Homélie du 27 décembre 2015

La sainte famille est un exemple pour toutes les familles. L'épisode que nous venons d'entendre est particulier. Il ne s'agit pas de le reproduire ; il nous dit que l'éducation des enfants est une chose ni facile ni simple depuis tous les temps. 

 

"Pourquoi me cherchiez-vous ?" Il est difficile de qualifier le comportement de Jésus. On ne peut pas dire qu'il a commis une faute, car il est sans péché. On ne pas dire non plus qu'il n'a pas fait de mal à ses parents, inquiets de ne pas le trouver sur le chemin du retour. Il y a là un mystère qu'on n'arrive pas à comprendre totalement. Jésus prend son autonomie et il veut s'instruire auprès des grandes autorités religieuses. Apparemment, comme certains parents, Marie et Joseph n'ont pas vu leur enfant grandir, n'ont pas réalisé qu'il était capable de se débrouiller tout seul. 

Tous les parents cherchent un équilibre entre protection et autonomie pour leurs enfants. Il ne faut pas les livrer à eux-même. Il ne faut pas non plus les brider dans leurs légitimes aspirations.

 

"Ton père et moi". Regardons comment Marie reprend avec délicatesse Jésus.

Dans cette scène de l'évangile, Joseph ne parle pas. Seule Marie interroge Jésus. Ils se sont sûrement mis d'accord sur la manière de comprendre les choses et d'en parler avec leur enfant perdu. Dans la vie de famille, il est important que les parents parlent d'une seule voie en matière d'éducation. 

Marie ne se laisse pas emporter pas ses sentiments. Dans son interrogation, on ne ressent pas toute l'inquiétude et toute la perplexité de la mère qui a cherché pendant deux jours son fils unique. Posément, elle elle demande des comptes à son divin fils. Demandons lui de nous aider à ne pas nous emporter lorsque les enfants ne font pas ce qu'on attend d'eux.

Marie ne critique pas le comportement de son fils. Marie demande une explication à son fils de 12 ans. Elle adapte son attitude à son âge. Trop punir n'est pas bon. Trop négocier n'est pas bon non plus. Dans notre société du compromis, l'autorité s'exerce avec douceur et fermeté. Elle ne s'exerce plus comme autrefois, du temps du pater familias, mais elle existe toujours. Ce n'est pas l'autorité de la crainte, une autorité qui se gagne, dans le respect de chacun. 

 

"Le fils unique". Jésus est le fils unique de Marie et de Joseph. Il n'est pas pour autant l'enfant roi, car il est soumis à ses parents. Apparemment, ils savaient le confier au voisinage, car ils pensent qu'il a fait le voyage de retour avec eux. L'éducation des enfants se fait toujours à plusieurs, avec les autres enfants de la fratrie ou de leurs âges, avec l'école, avec la paroisse ou avec la culture de l'époque. 

Il faut trouver un équilibre entre une maîtrise parentale de l'éducation et la confiance à notre monde, à notre société. On peut risquer d'être protecteur en présentant avec excès les dérives de notre société. 

N'oublions pas que Jésus a été élevé dans une société multiculturelle. Les Romains, païens, occupent un pays à majorité juive. Les publicains collaborent avec l'occupant. La langue du commerce et celle de l'évangile est le grec. En matière religieuse, il y a des courants assez forts, comme les Samaritains, les pharisiens ou les sadducéens. Peu de temps après sa naissance, il y eu le massacre des saints innocents. On trouvait déjà de son temps les ingrédients de notre temps. 

 

Que la sainte famille nous aide dans l'éducation de la jeunesse.

Amen. 

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Homélie de Noël 2015

A quelques jours de Noël, regardons Marie qui a su attendre la naissance de son fils dans la foi et dans la joie partagée.

 

"Marie porte le Serviteur de tous"Marie a eu tout de suite conscience de son rôle de mère du sauveur : il est le fils du Très Haut qui fait miséricorde ; il est celui qui siégera sur le trône de David au service du peuple d'Israël. Marie a compris l'annonce de la maternité d'Elisabeth comme un appel à servir sa cousine. Elle prépare le chemin du Seigneur et prenant le chemin du service avec empressement. Elle reste, comme elle l'a dit, la servante du Seigneur en servant son prochain.

Sa foi, qui lui a permis d'accueillir sa mission, se met en oeuvre dans la maison de Zacharie. Jésus pousse sa mère à rompre l'isolement de sa cousine dont le mari ne parle plus. La vraie religion doit nous aider à servir et pas à nous replier sur nous.

 

"Marie porte le Verbe fait chair". Le Verbe de Dieu est porté dans le sein de Marie. C'est avec lui qu'elle salue sa cousine Elisabeth : une salutation qui réjouit et  qui apporte le bonheur. Elle salue la mère de Jean-Baptiste, elle salue l'oeuvre de Dieu. En effet, c'est bien l'enfant du miracle qui réagit à la salutation. C'est lui qui est bouleversé comme la servante du Seigneur l'a été quelques temps auparavant. 

Cette salutation n'est pas une formule de politesse, elle est comme une prière qui permet à la cousine de recevoir l'Esprit Saint. Celui qui a couvert Marie de son ombre est partagé par la sainte femme pour apporter la joie dans le monde. 

 

"Marie porte la bénédiction". Dans la maison du prêtre puni pour son incrédulité, Marie apporte le fruit béni de ses entrailles. C'est le fruit de son ventre, mais tout autant de sa foi et de son amour. De ce fait, la bénédiction promise à Abraham est accomplie par Marie. 

 

Portons Jésus dans notre cœur pour l'apporter aux autres.

Amen.

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Homélie du 20 décembre 2015

A quelques jours de Noël, regardons Marie qui a su attendre la naissance de son fils dans la foi et dans la joie partagée.

