, en respectant la liberté de conscience. 

 

Les capitalistes et les bénévoles des associations. Certains capitalistes ne cherchent que la rentabilité. Les bénévoles dans les associations poursuivent un but non lucratif.

 

Choisissons le bon camp.

Amen.


Homélie du dimanche 23 août 2020

Jésus confirme Pierre comme chef des Apôtres. En 1870, il y  a 150 ans, le concile Vatican I déclarait l'infaillibilité pontificale. Examinons notre attachement au pape ? Comment lui obéissons-nous ?

 

Enseignement pontifical et sensus fidei. Le pape, lorsqu'il s'exprime solennellement, exprime la foi de l'Eglise. Il le fait toujours après avec avoir consulté les évêques et le peuple chrétien. Le dogme de l'Assomption, proclamé en 1950, s'appuie sur la tradition liturgique et les écrits des théologiens. Il faut donc tenir les deux éléments : la foi de Saint Pierre et la foi des chrétiens. 

 

Les niveaux d'enseignement du pape. Tous les enseignements n'ont pas la même valeur. Un Twit n'est pas une encyclique. Une exhortation apostolique n'est pas un dogme. Sachons aussi mettre les enseignements en perspective. Il y a des évolutions dans les paroles des papes, en particulier dans la doctrine sociale. Léon XXIII parlait encore des corporations. Le pape François évoque d'autres partenaires sociaux. 

 

Ultramontanistes et Gallicans. Deux tendances se dégagent. Les ultramontains qui mettent par dessus tout les paroles des papes. J'ai lu des tracts où l'approbation papale était mise en valeur. Les Gallicans s'intéressent aux enseignements des évêques de France. 

 

Ayons une obéissance au pape, juste et adulte.

Amen.


Homélie du dimanche 16 août 2020

L'attitude de Jésus peut surprendre : il ne se montre pas accueillant à la demande de cette femme. Pourtant cet épisode est raconté dans les évangiles pour nous instruire. Examinons la réponse de la femme et celle de Jésus.

 

Les petits chiens. La femme reprend le terme péjoratif utilisé par Jésus. Elle est pleine de modestie pour reconnaître sa condition de païenne. Ce n'est pas un droit qu'elle revendique, mais une faveur. Dans nos prières ayons la même attitude de modestie et de supplication intense.

D'où viennent les miettes ? Elles sont produites à chaque fois que nous rompons le pain. A chaque messe nous faisons ce geste. Elle contribue au salut des chrétiens que nous évoquons dans la prière eucharistique. Les bénéfices du sacrifice de Jésus bénéficie aussi aux non chrétiens que nous pouvons nommer dans la prière universelle en particulier le vendredi saint.

Nous partageons aussi la parole de Dieu. Là encore les chrétiens produisent des miettes lorsqu'ils décortiquent la Bible pour la comprendre. Alors, dans la prédication, ils peuvent toucher les cœurs des non chrétiens qui viennent, par amitié, à une célébration religieuse. Les croyants diffusent aussi le message de Jésus en petites pépites par Twitter ou sur internet.

 

Ta foi t'a sauvée. Jésus accorde, en avance, la faveur demandée. Il le fait par anticipation. Le salut ne sera donné à tous les païens qu'après la Pentecôte avec la prédication apostolique.

Marie aussi a reçu par anticipation le salut en étant préservée du péché originelle et de ses conséquences.  C'est par anticipation que nous vivons déjà de quelques miettes tombées du ciel. Nous pouvons vivre déjà dans certaines grâce du Royaume des Cieux.

 

Vivons sur terre dans la joie du ciel.

Amen.


Homélie du 15 août 2020 - Assomption

Aujourd'hui, nous fêtons dans la joie la fête de l'Assomption. Marie monte au ciel avec son âme et son corps. C'est un privilège pour elle, c'est une espérance pour nous. Pour suivre son exemple reprenons l'itinéraire de cette sainte femme depuis sa naissance jusqu'à sa glorification.

 

De l'espérance en la résurrection à l'espérance de la vie céleste. Marie a grandi dans l'espérance d'Israël. La résurrection était promise pour la fin des temps, à la résurrection des corps. Entre la mort et la parousie, les âmes des défunts demeuraient aux enfers, au shéol. Le Vierge Marie, jusqu'à la résurrection de Jésus, n'a pas espéré autre chose que cela. Elle n'envisageait pas de voir Dieu. La Bible était formelle : on ne pas voir Dieu sans mourir. Moïse, un des seuls a avoir vu le très Haut, ne l'a vue que de dos. La liturgie juive ne permettait pas de s'approcher du Seigneur : seul le grand prêtre, une fois par an, entrait dans le Saint des Saints lieu de la présence divine. Marie en tant que femme n'assistait pas à l'office synagogal et priait sur le deuxième parvis du Temple réservé au femmes.

 

Dans l'attente du ciel. Après la résurrection de Jésus, le vie chrétienne a permis à Marie d'entrer dans un nouveau monde religieux. La porte du ciel était ouverte. Jésus avait promis à ses Apôtres : je viendrai vous prendre avec et là où je suis j'y serai aussi. Marie avait accueilli avec beaucoup de joie cette parole de son fils que Jean lui avait rapporté en faisant le récit des derniers moments du Sauveur. C'est dans cette espérance qu'elle communiait à la messe. La présence de Jésus dans son cœur préfigurait la vision du Christ dans le ciel. Elle sentait la présence de son fils même s'il était encore caché pendant un temps.

 

La montée vers le ciel. La Bible ne nous dit pas comment Marie est montée au ciel. En lisant la littérature nous pouvons découvrir les conditions qui ont permis à des corps soumis à la pesanteur de quitter le plancher des vaches.

  • Elle n'est pas montée à la manière de superman. Celui-ci vole dans le ciel grâce à sa puissance, le bras tendu vers l'infini et la cape flottant au vent.
  • La Vierge a sans doute volé comme Peter Pan qui doit penser à quelque chose d'agréable pour s'élever dans les airs. Cela demande de garder son âme d'enfant. C'est l'enseignement du film "Hook" de Spielberg. Peter Pan devenu adulte met beaucoup de temps pour voler de nouveau. Il faut qu'il retrouve sa âme d'enfant enfouie sous ses responsabilités de père de famille.
  • Elle s'est élevé a la manière de Mary Popins. C'est l'humour et la joie qui permet à nurse de flotter dans les airs. Elle doit faire oublier aux enfants la lourdeur du devoir et de la bienséance pour qu'ils l'accompagnent dans cette expérience unique.