 

"Marie porte le Serviteur de tous"Marie a eu tout de suite conscience de son rôle de mère du sauveur : il est le fils du Très Haut qui fait miséricorde ; il est celui qui siégera sur le trône de David au service du peuple d'Israël. Marie a compris l'annonce de la maternité d'Elisabeth comme un appel à servir sa cousine. Elle prépare le chemin du Seigneur et prenant le chemin du service avec empressement. Elle reste, comme elle l'a dit, la servante du Seigneur en servant son prochain.

Sa foi, qui lui a permis d'accueillir sa mission, se met en oeuvre dans la maison de Zacharie. Jésus pousse sa mère à rompre l'isolement de sa cousine dont le mari ne parle plus. La vraie religion doit nous aider à servir et pas à nous replier sur nous.

 

"Marie porte le Verbe fait chair". Le Verbe de Dieu est porté dans le sein de Marie. C'est avec lui qu'elle salue sa cousine Elisabeth : une salutation qui réjouit et  qui apporte le bonheur. Elle salue la mère de Jean-Baptiste, elle salue l'oeuvre de Dieu. En effet, c'est bien l'enfant du miracle qui réagit à la salutation. C'est lui qui est bouleversé comme la servante du Seigneur l'a été quelques temps auparavant. 

Cette salutation n'est pas une formule de politesse, elle est comme une prière qui permet à la cousine de recevoir l'Esprit Saint. Celui qui a couvert Marie de son ombre est partagé par la sainte femme pour apporter la joie dans le monde. 

 

"Marie porte la bénédiction". Dans la maison du prêtre puni pour son incrédulité, Marie apporte le fruit béni de ses entrailles. C'est le fruit de son ventre, mais tout autant de sa foi et de son amour. De ce fait, la bénédiction promise à Abraham est accomplie par Marie. 

 

Portons Jésus dans notre cœur pour l'apporter aux autres.

Amen.

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Homélie du 13 décembre 2015

Après avoir entendu parler de Jean-Baptiste, dimanche dernier, nous voyons aujourd'hui l'attitude de ces auditeurs : la foule, les soldats et des publicains, puis le peuple. 

 

"Que devons-nous faire ?" La foule, comme les soldats et les publicains, pose cette belle question à Jésus. Ayant vécu l'expérience de la miséricorde par le baptême, ils veulent agir pour montrer leur volonté de changer de vie. Ils ont compris que le baptême de Jean-Baptiste, célébré dans le Jourdain, c'est-à-dire : à la frontière entre les pays païens et la terre promise, la terre sainte, indiquait que le baptême devait déboucher sur une nouvelle vie. 

C'est le sens de ce ce que avons fait au début de cette pour marquer le début de l'année de la miséricorde. Nous avons solennellement franchit la porte pour montrer notre volonté de faire miséricorde. Nous sommes invités par le pape à faire des gestes de miséricorde, comme le partage ou la consolation. Ces petits gestes vont changer notre vie et nous l'espérons la vie de tous. C'est l'effet papillon dont on parle beaucoup à la COP 21. Si chacun fait un geste pour la planète, elle s'en portera mieux et nous pourrons mieux respirer.

 

"Le blé et la paille." Jean-Baptiste termine son discours par un avertissement : la paille sera brûlée et le blé ramasser dans le grenier. La paille de la futilité est séparée du grain de la fécondité. La paille de légèreté est détachée du grain des bonnes actions. Accueillons les fruits de l'Esprit : bienveillance, compassion, partage, miséricorde....

 

"Le peuple était en attente." Le peuple est différent de la foule, car il est organisé. L'attente des peuples se traduit dans un projet commun, discuté et élaboré ensemble, comme l'accord final de la COP21 ou comme l'attente d'un nouvel enfant qui est à la fois le projet des parents et des enfants. 

Jésus répond à l'attente du peuple, comme la clef de voûte, en architecture gothique, offre la solution tant attendue. Le passage du Roman au gothique a permis d'ouvrir largement les murs des églises et de les ornés d'admirable vitraux. La clef de voûte est la pierre qui permet aux piliers de tenir entre eux et de soutenir le toit de l'église. Le poids ne reposant plus sur les murs mais sur les piliers, on peut ouvrir l'église sur le monde. Que le christ soit la clé de voûte de notre vie; qu'il soutienne les quatre piliers de notre existence et nous aide à nous ouvrir sur les autres. 

 

Entrons joyeusement dans l'année saint de la miséricorde.

Amen. 

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Homélie du 6 décembre 2015

Autrefois, Jean-Baptiste préparait le peuple à accueillir Jésus par le baptême de conversion. Il était celui qui demandait de préparer le chemin du Seigneur. Comment cette ouvre de travaux publics explique notre vie chrétienne ?

 

"Rendez droits ses sentiers". Nous sommes invités à avoir, en tant que chrétiens, une vie droite. Nous devons suivre le chemin de la justice qui ne penche ni d'un bord ni de l'autre.  Cette ligne droite permet aussi de voir loin, de voir le salut de Dieu. Le chemin droit est donc un chemin d'espérance. C'est très confortable de rouler sur une ligne droite car la visibilité est bonne. On peut voir le terme du chemin, ce qui est encourageant.

La ligne droite est la plus courte. Elle passe par des descentes et des montées. Rendre droit les sentiers, c'est vouloir affronter les obstacles, les collines et ne pas louvoyer entre elles. La route de Lorient à Morlaix est désormais bien droite et évite toutes les villes et tous les villages. Elle passe dans des zones non habitées : un chemin à travers le désert où la parole de Dieu s'est manifestée. Elle passe loin des lieux de pouvoir comme Jean-Baptiste qui vivait dans le désert  loin de l'empereur Tibère, du roi Philippe ou du grand prêtre Hanne.

 

"Tout ravin sera comblé, toute montagne et toute colline seront abaissées". Pour que cette route devienne droite, rectiligne, il faut entreprendre des grands travaux. Il faut combler les ravins. Plus de manque d'amour et de foi dans nos vies, plus de manque de respect et de solidarité dans nos existences. Nous sommes appelés à combler tous nos manques en accueillant le salut de Dieu. Le ravin ne sera pas comblé par nos propres forces seules, comme on ne comble pas les ravins à la pelle. Il faut pour cela des machines et une entreprise de travaux publics. Les sacrements de l'amour et de la miséricorde de Dieu sont utiles dans ce cas-là. Ils nous sortent de nos ornières, de nos bas-fonds, de notre trou, de notre désespoir.

Les collines sur lesquelles certains aiment se tenir seront abaissées. Plus de domination des autres, plus de piédestal pour les puissants, plus d'orgueil pour les suffisants. Il faut trouver une vie plus modeste, plus sobre et plus écologique.

 

"Tout être vivant verra le salut de Dieu". Ces travaux permettent au salut d'arriver jusqu'à nous et que nous marchions vers le salut. L'avènement de Jésus a été une rencontre entre deux mondes : celle-ci s'est passée sur une frontière, le Jourdain. Cette rencontre a été une invitation à entrer en terre promise, en terre sainte, en présence de Dieu. 

Ce chemin nous le parcourons pour aller vers Dieu. Il est ouvert à tous. Par ces travaux, nous facilitons la marche des hommes vers Dieu, nous permettons à tous de voir le salut de Dieu dans nos vies. Abaissons les collines et les montagnes qui séparent les habitants des différentes vallées. Comblons les ravins pour rassembler tous les hommes sur la même route, sur le même chemin. Le chemin du Seigneur est unique, car Dieu est unique. Tous les hommes sont invités à y marcher sans craindre de se fouler les chevilles.

 

Préparons le chemin du Seigneur pour tous les hommes.

Amen.

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Homélie du 29 novembre 2015

L'Avent est le temps liturgique qui nous fait contempler et attendre l'avènement de Jésus. Il y a celui des temps passés, que nous fêterons à Noël, la naissance de Jésus, et aussi, celui que nous attendons tous dans la foi, l'avènement à la fin des temps, à la parousie.

Comment nous préparer à ce temps qui sera accompagné par les catastrophes annoncées par Jésus ?

 

"Priez en tout temps". Jésus donne ce conseil, car il est un homme de prière. Il priait en tout temps : au jardin de Gethsémani, sur la montagne de la transfiguration, dans les eaux du Jourdain après son baptême, au retour de mission de ses disciples, dans les synagogues. Il ne priait pas seulement dans le besoin ou dans la détresse, mais aussi dans la joie, dans l'action de grâce. Il priait tous les jours. Vous embrassez ou vous faites un câlin à vos parents, pas seulement dans les moments de tristesse, mais tous les jours pour leur dire tout simplement : je t'aime.

 

"Ainsi vous aurez la force d'échapper à tout ce qui doit arriver...". Cette prière nous aide à être fort comme Jésus a prié avant les cataclysmes de sa passion. Grâce à cette prière, il n'a pas eu peur, car il savait que Dieu l'aimait. Il a même pu consoler ses disciples. Il n'a pas été paralysé par la peur et a pu porter sa croix jusqu'au bout.

Il a été fort pour résister à la tentation de la facilité de demander aux anges de le libérer. Dans une société où la nourriture et les autres biens sont abondants, savons-nous résister à la tentation de tout vouloir acheter ? De manger trop abondamment ou trop gras ou sucré ? Savons-nous résister à la tentation d'acheter les produits de dernier cri, alors que notre ordinateur, notre téléphone marche encore très bien.

Jésus a été fort pour échapper au filet, comme le papillon qui échappe à l'épuisette. Si le papillon est trop absorber à butiner sa fleur, il risque de se faire attraper et d'agrandir la collection du biologiste. Heureusement, il peut se défendre grâce à sa vision panoramique. alors nous aussi ayons une vision large, pas seulement tournée vers la terre, mais aussi vers nos voisins et vers le ciel. Jésus s'est tourné vers le ciel avant de mourir et il a pu échapper à la prison du tombeau en ressuscitant d'entre les morts.

 

"...et de vous tenir debout devant le fils de l'homme". Celui qui a bien travaillé, même s'il n'a pas la meilleure note de la classe, se tient debout. Il sait qu'on ne peut rien lui reprocher. Il peut présenter sans crainte son carnet de note. Il est debout, fier de ses résultats, sans être arrogant, car la modestie est dans son cœur. Il n'a pas peur du jugement de ses parents et de son professeur. 

Le pompier qui revient d'une intervention se tient debout, car il a tout fait pour rendre service à ses compatriotes. Il n'a pas eu peur d'affronter les dangers ou les blessures de ses concitoyens. Il est debout, comme - vendredi matin - tous les serviteurs de l'Etat, lors de l'hommage rendu aux victimes des attentats, se tenaient debout aux Invalides. Que cet esprit de service et de courage soit dans notre cœur.

 

Apprenons à tenir debout.

Amen. 

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Homélie du 22 novembre 2015

En cette fête du Christ Roi, nous avons entendu une partie du procès de Jésus devant Pilate. Nous y contemplons le roi dans son humilité, mais aussi comme le législateur qui accompli la Loi de l'amour. 

 

"Le dis-tu de toi-même." Jésus ne se défend pas en prouvant son innocence. Il cherche à faire réfléchir en posant des question, comme le faisaient les rabbins ou les philosophes. Il veut dialoguer avec l'homme en le mettant devant sa conscience morale, devant ses convictions. Pilate reste dans sa fonction attendant une réponse positive ou négative, attendant un aveu qui puisse servir de motif de condamnation. C'est pourquoi il dit  : "Est-ce que je suis juif, moi ?" Il ne veut pas se poser la question : il fait son métier de juge d'instruction.

Et nous, dans notre métier ou dans notre responsabilité, écoutons-nous notre conscience ? 

 

"Mon royaume n'est pas de ce monde." Pour bien expliquer à Pilate que son royaume n'est pas de ce monde, Jésus dit que les anges ne sont pas venus combattre pour lui. Lors de son arrestation, il a demandé à Pierre de rengainer son épée, d'être non-violent. Il avait demandé aux apôtres de ne pas agir comme les puissants, de ne pas faire sentir sa puissance.