Pour aller au ciel à la suite de Marie, pensons aux bienfaits de Dieu et soyons toujours d'ans l'action de grâce. Amen.


Homélie du dimanche 9 août 2020

Après avoir multiplié les pains pour une grande foule, Jésus envoie ses disciples sur le lac pour affronter le vent et les flots. Plus tard, le seigneur marche sur les eaux. En quoi cet épisode nous parle de l'eucharistie?

 

Les disciples dans la barque. Jésus laisse ses disciples partir seul. Il prépare la séparation prochaine. Il faut qu'ils gagnent en autonomie. Ils ont fait l'expérience de la prédication, de la distribution des pains. Cette nuit là, ils sont livrés à eux-mêmes.

Jésus prie pendant ce temps là. Les disciples ne la savent pas. Même loin de nous, Jésus prie pour nous. 

 

Le fantôme. Les disciples, voyant une silhouette s'avancer vers eux, croient voir un fantôme. C'est l'étrangeté du phénomène qui leur donne une telle pensée. Personne n'est capable de marcher sur un liquide. 

Le fantôme est une personne du passé. Certains rangent Jésus dans les grands Hommes, un être du passé. Nous devons, pour rencontrer, Jésus actualiser sa parole dans nos vies.

 

La marche sur l'eau. Pour aller vers Jésus, il faut marcher sur les eaux. Pierre y arrive au début lorsqu'il s'appuie sur la parole de Jésus. A partir du moment où il regarde la mer, il s'enfonce. 

Nous devons nous aussi nous appuyer sur la parole de Dieu pour marcher sur les eaux du changements. Il y a la barque qui maintient le groupe à flot, il y a le surf individuel qui permet d'affronter les vagues. Pour aller vers Jésus, il faut passer du collectif à l'individuel. De la foi de l'Eglise qui nous soutient à la foi personnelle qui nous fait avancer vers Jésus.

 

Allons à la communion avec foi. Amen. 


Homélie du 2 dimanche août 2020

Jésus, comme d'autre prophètes, multiplie les pains pour nourrir une foule très nombreuses. Regardons les éléments de cet évangile.

 

Dans un lieu désert. C'est le lieu où Jésus se retire. Il a besoin de prendre du recul face à la menace qui pèse sur lui. Jean Baptiste a été arrêté et cela peine le Seigneur.

Les foules vont dans le désert elles aussi. C'est le lieu de la rencontre. Nous avons quitté nos maisons pour aller à la messe, nous avons quitté notre confort. Le Seigneur nous attend dans ce lieu sans protection. 

 

Levant les yeux au ciel. C'est un geste de supplication. Jésus a besoin de son Père pour faire ce signe. C'est une demande intense devant nos limites humaines. Il le fait pas pour lui mais pour les autres. 

Cette supplication est précédée d'une action de grâce pour les dons déjà. Ce n'est une revendication à la manière d'un syndicaliste. Ce n'est pas un caprice d'enfant. C'est une demande confiante. 

 

Le disciples donnèrent à la foule. Jésus sait son arrestation proche. Elle suivra de près celle de son cousin. Le Seigneur prépare l'avenir. Il veut transmettre les bons gestes à ses disciples : savoir donner aux autres, savoir partager les dons reçus. 

 

Allons dans les déserts à la rencontre de Jésus. Amen.


Homélie du dimanche 26 juillet 2020

Jésus parle toujours du Royaume. Il évoque l'attitude des hommes face à ce mystère. 

 

Au cœur du quotidien. Le royaume des Cieux n'est pas loin de nous : il est dans la vie quotidienne, dans la vie de travail. C'est le travail dans les champs, c'est l'activité commerciale. 

Pour le scout, le devoir commence à la maison. C'est là qu'on vit les préceptes de l'évangile.

 

Un trésor dans le champ. L'homme achète le champ pour obtenir le trésor. On peut penser que ce trésor n'est pas séparable de la terre. C'est le cas d'un puits ou d'une réserve de pétrole. L'achat du terrain permet d'exploiter la richesse enterrée. 

 


Homélie du dimanche 19 juillet 2020

Jésus continue de nous parler en parabole. Il nous dévoile les mystères du Royaume. Au moyen de la parabole de l'ivraie, nous comprenons les étapes de la conversion. 

 

Vivre avec le mal. Beaucoup veulent éradiquer le mal de la société. Le but est louable. La mise oeuvre, nous dit Jésus, est impossible. Les Cathares ont voulu faire cela :  ils ont choisi la vie monastiques généralisée. Simon de Montfort a combattu les Albigeois en disant : "Tuer les tous Dieu reconnaîtra les siens". Il faut apprendre à vivre dans une société imparfaite. Il savoir vivre avec nos propres défauts, comme Saint Paul avec son écharde dans la chair

Discerner. Il faut un œil avisé et expérimenté pour faire la différence entre l'ivraie et le blé. Dans le discernement, il faut être soutenu. Dieu lui même nous aide à voir nos défauts et nos péchés. Notre entourage peut aussi attirer notre attention sur telle ou telle mauvaise habitude.

Enlever. Le jardinier sait qu'il faut faire attention lors du désherbage. Il ne faut pas arracher les bonnes plantes avec les mauvaises herbes. Il faut bien isoler la plante à arracher. Lorsqu'il y a du liseron la tâche est plus difficile. Dans notre vie, le mauvais se mêle au bien. Patiemment, il faut bien isoler les parcelles mauvaises de nos actes de charité. 

Déraciner. Un vrai désherbage nécessite d'enlever les racines. Si on coupe la plante au niveau du sol, en quelques jours elle aura de nouveau poussé. Pour enlever la racine, il faut biner le sol. La conversion demande de bouleverser nos habitudes, voire notre vie. 

 

Dans la mesure du possible avec Dieu désherbons notre cœur. Amen.


Homélie du dimanche 12 juillet 2020

Jésus parle aujourd'hui en parabole. Il évoque sa prédication qui porte beaucoup de fruits dans le cœur des hommes de bonne volonté. On peut comprendre cet enseignement comme désignant des catégories de personnes : ceux qui s'engagent envers Jésus et ceux qui ne le suivent pas. On peut se dire aussi que, en chaque personne, il y a de la bonne terre et des terrains couverts de ronces. Explorons cette deuxième voie. 