Dans l'exercice de l'autorité, faisons-nous usage de la violence physique ou psychologique ? Savons-nous accepter les inconvénients du service des autres ?

 

"Un Royaume de vie et de vérité." Le Royaume de vérité est composé de ses disciples, de ceux qui écoutent sa voix. Comme un bon pasteur, il les guide vers les frais pâturages. Ce chemin de la vérité est celui qui mène à la vie. C'est ce qu'il a dit à ses disciples lors du dernier repas avec eux. Cette vérité n'est pas un discours tout fait qu'on apprend par cœur. C'est un chemin de connaissance mutuel où nous apprenons à nous connaître et nous reconnaître comme enfant de Dieu.

Cherchons-nous à imposer nos idées ? Voulons-nous imposer notre morale à tous ?

 

Entrons dans le Royaume de Jésus.

Amen. 

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Homélie du 15 novembre 2015

Sûrement, nous sommes sensibles aux lectures de ce dimanche, qui nous parlent de temps de détresse. Daniel nous dit que "ce sera un temps de détresse comme il n'y en a jamais eu depuis que les nations existent." Jésus évoque aussi des temps sombres : " En ces temps-là, après une terrible détresse, le soleil s'obscurcira. "

Que nous dit la Parole pour affronter ce temps terrifiant ?

 

"Vous savez que l'été est proche." Jésus nous parle de l'apparition des premiers bourgeons dans les figuiers. Sa venue est comme celle de l'été après un hiver. Certains hivers sont rigoureux, éprouvant les plantes, les animaux et les hommes. Les nuits sont longues. C'est l'espérance de jours meilleurs qui nous aide à passer les hivers difficiles. La détresse, comme le cycle des saisons, est passage du cycle de la vie. Jésus ne parle de déclin, de catastrophes de plus en plus grandes. Après le temps de détresse, viendra le temps de sa venue. Cette espérance a soutenu les martyrs des premiers siècles lors des persécutions dans l'Empire romain. Cette espérance a soutenu les soldats de la première mondiale, qui a fait des millions de morts, dont nous avons fait mémoire mercredi dernier.

 

"Mes paroles ne passeront pas." Le message de Jésus, message de paix et de fraternité, est toujours d'actualité. Les folies meurtrières ne peuvent pas détruire le message de l'évangile. Dieu construit la paix a travers les conflits de ce monde comme il l'a bâti à travers la passion de Jésus. Le Christ est en agonie jusqu'à la fin du monde a dit Pascal pour faire triompher la résurrection à la fin des temps. Toutes les promesses de Dieu se réaliseront : Heureux ceux qui pleurent ; ils seront consolés. 

La parole de Dieu ne passera pas, car Dieu est fidèle à ses promesses. J'espère que cette parole de Dieu ne passera pas de nos cœurs. Elle est un soutien dans les détresses comme l'amour qui aide les familles à affronter les difficultés de la vie.

 

"Les uns pour la vie éternelle, les autres pour  la honte et la déchéance éternelles." La fin des temps, après l'épreuve de la détresse, sera le temps de la récompense. Il y aura un grand rassemblement des élus de l'extrémité de la terre à l'extrémité du ciel. Alors seulement triomphera la justice. L' archange Michel veillera sur son peuple.

Tenons jusqu'au bout dans l'épreuve. Vivons dans l'espérance.

Amen.

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Homélie du 8 novembre 2015

JÉSUS donne en exemple une pauvre veuve. Devons nous aussi tout donner à l' Eglise ?

 

Une pauvre veuve. A l'époque de Jésus, les veuves ne recevaient pas de pension de l'Etat. Elles vivaient de leur fortune ; mais bien souvent elles vivaient de la charité publique organisée par les scribes. La veuve de l'évangile donne de ce qu'elle reçoit de la générosité des fidèles. Elle ne considère pas cette petite ressource comme un dû. Elle participe malgré ses maigres ressources à la vie religieuse. Elle a le courage et la simplicité de se mettre dans la file pour donner deux piécettes, après les riches qui font sonner leur pièces d'argent ou d'or dans le tronc du Temple. Tout le monde peut prendre part à la vie de l'Eglise, les riches comme les pauvres. Même si le trésorier n'est pas heureux, les petites pièces, même de 1 centime, sont toujours les bienvenues.

 

Elle mit deux piécettes dans le tronc du Temple. Elle participe à l'oeuvre collective de toute la nation. Cette offrande fait parti du trésor national. C'est comme un beau bouquet de fleurs avec des fleurs de plusieurs tailles. Chacune a son rôle et chacune a sa place. 

Jésus admire cette veuve, car il y voit un soutien pour son oeuvre de rédempteur. Comme cette femme, il va devoir tout donner pour le salut de son peuple. Il va œuvrer au salut national. 

Devons-nous aussi tout donner aux associations qui nous sollicitent souvent ? Jésus regarde la manière de donner. Il faut le faire avec le sourire et la générosité du cœur. Par amour, on peut parfois refuser de donner à nos enfants. Alors, ne nous énervons pas lorsque pour la centième fois une lettre de sollicitation arrive dans notre boite aux lettres. Avec le sourire, sachons dire non. 

Apprenons à donner.

Amen

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Homélie du 25 octobre 2015

JÉSUS guérit un mendiant aveugle. Que retenir de sa situation sociale ?

 

Un mendiant. Etant aveugle, Bartimée ne peut pas travailler. Il est réduit à la mendicité. son aspiration est grande d'une autre vie : il bondit et court vers Jésus qui l'appelle. Cet appel lui permet de se dépasser. N'avons-nous pas besoin aussi de l'aide des autres pour dépasser nos limites ? L'enfant demande un câlin avant d'aller à l'école. Un ami demande un soutien lors d'une grande épreuve. Un sportif demande une encouragement au moment de sauter à la perche.

Alors qui sommes-nous ? Des auto-suffisants qui font tout à la force de leurs seuls bras ou des mendiants d'amour et de réconfort qui cherchent à se dépasser ?