 

Comprendre. Nous comprenons l'enseignement de Jésus. Nous ne comprenons pas tout le message de l'évangile. Élargissons le domaine de notre compréhension par l'étude personnelle. L' étude est peut-être un moment propice pour lire un livre à caractère religieux ou se former grâce à internet. 

 

Résolution. Chaque chrétien fait l'expérience d'être l'homme d'un moment. A chaque carême, nous constatons que nous tenons pas tous les engagements du mercredi des cendres. Patiemment, enlevons toutes les pierres qui nous empêchent de tenir nos projets. 

 

Sobriété. La richesse étouffe la parole de Dieu. En ce temps d'été nous pouvons vivre plus simplement lorsque nous partons en camping. La crise économique sera-t-elle l'occasion d'un réveil religieux ?

 

Travaillons le champ de notre cœur. Amen.


Homélie dimanche du 5 juillet 2020

Laissant de coté quelques pages de l'évangile, nous retrouvons Jésus en pleine action de grâce. Pourtant le bilan de la mission des apôtres n'est pas parfait : les miracles n'ont pas convaincu tout le monde. Rien d'inquiétant. Cela était prévu dans le plan de salut de Dieu.

 

La bienveillance de la révélation. Le jour de la naissance de Jésus, la Bonne Nouvelle a été proclamée aux petits, aux bergers. Ce récit, Jésus le connaît bien. Combien de fois Marie, sa maman, a raconté avec émotion cette histoire. L'évangile est à la portée de tous. On n'a pas besoin de faire de grandes études pour comprendre que Dieu nous aime comme un père.

La foi est-elle pour les ignorants ? La foi baisse-t-elle lorsque le niveau d'éducation augmente ? Jésus enfant a reçu la visite des bergers et aussi de savants, les mages venus d'Orient. On peut être diplômé et croyant. Pour cela il y a une condition. Il faut admettre que la science humaine n'explique pas tout. On doit faire une place au mystère. 

 

Dévoiler sa puissance. Les miracles n'ont pas convaincu la population du bord du lac. Les gens n'ont pas compris l'origine et le sens de ce pouvoir. Jésus est plus qu'un prophète, il est le Fils de Dieu. Heureusement, Jésus révèle sa vraie puissance à ses disciples. Il révèle sa puissance comme Samson a dit son secret à sa femme Dalila. Samson ouvrit son cœur, comme nous le dit la Bible. Quand Jésus se dévoile il nous ouvre son cœur.

 

Le soulagement. La charge et le fardeau ne sont pas seulement physiques. Il y a aussi la charge mentale. C'est à ce niveau que Jésus peut nous aider. Préparer un repas pour fêter l'anniversaire de son conjoint est une charge moins lourde que de cuisinier pour un patron tatillon et désagréable. La douceur de Jésus nous soulage de la lourdeur de la loi morale. 

David s'est proposé de combattre le géant Goliath. Le roi lui a donné son armure. Comme elle était lourde sur les épaules de ce jeune homme, il se dépouilla de cette charge et alla combattre la fronde à la main. Faisons comme lui en mettant notre confiance en Dieu.

 

Découvrons l'amour de Dieu pour nous. Amen.


Homélie du dimanche 28 juin 2020

Nous lisons la dernière partie du discours d'envoi en mission. Jésus parle de porter sa croix.

Que veut-il dire ? 

 

Confiance en Jésus. Les Apôtres sont invités a se séparer de leur famille. Ils ont déjà quitté leur père et leur mère le jour où ils ont suivi Jésus. Lors de leur appel, ils ont laissé leur barque ou leur comptoir de collecteur d'impôt. Même après le départ de la maison, ils arrivent aux enfants devenus adultes de demander conseil à leur parent devant une difficulté ou une situation inédite. Jésus interdit cela. Dans le doute, seul le Seigneur doit être notre refuge. Dans la pénibilité de la croix, seul Jésus est un modèle. Comment la prière m'aide-t-elle dans les difficultés de la vie ?

 

Mobiliser. L'envoi en mission n'est pas une campagne électorale ou de la propagande. On ne mobilise pas autour d'une personne. On mobilise sur un objectif. En parlant de la croix, Jésus montre que son combat contre le mal est aussi le nôtre. 

Dans Harry Potter, nous voyons le jeune sorcier mobiliser du monde autour de lui. Il le fait en rendant des services. Jésus parle des récompenses que rapporte la mission. Au contraire, Voldemort n'hésite pas à tuer pour obtenir les reliques de la mort. 

 

Humilité. Jésus veut se faire connaître de tous les hommes, les grands comme les petits. Il faut être humble pour être un vrai messager. Le messager se fait oublier devant le message. 

Harry Potter est attentif aux petits. Il traite bien Dobby, un elfe de maison. Il le libère de sa servitude. Ce dernier lui en sera éternellement reconnaissant. 

 

Soyons de bons témoins de Jésus. Amen.


Homélie du dimanche 21 juin 2020

Jésus invite à la confiance. Nous en avons besoin ces jours ci. Écoutons-le donc avec plus d'attention. 

 

Rien n'est voilé qui ne sera dévoilé. Jésus, par cette affirmation, promet de faire connaître le sens de toutes les prophéties. Il l'a fait avec les disciples d'Emmaüs en leur expliquant toute la passion annoncée à travers les écritures. Avec la nouvelle alliance, tout prend un sens et rien n'est secret.

Jésus me dévoile-t-il le sens de ma vie ?

 

Ce que je vous dis dans les ténèbres. Le temps des ténèbres est la passion. Durant toute la montée à Jérusalem, pendant toute la passion, Jésus a parlé aux Apôtres. Il a affirmé par trois fois sa résurrection. C'est le message qu'il faut diffuser pendant le temps de la lumière. 

Ai-je écouté Jésus lorsque j'étais dans les ténèbres ?

 

Ce que vous entendez dans le creux de l'oreille. Oui, Jésus a parlé au creux de l'oreille par ses confidences. Il a expliqué les paraboles aux seuls Apôtres. Il a exprimé son état d'esprit à ses amis. Tout cela est dans les évangiles. Il n'y pas de secret. 

Est-ce que je sais écouté les confidences de Jésus ?

 

Soyons attentif au message de Jésus. Amen.


Homélie du dimanche 14 juin 2020

Jésus parle de l'eucharistie après le signe de la multiplication des pains. Il évoque sa chair et son sang qui vont nourrir les croyants. Les auditeurs ont du mal à le comprendre. Que retenir de cet enseignement ?

 

Vraie nourriture. Pourquoi la viande est une vraie nourriture par rapport au pain ? Le pain est le plat du jeûne ou du désert. Les Hébreux ont mangé la manne pendant 40 ans. Lassés de cet aliment, ils ont demandé à Moïse de la viande. Dieu a envoyé des cailles venus de la mer. Oui, la viande nourrit plus, car elle contient des protéines. C'est un repas complet, un repas de fête à l'image de la poule au pot promu par Sully. Dans l'eucharistie nous avons tout ce qu'il faut pour la journée. 

 

Vraie boisson. Jésus a choqué ses auditeurs en parlant du sang. Comme vous le savez, les Juifs mangent de la viande cachère, c'est-à-dire saignée rituellement. Lors des sacrifices de communion le sang était versé sur l'autel ; il n'était pas consommé. Dans la Loi, le sang représente l'âme animal des êtres vivants. Jésus, en invitant à boire son sang, nous invite à recevoir son âme en nous, de vivre de son esprit. Cet esprit qui permet de vivre pour toujours. Le sacrifice de communion était une communion ponctuelle le temps de l'office religieux. La communion spirituelle se prolonge dans la journée au de-là de la consommation de l'hostie. 

 

Demeurer. Cette nourriture permet de vivre en Jésus et par Jésus. Jésus se donne totalement avec son corps et son âme. Ce don nous invite à nous donner totalement à Jésus. C'est un don réciproque. 

 

Entrons dans le mystère eucharistique. Amen.


Homélie du dimanche 7 juin 2020 - Trinité

Nous fêtons la Sainte Trinité qui est représentée dans plusieurs de nos églises. Aujourd'hui, c'est un discours de Jésus qui nous sert de guide pour approfondir ce mystère. Les propos de notre sauveur parle essentiellement de la mission du fils dans le monde. 

 

Dieu a donné son Fils. Par ces mots Jésus manifeste le grand amour du Père. Il donne ce qui est le plus précieux pour lui. Le Père nous donne ce qui est le meilleur pour nous aider, pour nous sauver. 

Ce don nous permet de comprendre le mystère de la Trinité qui est une communion de don. Le Père se donne au Fils et Le Fils au Père. Oui, ce don ne se fait pas sous la contrainte ni par pitié. Ce don est dans la nature de Dieu.

 

Son Fils unique. De nos jours, certains ont peur de la foi au Dieu unique. Ils y voient un Dieu qui s'impose, qui emprisonne, qui modélise. Le Fils qui nous est donné rejoint chacun dans son existence. Il est le canal qui rassemble comme les petits ruisseaux font les grandes rivières. 

Nous touchons une autre dimension de la Trinité : l'unité dans la diversité des personnes. Le Père et le Fils sont un tout en gardant leur personnalité. C'est ce que nous vivons dans le mariage. 

 

Celui qui croit en lui ne se perd pas. Voilà une affirmation forte. La foi nous permet d'aller au ciel, d'entrer dans le monde de Dieu. La foi n'est pas seulement le bon choix pour éviter la souffrance de l'enfer. La foi permet de nous réaliser. La foi est un bonne chose pour notre être. 

La foi trinitaire nous permet de réaliser notre aspiration sociale. Elle s'épanouie un peu dans l'amitié et la vie de famille. Elle se réalise totalement dans le Trinité. Quel bonheur de rencontrer, d'aimer et d'être aimé par un être parfait. 

 

Soyons fier de notre foi en la Trinité.

Amen.


Homélie du dimanche 31 mai 2020 - Pentecôte

Nous fêtons dans la joie la fête de la Pentecôte. L'Esprit Saint est donné à son Eglise. Que cela change-t-il ?

 

La mission universelle. Les Apôtres peuvent partir dans le monde entier pour parler de Jésus. Cette dispersion géographique ne sera pas une dispersion théologique. En effet, l'Esprit Saint est là pour les maintenir dans l'unité de foi. Les disciples seront en communion de pensée et de prière. 

Notre déconfinement nous maintient-il en communion de pensée ?

 

Le culte eucharistique peut commencer. La Bible ne dit pas quand les Apôtres ont célébré leur première messe. La consécration est précédée de l'épiclèse, de l'invocation de l'Esprit Saint. Pouvaient-ils l'invoquer sans l'avoir reçu ? Dans le rituel de l'ordination des prêtres, on invoque l'Esprit Saint. L'esprit nous permet de demeurer en Jésus et il permet à Jésus de demeurer en nous.

 

Bonne fête de la Pentecôte. Amen

--- Confinement sanitaire ---


Homélie du dimanche 15 mars 2020

Aujourd'hui, nous avons entendu le beau récit de la Samaritaine. Jésus creuse le désir de Dieu chez cette femme. Cet épisode se passe au puits de Jacob. Que représente le puits dans la vie chrétienne ?

 

Les sources souterraines. Jésus a détecté un désir de Dieu chez cette femme, mais un désir enfoui. Elle vient à l'heure de midi puiser de l'eau, alors que toutes les femmes préparent le repas. Elle a une vie décalée, une vie atypique. Jésus sent un cœur qui bat, comme le sourcier trouve l'eau à l'aide de baguettes. 

Cette eau souterraine, comme dans beaucoup d'endroit, vient de la montagne. C'est Dieu qui sait travailler notre cœur. Oui, à Lourdes, Bernadette a trouvée l'eau qui s'était accumulée dans la montagne et qui n'attendait qu'à jaillir.

Nous avons de l'eau vive en nous. Jésus le sait. En sommes-nous conscients ? 

 

Creuser un puits. Pour trouver l'eau, il faut creuser le sol ; celui-ci peut être plus ou moins résistant, plus ou moins solide. Jean de Florette a creusé la montagne de Provence avec de la dynamite. Moïse a juste frappé le rocher. C'est la force de la foi qui a fait la différence.

La prière vraie dont parle Jésus est celle qui touche et atteint notre profondeur. Elle va convertir ce qui est au plus profond de nous, ce que parfois nous n'osons pas regarder. Oui, Jésus parle que de religion avec cette Samaritaine. Il s'entretient aussi de sa vie privée, de son état conjugal.