 

Au bord du chemin. Bartimée n'est pas avec la foule nombreuse qui est venue voir l'attraction du moment qu'est Jésus le prophète faiseur de miracles. On pourrait croire qu'il est mis de côté, marginalisé par les habitants de Jéricho. Ses propos montrent qu'il s'est plutôt mis à l'écart, il s'est retiré du monde. Il n'est pas happé par la pensée unique et ses paroles dérangent le discours convenu du peuple. Il est libre et prêt à laisser son manteau et sa petite cagnotte pour aller vers le Maître.

Quelle position avons-nous avec les mouvements populaires ? Laissons-nous être emportés par les modes ou avons-nous assez de recul pour nous forger notre propre opinion ?

 

Un aveugle. L'aveugle entend la foule marcher sur cette route qui mène à Jérusalem. Il imagine les visages et les attitudes des habitants de Jéricho et de Jésus. Nous avons parfois peur de notre imagination. Elle peut nous couper de la réalité comme Don Quichotte ou comme certains joueurs de jeux vidéos. Pourtant, elle est utile à l'inventeur pour créer une nouvelle machine révolutionnaire. Elle aide le pilote à apprend à conduire un avion grâce au simulateur de vol. Elle aide l'artiste à sculpter l'image de la sainte famille ou le moine à faire son oraison en imaginant la réalité des scènes de l'évangile. L'imagination est bonne lorsqu'elle projette dans l'avenir, lorsqu'elle aide à aller vers les autres.

 

Jésus nous appelle : bondissons et courons vers lui.

Amen.

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Homélie du 18 octobre 2015

En réaction à la demande de Jacques et Jean, Jésus invite tous ses apôtres à se mettre au service des hommes. Quels services l'Eglise apporte-t-elle aux hommes ?

 

Le service de la charité. C'est un service important dans l'Eglise. Les chrétiens sont éduqués à rendre service par leur engagement au sein d'une association, par une contribution financière lors des quêtes impérées ou par l'entraide amicale et familiale. Il n'y pas d'obligation à l'aumône, comme en Islam, mais une invitation à aimer tous les hommes en paroles... et surtout en actes. 

Cette générosité des chrétiens est souvent reconnue. Les SDF ou les quêteurs pour les lépreux se présentent plus facilement à la porte de l'église qu'aux portes des supermarchés. Beaucoup d'associations non confessionnelles, comme les Resto du cœur, sont heureuses d'avoir le soutien de chrétiens.

Encore aujourd'hui, il existe des congrégations religieuses qui ont une mission sociale ou médicale. On pourrait citer : les Petites Sœurs des Pauvres (présentes à Lorient), les Augustines de Malestroit, les Sœurs de Mère Térésa, les Camiliens ...

 

Le service de la vérité. Jésus a été un grand témoin de la vérité. Il a su la proclamée sans écraser les gens de sa sciences, mais en leur proposant un chemin vers la Lumière. Il a été parfois direct avec ses disciples, leur reprochant leur manque de foi, ou avec les pharisiens, les traitant d'hypocrites. Il a su se montrer très pédagogue avec la Samaritaine, avec Zachée ou avec les Publicains. 

Le synode des évêques, réunis à Rome depuis deux semaines, cherche ce même chemin pour dire l'évangile de la famille. Tous ensemble, évêques et laïcs, réfléchissent pour trouver les mots et la pédagogie pour proclamer la beauté du mariage indissoluble aux personnes de notre époque. Il faut trouver des mots qui soient compréhensibles. Il faut trouver les formules qui encouragent à la fidélité à l'enseignement de Jésus.

Les évêques doivent parler pour tous  et à tous. Ils parlent à toute l'Eglise et pas seulement aux Européens. C'est pour cela que le rapport final parlera de la polygamie qui est une grande question dans les pays d'Afrique.

 

Le service des sacrements. Les ministres de l'Eglise ont le devoir de proposer les sacrements pour faire grandir le peuple de Dieu. Ils doivent administrer largement la grâce de Dieu, sans dénaturer les sacrements. Certains pasteurs ont été confrontés à des situations compliquées. Le report d'un baptême par manque de catéchèse des autres frères et sœurs a été vécu comme un refus de sacrement et a été source de d'incompréhension.

L'accès a la communion des divorcés-remariés, dont on parle tant dans certains journaux, nous rappelle la place du sacrement du pardon dans la vie sacramentelle. Le débat occulte cette question de la pénitence ; ce qui fait oublié tous les pardons qui doivent être donnés et reçus lors d'une séparation. Cet omission de la confession, sans doute volontaire, fait qu'on oublie la question des couples non mariés et de leur participation à l'eucharistie.

Prions le Seigneur pour que l'assemblée du synode, évêques et laïcs, trouve les mots et la pastorale adéquate pour faire grandir chacun dans sa vie chrétienne.

 

Soyons des serviteurs en toute chose.

Amen. 

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Homélie du 11 octobre 2015

Un homme cherche la vie éternelle ; il cherche la sainteté à laquelle nous sommes tous appelés. Il n'a pas la force ou la foi pour prendre le chemin de la pauvreté évangélique et, apparemment, il est célibataire. Aujourd'hui, et pour une fois, ne parlons pas des familles, ni des religieux, ni des prêtres, mais des célibataires, des garçons et des filles restés comme ça. En quoi cet état de vie nous parle-t-il de Dieu et de la vie chrétienne?

 

La filiation. Les célibataires sont des enfants qui ne deviennent jamais parents. Ils sont enfant toute leur vie, même en devenant adulte et indépendant. Ils nous parlent de notre vie d'enfant de Dieu qui s'épanouit sur la terre et qui trouvera sa plénitude dans le ciel.  On sait combien sainte Thérèse a mis en valeur cette voie de l'enfance qui cultive ce lien avec celui qui nous a donné la vie et qui ne cesse de nous accompagner sur le chemin de la vie. 