 

Puiser l'eau du puits. Pour puiser l'eau, il faut un sceau. On remonte souvent, tous les jours et en petite quantité, l'eau pour la boisson et pour la toilette. C'est une tâche contraignante. La Samaritaine le sait parfaitement : elle qui rêve d'une fontaine où l'eau jaillit toute seule au cœur de la ville. Les Romains grâce aux aqueducs savaient très bien le faire. 

 

Puisons tous tous les jours l'eau de nos profondeurs.

Amen.


Homélie du dimanche 8 mars 2020

En ce deuxième dimanche de Carême, nous contemplons Jésus transfiguré sur la montagne. Cet événement est raconté dans les 3 évangiles synoptiques et évoqué aussi par saint Pierre dans une de ses lettres. Il est important de voir la gloire de Jésus pour confesser notre foi en ce temps de préparation à Pâques. Cet événement fut fugace. Dieu n'a pas voulu que Pierre plante trois tentes sur le mont Thabor. Nous, chrétiens, nous vivons une expérience plus belle et plus durable que celle de la Transfiguration.

 

La gloire pour trois ou pour tous. Pierre est enthousiaste devant la splendeur de cette manifestation. C'est une merveille qu'il n'a jamais vue, pas même dans le splendide temple de Jérusalem. Il veut immortaliser ce moment en plantant des tentes. Ce n'est pas la volonté de Dieu. La gloire n'est pas réservée à quelques figures de la première alliance, mais elle est pour tous (pour les hommes et pour les femmes, faut-il préciser en ce 8 mars). Pensons-nous avoir part à cette gloire ? Certes, nous sommes bien petits comparés à Moïse et Elie. La miséricorde de Dieu nous donne tout de même accès au royaume de gloire. 

 

Langage secret ou langage pour tous. Un élément de cette histoire qui est peu souligné et qui est peu développé, c'est la discussion entre les trois personnages : entre Jésus, Moïse et Elie. Cette conversation n'est pas audible, n'est pas compréhensible par les Apôtres. De nos jours, les prédicateurs dans leurs homélies font dialoguer les prophètes et Jésus, éclairent le nouveau testament grâce à l'ancien. Notre compréhension de la Bible est donc qu'au premier siècle de l'ère chrétienne. C'est un précieux avantage par rapport au temps de Jésus.

 

Tente ou lieu de culte en pierre. Pierre veut dresser trois tentes comme l'a fait Moïse. Il veut une nouvelle tente de la Rencontre. La tente se déplaçait avec le peuple en marche. Dieu accompagnait son peuple en chemin vers la terre promise.

Aujourd'hui, des églises sont sur toute la terre pour guider les chrétiens vers le ciel. Nous sommes invités à cheminer pour rencontrer le Seigneur. Nous l'avons fait  aujourd'hui. Faisons-le aussi les autres dimanches, même quand la messe n'est pas dans notre commune. 

Rendons grâce pour les dons que Dieu fait aux chrétiens.

Amen.


Homélie du dimanche 1er mars 2020

Nous sommes entrés dans le beau et exigeant temps du carême depuis mercredi, mercredi des cendres. Depuis ce jour là, la sobriété est de mise tant pour nos chants que pour les vêtements liturgiques. Le prêtre met une chasuble violette. Cette couleur est le mélange d'une couleur chaude, le rouge, et d'une couleur froide, le bleu. Le rouge figure le sang de notre amour. En ce temps de carême nous constatons que parfois notre amour s'est refroidi. 

 

Animaux à sang chaud. L'homme comme d'autres animaux sait garder une température constante de son corps. L'hiver, comme l'été, notre corps est à environ 37,5°. Pour arriver à ce résultat, il y a plusieurs stratégies. 

  • Produire son énergie : La nourriture nous permet de maintenir la température de notre organisme. Nous avons besoin d'un apport calorique plus important l'hiver que l'été. Pour garder la chaleur de notre amour, il faut nourrir son cœur par la lecture de la Bible qui nous dit sans cesse l'amour de Dieu pour nous.
  • Vivre en groupe comme les manchots : Les manchots en Antarctique se réchauffent en vivant regroupés. Ils forment un cercle au sein duquel ils tournent pour que, chacun à son tour, ils se retrouvent à l'intérieur du groupe.
  • Lézarder au soleil : Certains animaux profitent de la chaleur du soleil pour réguler la température de leur corps. Sachons nous exposer au soleil de Dieu par des temps d'adoration. 

Un sang de qualité. La couleur rouge du sang vient de l'oxygène qui se fixe sur les globules rouges. La respiration est donc fondamentale pour obtenir un sang rouge vif. Sachons aérer nos vies en sortant vers les autres, en sortant de nos lieux de conforts. La marche solidaire sera à cette égard tout un symbole. 

Le sang contient aussi des globules blancs qui luttent contre les infections et contre les microbes. Sachons nous aussi lutter contre les maux qui détruisent notre amour des autres. Ces globules blancs viennent de la moelle épinière, de notre colonne vertébrale. Une vie bien structurée et bien droite favorise la lutte contre les tue-l'amour.

Le sang enfin contient des plaquettes qui aident la cicatrisation. Lorsque le sang s'échappe de petites ou de grandes blessures, nous sommes en danger. Il faut stopper au plus vitre l'hémorragie. Soignons nos blessure externes et internes.

 

En ce carême que notre amour soit encore plus chaleureux.

Amen


Homélie du dimanche  23 février 2020

Jésus nous demande d'être parfait comme Dieu le Père est parfait. Il nous demande beaucoup. Comment faire pour être si généreux, pour être bon envers tous sans condition et sans restriction ?

 

Le soleil pour tous. La première image de bonté et de générosité est celle de la lumière du soleil. Il donne sa chaleur qui provient de son activité interne. Il ne cherche à être généreux, mais sa nature même fait du bien aux hommes et aux plantes. Si notre cœur est plein d'amour et de bonté, de nous-mêmes (grâce à lui) nous ferons du bien à ceux qui gravitent dans notre entourage. 

Nous le savons, le soleil brille sur tous les hommes, mais il ne brille pas en continu. En effet, la terre tourne et les hémisphères du globe sont illuminés les uns après les autres. Nous ne pouvons pas aider tout le monde en même temps.  Nous devons bien sûr passer plus de temps avec notre famille qu'avec les autres citoyens de notre commune.

Le soleil n'éclaire pas toute la terre avec la même intensité. Il y a des rayons qui arrivent verticalement à l'équateur et d'autres obliquement aux pôles. Nous rayonnons plus directement et plus fortement sur notre famille et notre milieu de travail que sur des amis sur Facebook ou des personnes que nous croisons dans la rue. 

 

La pluie pour tous. La pluie tombe du ciel, des nuages. Régulièrement, les nuées se chargent d'eau pour verser la bienfaisante humidité qui fait grandir les plantes. Jésus parle de la générosité du don qu'il faut alimenter souvent. 

Il faut aussi remarquer que la pluie ne tombe pas aussi souvent dans les zones tropicales que dans les zones arides. On ne se donne pas à tous avec la même intensité, avec la même générosité. On se donne plus à son conjoint qu' à ses enfants, à sa famille qu'à ses collègues de travail. 

Un bonne pluie n'est pas une pluie d'orage, mais une fine pluie qui pénètre lentement et doucement dans le sol sans l'abîmer. Que notre générosité soit bien mesurée aux besoins des personnes dans le temps et dans l'espace.

Les nuages se chargent au-dessus de l'océan et déversent leur eau sur le continent. En effet, la terre les oblige à monter en altitude. Alors, ils se réchauffent et ne peuvent pas garder leur humidité. Ils déversent la pluie comme un cœur qui déborde. Et ce dernier déborde en s'élevant dans le Ciel. Notre cœur est plus généreux lorsqu'il monte vers Dieu.

 

Le sort des méchants et des injustes. Jésus nous demande de prier pour les persécuteurs. Il demande - bien sûr - de prier pour leur conversion. 

Le soleil est capable de griller les plantes. Il brûle celles qui n'ont pas une grande racine pour chercher l'eau en profondeur et celles qui, contrairement au cactus, ne possèdent pas de réserve pour résister à la canicule. On ne peut  vivre dans le rayonnement d'une personne généreuse que si nous avons de la profondeur ou des réserves d'amour. 

La pluie, comme au temps du déluge, détruit en noyant ce qui est d'abord dans les bas-fonds et ce qui ne flotte pas. La générosité du système de protection sociale a pour but de détruire la violence des injustices sociales. 

 

Que notre générosité, comme celle de Jésus, désarme les pécheurs.

Amen.

 


Homélie du dimanche 16 février 2020

Jésus confirme la Loi de Moïse. Dans une société où le droit à une grande importance, il est bon d'entendre cela. Que veut dire accomplir la Loi

 

Tout se réalise. Nous remarquons que Jésus parle en premier de la réalisation de la Loi. Nous le savons la loi a plusieurs fonctions : réguler les relations entre les personnes, punir les malfaisants ou bâtir une société avec le droit constitutionnel. Dans la Loi de Moïse, il y a un aspect performatif. Dieu demande le respect des étrangers. Il exige un culte sans idolâtrie et sans sacrifice humain. La Loi limite le travail par l'instauration du sabbat et des autres jours chômés. Oui, le peuple d'Israël vivait différemment des peuples de son époque. La Loi de Moïse avait pour but de construire une cité idéale. Encore, aujourd'hui la loi morale de l'Eglise est un idéal que nous avons du mal à atteindre tant dans la vie liturgique, dans la vie sociale que dans la vie familiale. 

 

Je suis venu accomplir. Jésus, sur la croix, a dit tout est accompli. Il parlait des oracles et des prophéties anciennes, mais aussi de la Loi d'amour. Il nous a aimé jusqu'au bout. Il est venu accomplir pour montrer qu'un homme peut le faire. Lorsqu'un enfant n'arrive pas à faire une tâche, l'adulte lui montre comment faire. Cela lui redonne confiance en lui. C'est réalisable. Nous devons enseigner les commandements, pas tant par de beaux discours que par l'exemple.

Il faut aussitôt dire que Jésus est le seul a avoir accompli la Loi dans sa totalité, dans ses moindres détails. 

 

Jésus accompli encore la Loi. Jésus nous parle du temps actuel jusqu'à la disparition de la terre. De nos jours, à travers nous, il accomplit la Loi en mettant dans notre cœur l'Amour nécessaire pour observer les commandements. Il le fait à la manière des marionnettistes qui tirent les ficelles de leur pantin. Il est le pilote, assis dans la carlingue, qui dirige  l'avion vers le ciel. Laissons-le conduire. Nous, les copilotes, répondons aux ordres du chef de bord. 

 

Avec Jésus accomplissons la Loi.

Amen.


Homélie du dimanche 9 février 2020

Jésus nous dévoile ce qu'il attend de nous, ses disciples. Il faut accomplir le bien. Les paroles ne suffisent pas ; les actes sont nécessaires.  Reprenons posément les trois images utilisés par Notre Seigneur. 

 

Le sel. Autrefois, on mettait un grain de sel dans la bouche des baptisés. Ce cristal était le symbole de la sagesse. Le sel est utile pour plusieurs choses. Il servait beaucoup dans les temps anciens pour la conservation de la viande ou du poisson. 

Dans le saloir, on met d'abord une première couche de sel, puis la viande ou les morceaux de cochons. Pour conserver la viande, il faut d'abord lui proposer un matelas de protection. Pour conserver le bien, il faut commencer par accueillir les personnes. 

Du sel est aussi déposé pour couvrir la viande afin d'éviter le développement des moisissures. Pour conserver le bien, il faut empêcher les situations de pourrissement. Développons des situations saines pour tous. Ne laissons pas se développer les moisissures dans notre vie et dans celle des autres.

Nous comprenons qu'avec le saloir, il propose de la viande pour plusieurs mois. Le chrétien est celui qui aide non seulement ponctuellement, mais qui accompagne les autres sur la durée. Nous le savons : cela est exigeant. Aider ponctuellement demande moins d'effort que l'engagement sur une année. 

 

La cité. Depuis notre baptême, nous marchons vers la Cité de Dieu. Jésus nous parle d'une cité sur une montagne. Sans doute, le Sauveur pense à Jérusalem. Elle est sur une colline, mais elle est aussi entourée de collines. Sion n'est pas nichée sur la colline la plus élevée. Le chrétien doit être visible, mais pas dominateur. Il doit être un exemple qui respire la bonté, mais pas un modèle qui veut formater tous les hommes.

Regardons à présent les bâtiments de la cité. Du temps de Jésus, il y avait beaucoup de maisons d'un seul niveau, sans étage avec un toit en terrasse. A New York, il y a de nombreux gratte-ciels et c'est parfois le concours pour bâtir la tour la plus haute et la plus prestigieuse comme l'a fait Donald Trump. On doit vivre modestement sur la colline. 