La prière du célibataire peut-être soutenue par la communion des saints. Lorsqu'il est seul chez lui à prier, il est réconforté en sachant que d'autres prient en même temps ou pour la même intention. C'est toute la force des groupes de prière qui prient en communauté, mais aussi entre deux réunions les uns pour les autres. C'est la force aussi des chaînes de prière. 

Leur vie est féconde par le travail, le soutien aux autres et les services qu'ils rendent. ils sont créateurs par les oeuvres de leurs mains en entreprise, en association ou chez eux. 

 

L'amitié. Les célibataire ont beaucoup d'affection pour leurs parents, leurs frères et soeurs, mais aussi pour leurs amis. Les amis sont importants pour les projets, les soutiens donnés et reçus, pour la joie des retrouvailles. Jésus a valorisé l'amitié en la plaçant au coeur de notre relation avec lui : "Je ne vous appelle plus serviteur mais amis." L'ami est celui qui connaît et comprend les projets et les engagements de son ami. Ce fut le cas de Moïse qui, au cours de la traversé du désert, parlait à Dieu comme on parle à un ami. 

 

Liberté. Créés à l'image de Dieu, nous sommes des êtres libres. Les célibataires ont moins de contraintes dans leur emploi du temps. Cette liberté, ils doivent la mettre au service du bien et des autres. Liberté pour servir les autres sans tomber dans l'activisme. Liberté pour prendre du temps pour soi sans tomber dans l'égoïsme. Liberté pour les loisirs sans tomber dans l'hédonisme. Liberté pour fuir le fatalisme en découvrant le projet créateur de Dieu pour toute créature pour toute personne. Chacun à sa place et son rôle dans la vie du monde et de l'Eglise. 

 

Soyons à l'écoute des célibataires.

Amen.

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Homélie du 4 octobre 2015

Ce dimanche, le synode sur "la vocation et la mission de la famille dans l'Eglise et dans le monde" s'ouvre après une large consultation mondiale.  

Comment l'évangile de ce jour peut-il nous aider à bien parler de la famille aujourd'hui ?

 

"Pour le mettre dans l'embarras". Au temps de Jésus, il y avait des débats sur les motifs de répudiation. Certains étaient laxistes, d'autres plus rigoristes. De nos jours encore, la consultation du pape a montré des divergences dans les pastorales familiales : ceux qui veulent affirmer haut et fort l'indissolubilité du mariage et ceux qui veulent montrer plus de miséricorde envers ceux qui n'ont pas réussi à suivre les règles de l'Eglise. Ce débat est utile et fructueux tant qu'il respecte toutes les personnes. Au temps de Jésus, les pharisiens n'avaient pas de bonnes intentions.

 

"Ce que Dieu a uni que l'homme ne le sépare pas". Cette phrase de Jésus est claire. On peut insister sur l'une ou l'autre proposition : certains vont comprendre cette phrase comme un avertissement fait aux époux; d'autres comprendront que Dieu uni les couples dans le mariage et met toute son amour et sa grâce pour les maintenir uni. 

Le sacrement du mariage engage pour la vie, comme l'a bien dit Jésus. Il invite les époux à ne pas se séparer. Mais il invite l'homme, c'est-à-dire, toute l'humanité a ne pas fragiliser les couples. Il nous invite à les soutenir comme le font des parents, des amis, des conseillers conjugaux ou la pastorale familiale. Nous savons soutenir nos proches, nous savons accueillir leurs échecs ; mais notre discours est parfois plus sévère sur les autres couples. Le pape François se demande si l'Eglise, comme une bonne mère, ne doit pas avoir cette même attitude envers les couples en difficultés. 

Malheureusement, tout les couples ne restent pas unis pour la vie. Il faut saluer ceux qui ne se remarient pas, car leur situation n'est pas simple économiquement et socialement. Ils sont fidèles même lorsque le conjoint est infidèle à l'image de Dieu qui est toujours fidèle malgré nos les nombreuses infidélité dues à notre péché.

Certains chrétiens choisissent de se remarier. Et il faut le dire : certains ont retenu les leçons de leur échec et le mariage suivant est alors plus beau et plus solide que le premier. Jésus affirme clairement que c'est un cas d'adultère et la Loi de Moïse demande que la personne soit lapidée. Jésus et l'Eglise ont refusé une telle pratique sans dévaloriser le mariage. Ce qui montre que la sanction n'est pas le seul moyen de valoriser le mariage. Que l'Eglise maintienne les dispositions actuelles vis-à-vis des divorcés-remariés ou les change, elle fera toujours la promotion du mariage chrétien. Faisons confiance aux membres du synode pour éclairer le pape sur les décisions à prendre. 

 

Aidons tous les couples.

Amen. 

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Homélie du 27 septembre 2015

JÉSUS s'est toujours montré plein de compassion et de miséricorde pour les pécheurs. Aujourd'hui, il lance un avertissement pour que nous évitions la géhenne de feu, ce que nous appelons l'enfer. Comment comprendre ce langage ? Mon but n'est pas de vous effrayez, mais de vous faire comprendre comment l'amour de Dieu est compatible avec cette notion théologique. 

 

L'enfer existe, mais pour qui a-t-il été prévu ? Non seulement Jésus parle de l'enfer, mais les bergers de Fatima ont vu l'enfer lors d'une des apparitions. ils ont pu supporter ce spectacle, car la Vierge Marie leur avait promis d'aller au Ciel. Aujourd'hui, je vous parle de l'enfer sachant que le ciel est fait pour vous. Car, si celui qui donne un verre d'eau reçoit une récompense, celui qui est aujourd'hui à la messe sera aussi récompensé. 

L'enfer a été prévu pour Satan et ses anges, qui ont refusé en toute connaissance et pleine conscience d'aimer Dieu qui les avait créés. Sans doute que Dieu a trouvé cette solution après la désobéissance des mauvais anges. Ce n'était peut-être pas dans son projet initial. Donc, l'enfer n'a pas été prévu pour les hommes. C'est ce que dit l'évangile de Matthieu : "Le feu éternel préparé pour le diable et pour ses anges". 

 

L'amour de Dieu nous laisse libre de le refuser. Face à ce refus net et sans bavure de l'amour de Dieu par Satan, Dieu l'a jeté en enfer. L'amour ne s'impose pas. Satan a refusé l'amour de Dieu. Dieu le laisse vivre hors de sa présence. En effet, la plus grande peine de l'enfer, c'est de vivre en dehors de la présence de Dieu, en dehors de tout amour. Vivre sans être aimé est le plus grand des tourments. Ce mal être extérieur est symbolisé par le feu et celui intérieur symbolisé par le ver qui ne meurt pas. On sait les dégâts psychologique que crée chez certaines personnes le sentiment inexact de ne pas être aimé. L'enfer est semblable à ce tourment. 

 

L'amour de Dieu fait tout pour nous conduire au ciel. Dieu n'est pas un professeur qui surveille un travail sur table et ramasse les copies à la fin du temps réglementaire. Il est plutôt comme l'enseignant de travaux dirigés qui accompagne et aide l'étudiant à mettre en oeuvre les notons apprises en cours. Jésus est celui qui veut tout faire pour que nous arrivions au Ciel et il est capable de vaincre tout nos défauts. Même quand notre main, comme celle du cleptomane, nous pousse au péché, Jésus est capable de nous en détacher pour faire le bien. 

 

Croyons à l'amour de Dieu qui est donné aux hommes pour les conduire au Ciel et en l'enfer prévu pour Satan et ses anges.

Amen. 

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Homélie du 20 septembre 2015

Alors que Jésus prend le chemin du service et de l'abaissement, les disciples discutent pour savoir qui est le plus grand. Ils n'ont pas compris le message de leur maître. Jésus va les former pendant quelques temps à l'esprit de service jusqu'au lavement des pieds au cours du dernier repas avec eux.

Comment trouver ce chemin du service ?

 

L'exemple de l'enfant. Jésus est assis face à l'enfant et les disciples sont apparemment debout. Par ce geste, qui est celui du maître, Jésus se met au niveau de l'enfant. Le service nous demande de nous mettre au niveau de nos interlocuteurs. Les aumôniers de l'armée ont toujours le grade de celui à qui il parle. De plus, Jésus assis est le plus petit du groupe. Ces paroles "Celui qui accueil un enfant, c'est moi qu'il accueil" prennent alors tout leur sens. Jésus parle de lui. il s'est fait petit enfant ; il s'est abaissé pour se mettre au niveau des enfants. Il s'est fait le plus petit, le serviteur de tous. Il veut être le premier de cordée pour entraîner tous les hommes sur le chemin du service.

Suivons le de tout cœur.

 

Les disciples entourent l'enfant. Les disciples sont autour de cet enfant pour le protéger. Ils ne peuvent pas le faire tout seul. C'est le groupe qui procure cette protection. Lorsqu'on forme une équipe, on ne cherche pas à savoir qui est le premier, chacun est au service de la mission. Chez certains religieux, comme les Carmes ou les Dominicains, le supérieur est élu pour un mandant de trois ou six ans.

On n'est pas chef à vie. 

 

Celui qui m'a envoyé. Jésus a conscience qu'il détient sa mission de son Père. Il n'accomplit pas son projet, ses ambitions, mais le projet de Dieu. C'est par obéissance que Jésus marche vers Jérusalem. Apprendre à obéir pour grandir dans l'humilité est un bon moyen pour se mettre au service des autres. 

 

Marchons sur le chemin du service.

Amen.

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Homélie du 13 septembre 2015

JÉSUS annonce sa passion et sa résurrection. Il affirme que ce chemin est celui de tout vrai disciple qui est invité, lui aussi, à prendre sa croix.

 

Prendre sa croix. Parfois, on résume cela a supporté les difficultés de la vie. Ce n'est pas tout a fait cela. Jésus a subit la souffrance et les moqueries lors de sa passion, mais il l'a fait dans un but précis. Oublier ce but c'est dévaluer le sens de la passion. Jésus a voulu triomphé de la mort et du péché, il a voulu changer le monde. Nous sommes invités à faire des effort pour changer le monde : en éduquant nos enfants, en s'engageant en politique, en militant dans une association de solidarité......

 

Perdre sa vie. Jésus affirme un paradoxe : il faut perdre sa vie pour la garder. Garder sa vie à tout prix, c'est comme garder la même eau dans un aquarium. Elle va croupir. Notre vie est comme un fleuve dont l'eau est en mouvement. Laissons notre vie s'écouler en accueillant chaque jour une nouvelle vie offerte par Dieu.

 

Prenons notre croix à la suite de Jésus.

Amen.

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Homélie du 6 septembre 2015

JÉSUS guérit un sourd muet. Comment nous guérit-il ?

 

Jésus agit comme un médecin.  Jésus ne fait pas ce que l'on lui recommande : il n'impose pas les mains. Il part à l'écart, loin de la foule et touche le malade de ses mains. Cet acte intime est proche de celui du médecin dans son cabinet médical. Pour nous laisser guérir par Dieu, ne faut-il pas être parfois seul à seul avec lui pour qu'il nous délivre de nos infirmités ?

 

Jésus guérit de la surdité. Une première forme de surdité est la surdité volontaire. On s'isole, par exemple, du bruit de la rue la nuit en mettant des boules Quies,  lorsque nous n'arrivons pas à dormir. On s'enferme dans sa bulle lorsqu'on met sur sa tête des écouteurs pour écouter de la musique. Jésus nous dit alors : "Ouvre-toi." Ouvre-toi au bruit de ce monde pour vibrer avec lui. Ne faisons pas la sourde oreille à l'agitation et aux cris de notre monde. 

On est sourd aussi lorsque nous ne comprenons pas les paroles des hommes. Il faut parfois comprendre les sous-entendus dans les demandes ou les revendications des autres. Ce travail de dialogue est important pour éviter la violence. Lorsque les mots n'ont plus de sens et de portée, les poings parlent. 