Les Cathares avaient bâtis des châteaux sur des pitons rocheux comme à Montségur. Ils voulaient se défendre des attaques du  roi de France. En revanche, sur le mont Sinaï, il y a un monastère sans murailles, un bâtiment ouvert à tous. Voulons-nous être des chrétiens sur la défensive ou des croyants ouverts aux autres ?

 

La Lumière. Nous recevons la lumière le jour de notre baptême. Une cité sur une montagne n'est visible que de jour, sauf si ses maisons sont éclairées de l'intérieur. Il faut éclairer les ténèbres de notre monde. Notre espérance doit indiquer la route à nos contemporains. L'espérance est plus forte que la mort ; l'espérance est plus forte que le péché. 

 

Soyons illuminé de la foi de notre baptême.

Amen.


Homélie du dimanche 2 février 2020

Luc ne connaît pas les règles de bienséance et de politesse. Alors qu'il se tait sur l'âge de Syméon, il publie l'âge vénérable d'Anne. On ne demande jamais, on ne dévoile pas l'âge des dames. 84 ans correspond exactement à 12 fois 7 : la plénitude de la perfection. L'évangéliste nous montre une vieillesse heureuse. C'est ce que nous souhaitons tous vivre. Regardons les deux exemples que nous propose l'Ecriture. 

 

Attendre dans l'Esprit Saint. Les grands-parents attendent avec impatience la visite de leurs enfants et petits-enfants. Ils vivent plus ou moins facilement d'absence de leur descendance. Syméon vit une attende habité. L'Esprit Saint est sur lui. Vivre en communion avec nos absents et nos disparus est une chose à cultiver. Nous comprenons que l'attente du vieillard est nourrie par l'image qu'il s'est faite du Messie d'Israël, du Sauveur promis par Dieu. 

L'Esprit Saint a sûrement creusé en cet homme religieux le désir du salut. Attendre, c'est se disposer à accueillir. La vie de ce croyant était entièrement tournée vers la rencontre avec le Messie. Que nos activités (ménage, gym, loisir, ...) soient une préparation pour mieux accueillir les autres.

 

Voir les germes du salut. Cette page d'évangile est inondée de joie. On la sent dans la manière de recevoir l'enfant dans les bras. On le comprend dans la proclamation tout azimut de la naissance de Jésus par Anne. Pourtant, ce n'est qu'un enfant qu'ils voient et pour eux le monde est déjà sauvé. Ce regard est bien différent de celui de Zacharie qui n'a pas cru aux paroles l'ange. Dans sa théologie, le salut ne pouvait pas venir d'un enfant. 

Sachons regarder les germes de salut et d'espérance qui existent dans notre monde. Sachons nous réjouir des bienfaits futurs, même si on ne le verra pas. Syméon et Anne sont morts avant le ministère public de Jésus, avant les premiers miracles du Sauveur. Et pourtant, la joie et l'espérance étaient dans leur cœur. Il ne vivaient pas dans la morosité. 

 

Transmettre la sagesse. Syméon livre un précieux message à Marie et Joseph. Cet enfant sera un élément positif, mais pas pour tous. Syméon annonce la réaction négative d'Hérode à cette naissance et aussi le drame de la croix. Les malheurs annoncés ne sont pas déclarés catastrophiques, mais sont présentés comme un chemin de salut. Syméon invite à l'endurance. Le salut ne se fera pas sans effort. Comment parlons-nous de l'avenir autour de nous ? Présentons-nous le déclin de l'humanité ou parlons-nous des transformations douloureuses de notre monde ?

 

Je souhaite à tous une vieillesse heureuse.

Amen.


Homélie du dimanche 26 janvier 2020

Nous reprenons notre lecture de l'évangile de Mathieu après avoir entendu un passage de saint Jean. Nous suivons de cette façon la chronologie de la vie de notre Seigneur. Nous le retrouvons au début de son ministère. Comme Jean Baptiste, il annonce le Royaume et invite à la conversion. Que veut dire le Royaume est proche ?

 

Proximité chronologique. Nous comprenons spontanément que le Royaume est plus imminent avec Jésus qu'avec Jean Baptiste. Le Sauveur des hommes en accomplit les signes avec, entre autres, les guérisons des malades. Ce royaume n'a pas de date de fondation. Il n'y a pas de prise de pouvoir, de coup d'Etat ou de proclamation d'une constitution. On sait quand a commencé la 5ème République ; on ne peut pas dire quand commence le Royaume. Le royaume est un mûrissement qui est toujours en cours. Le royaume est encore à construire. Il doit mûrir dans notre cœur. 

 

Proximité géographique. Aujourd'hui on parle beaucoup de proximité géographique de l'Etat. On déplore souvent, malgré les facilités de transport, l'éloignement des services publiques. Avec Jésus, il y a un changement géographique de la prédication. Jean Baptiste était en Judée, le seigneur s'installe en Galilée. Il a besoin, pour que sa parole soit diffusée dans le monde entier, de prédicateurs. C'est pourquoi il appelle 4 disciples et futurs Apôtres. Sommes-nous spectateurs ou acteurs du Royaume ?

 

Proximité personnelle. Certains reprochent aux dirigeants d'être loin du peuple. Tous les moyens de communication et tous les déplacements n'empêchent pas ce sentiment d'éloignement. Rencontrer une personne ne nous la rend pas automatiquement proche. Il faut établir des relations amicales - voire familiales - pour cela. André, nous raconte saint Jean, a passé une après midi avec Jésus lorsqu'il était en Judée. Il est devenu plus familier du Sauveur. Et nous, rencontrons-nous tous les jours Jésus ?

 

Rendons le Royaume proche de nos vies.

Amen.


Homélie du dimanche 19 janvier 2020

Nous  avançons dans la découverte de la vie de Jésus. Après le baptême de Jésus, nous entendons le témoignage de Jean le Baptiste. Il a été au premier plan de ce grand événement. Il en parle comme témoin. Il affirme que Jésus est le Fils de Dieu. 

 

Le seul témoin. Jean-Baptiste est apparemment le seul a avoir vu la colombe descendre sur Jésus. Comme lors des apparitions de la Vierge Marie, même si elles sont publique, tout le monde ne voit pas la mère de Dieu. A Pontmain, des enfants ont vu Marie dans le ciel étoilé, mais pas le curé ni la religieuse. Ce n'est pas une question de sainteté, mais un choix de la part de Dieu. Un témoin suffit pour annoncer la bonne nouvelle du Royaume. Sachons écouter les témoins d'aujourd'hui.

 

L'Esprit Saint qui demeure sur le Fils. Rempli de l'amour du Père, Jésus est couvert par l'Esprit Saint. Celui-ci est un intermédiaire entre le Père et le Fils. Le Fils peut recevoir beaucoup d'amour, mais sa condition humaine limite son ouverture au don de Dieu. Pour remplir une bouteille par un goulot étroit et afin de ne pas verser de l'eau à coté, on utilise un entonnoir qui canalise l'eau vers la panse de la bouteille. L'Esprit Saint peut remplir le cœur de Jésus en focalisant les bienfaits dans le petit cœur humain de Jésus. Il faut rester longtemps en présence de Dieu pour recueillir une peu de bienfait du Père.

Dieu accompagne son Fils tout au long de sa vie. Il ne cesse de verser l'eau de ses bienfaits par le truchement de l'Esprit Saint dans le cœur de Jésus jusqu'à ce qu'il déborde sur les hommes. Il accueillir le don de Dieu, pas seulement pour soi, mais aussi pour en avoir suffisamment pour le partager aux autres.

 

Prenons le temps de recevoir les dons de Dieu. Amen.


Homélie du dimanche 12 janvier 2020

Nous terminons ce temps de Noël par la fête du baptême du Seigneur. C'est un événement important dans la vie de Jésus, car il débute la vie publique du Sauveur du monde. Dieu le Père lui manifeste son amour. Pourquoi cela ?

 

L'amour qui guide sa mission. A 12 ans, Jésus avait compris qu'il était le Fils de Dieu. En restant dans le Temple, il voulait être aux affaires de son Père. Cette obéissance était proche du serviteur. C'était la soumission d'un enfant vis-à-vis d'une grande personne. A l'âge adulte, il obéit en connaissance de cause, avec discernement. Il sait qu'en recevant le baptême il fait un acte de justice. Sa position est différente de celle de Jean-Baptiste. C'est donc une décision personnelle.

 

Recevoir l'amour de Dieu. Le Père déverse son amour en son Fils. Il remplit son cœur de tendresse comme on peut remplir un récipient, où on peut y mettre des pierres de différentes tailles : des cailloux, des graviers et du sable. L'amour de Dieu se manifeste de manière différente suivant les circonstances : il se donne parfois en abondance, comme lors du baptême, ou de manière plus ténue au quotidien. 

Pour bien remplir le récipient, on peut encore y verser de l'eau qui s'infiltre dans tous les interstices entre les pierres et les graviers. C'est l'amour unificateur qui inonde notre vie de son rayonnement. 

 

L'amour qui grandit en nous. Aujourd'hui, le Père manifeste son amour envers Jésus. Dans quelques années, il le fera de nouveau, lors de la Transfiguration. Jésus grandit dans l'amour de Dieu tout au long de son ministère. Son Père pourra verser encore plus d'amour dans son cœur.

Grandissons dans l'amour de Dieu.

Amen.


Homélie du dimanche 5  janvier 2020 (Épiphanie]

Aujourd'hui, nous fêtons dans la joie la première épiphanie du Seigneur. Elle sera suivie de celle de son baptême et du signe de Cana. Nous sommes heureux, car cette fête montre l'universalité de l'évangile : des mages venus d'Orient se rendent à la maison de Bethléem pour voir Jésus, le sauveur du monde. C'est une vison idyllique de la vie internationale dans un monde très agité. Quelle espérance cette fête nous apporte-t-elle ?

 

Un diffusion mondiale de l'évangile. La venue des mages annonce la diffusion de l'évangile à tous les peuples. Cette diffusion s'est faite en plusieurs étapes. On peut noter, entre autres, la première annonce autour du bassin méditerranéen occupé par les Romains et dans les zones d'influence grecque comme l'Inde. Après l'évangélisation des Barbares, l'évangile s'est répandu aussi en Europe centrale au cours du Moyen Age. Les découvertes du 16ème siècle ont permis aux missionnaires de suivre les explorateurs et les conquérants, principalement aux Amériques et en Asie. L'Afrique a reçu l'évangile en profondeur au cours du 19ème siècle, au temps des colonies. Cette diffusion a été parfois présentée comme une preuve de la vérité de notre foi. De nos jours, les choses sont plus complexes. Les communautés évangélistes font de la concurrence au catholicisme. L'islam revendique la même universalité, se présentant comme la religion du premier homme Adam. Il est opportun de se poser cette question : comment vivons-nous cette réalité ? Avons-nous peur d'être dépassé par les autres croyants ? Sommes-nous blessés dans notre fierté de chrétien ? L'humble Jésus de Bethléem nous dit que nous sommes pas chrétiens pour avoir le pouvoir, pour dominer le monde. 

 

Un christianisme vraiment mondial. Le pape François est venu du bout du monde. Il fait évoluer l'Eglise est la décentrant de l'Europe. Les nouveaux cardinaux sont choisis dans le monde entier. Il n'a nommé aucun Français. Il voyage dans les périphéries géographiques, là où aucun pape n'est allé. Il n'est pas encore venu en France. Et moi, comment ma foi est elle mondiale ? Ma vie de prière est-elle internationale ou franco-française ? Comment je m'informe de la vie des autres Eglises ?

 

Mondialisation, migration et évangélisation. De nos jours, les voyages sont accessibles au plus grand nombre. Les personnes étrangères ne vivent pas exclusivement derrière les frontières de l'hexagone. C'est un des faits de la mondialisation et des courants migratoires. C'est sans aucun doute préjudiciable pour notre porte monnaie. C'est aussi un facteur positif pour l'évangélisation. Il est plus facile pour un Marocain ou un Irakien de devenir chrétien en France que chez eux, dans un pays à majorité musulmane. Le chrétien ne doit-il pas, au nom de l'évangile, être favorable aux migrations ? A la suite des martyres qui ont payé de leur sang la diffusion de l'évangile, est-on prêt à payer de quelques euros l'évangélisation des migrants ? Après l'évangélisation des Barbares par Saint Rémi et les chrétiens de son époque, avons-nous peur de convertir les étrangers qui viennent chez nous ? Croyons nous encore à la force de notre foi ? 

Comme Marie, accueillons les étrangers qui suivent leur étoile.

Amen.