 

Jésus délie la langue. Il est important de s'exprimer avec les autres. Il faut aussi que notre langage soit vraie, en chassant de notre bouche toutes les formes de langue de bois, en particulier dans la vie politique. 

A la suite de Jésus ne devons-nous pas aussi libérer la parole ? Il est important que les parents puissent à tout âge dialoguer avec leurs enfants, que le psychiatre fasse parler son patient, que le patron fasse parler ses employés.... Trouvons l'attitude qui permette aux langues de se délier pour le bonheur de tous. 

 

Que le Verbe de Dieu agisse dans nos vies.

Amen. 

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Homélie du 30 août 2015

JÉSUS nous invite à une purification intérieure, à un changement de mode de penser.

 

Les plats sont nettoyés extérieurement, mais un moteur a besoin d'être démonté pour le nettoyer intérieurement. Pour purifier notre être profond, il faut démonter nos actes pour arriver au cœur de nos motivations. Se reconnaître pécheur demande une analyse de soi pour que la conversion puisse être opérante. Il a fallu du temps à Pierre Le Gouvello pour avoir un comportement chrétien. C'est à l'occasion d'un exorcisme à Loudun sur une religieuse  qu'il a entendu tous ses péchés et a pu mettre en place une vie de prière et de charité. 

 

Jésus nous demande de changer notre manière de penser. Cela veut dire qu'il parle des actes volontaires et conscients. C'est un bon début de savoir ce que l'on doit faire. On connaît la loi, mais on n'a pas toujours la force ou la volonté de la respecter. On sait que l'on ne doit passer dépasser les 90 km/h sur une départementale ; et pour tant, il nous arrive de le faire. 

 

Ce changement de penser va changer notre comportement, nos actes. Cela change notre langage : lorsque nos pensées sont bonnes, nous pouvons les dire sans difficulté. Lorsque nous avons de mauvaises pensées, on est souvent obligé d'être hypocrite. Cela change notre regard. Lorsque la bonté habite notre cœur, notre regard est positif. Les pharisiens ont un regard négatif sur les disciples de Jésus. Jésus, lui,  a toujours regardé les hommes avec bonté, même les plus grands pécheurs. 

 

Changeons notre cœur pour changer notre vie.

Amen. 

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Homélie du 23 août 2015

Pierre décide de suivre Jésus jusqu'au bout. son attitude nous parle du rôle du pape.

 

Un pape qui parle au nom de tous. Pierre est le seul à répondre à la question de Jésus. Il parle au nom de tous. De ce fait, il fait l'unité des Apôtres en les motivant à suivre le Seigneur : "Il a les paroles de la vie éternelle".

 

Un pape qui nous conduit à Jésus. Pierre n'explique pas les paroles de Jésus. Il nous invite à le suivre, car il est unique : aucun prophète n'a promis la vie éternelle. Les gourous ramènent tout à eux ; Pierre nous invite à contempler Jésus.

 

Un pape qui dit notre foi. Le pape nous conforte dans notre foi en exprimant le contenu de notre foi. C'est un homme qui aide les autres hommes à croire.

 

Écoutons le pape pour suivre Jésus.

Amen. 

Homélie du 16 août 2015

JÉSUS donne son corps en nourriture. 

 

Lorsque quelqu'un part en voyage, il peut laisser un objet en souvenir. Cet objet est unique. Jésus nous laisse son corps qui peut se partager à l'infini et qui peut être consommé plusieurs fois. Son corps à manger est le plus beau des souvenir de Jésus. 

 

La chair dans la bible est la faiblesse de l'homme. Communier au corps du Christ, c'est accueillir Jésus dans la fragilité de sa vie. C'est faiblesse est aussi une force grâce à l'Esprit Saint qui habite notre cœur. 

 

Profitons de la grâce de l'eucharistie.

Amen. 

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Homélie du 15 août 2015

Marie a eut la grande et belle mission de porter en son sein l'enfant Jésus . Cette maternité continue encore de nos jours : elle aide à grandir le corps du Christ, c'est-à-dire : l'Eglise. Ce qu'elle a fait sur terre, elle le fait pareillement du ciel.

 

Lorsqu'une femme est enceinte, elle fait attention à ses actes, car ils ont des conséquences pour l'enfant qu'elle porte. Elle fait attention a son alimentation. Marie, pour le bien de son enfant, rend visite à sa cousine Elisabeth. Cette ouverture à la vie de Jésus doit s'accompagner de l'ouverture aux autres. Encore de temps en temps Marie est venue visiter notre terre pour lui faire connaître le message de l'évangile.

 

Marie rend service à Elisabeth dans sa grossesse. Encore aujourd'hui, Marie soutient le bras de son fils comme elle l'a dit lors de l'apparition de la Sallette.

 

Appuyons nous sur le soutien de Marie pour notre vie ecclésiale.

Amen. 

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Homélie du 9 août 2015

Jésus promet de donner un pain qui se garde dans la vie éternelle. On peut penser que ce pain donne la vie éternelle en une fois, comme un don définitif. Mais Jésus compare ce pain à la manne que les Hébreux mangeaient chaque jour.  Cette nourriture du désert leur a permis de ne pas mourir de faim là où rien ne pousse. Le pain de la faim éternelle est à consommer plusieurs fois et régulièrement.

 

Jésus demande de venir à lui pour avoir de ce pain. Ce pain ne se reçoit pas de manière statique. C'est un pain qui permet de cheminer à travers les ravins de la mort pour accéder à la vie éternelle. Progressons vers Jésus pour être de plus en plus proche de lui. C'est le cheminement qu'on fait les disciples ils : ils étaient compagnons de route et ils sont devenus amis du Seigneur. 

 

Jésus demande d'avoir la foi. Une foi qui permet d'avancer malgré les difficultés ; une foi qui donne du dynamisme ; une foi qui donne confiance en soi et sa victoire. Les Hébreux ont eu peur d'affronter les occupants de la terre promise et ont errer 40 ans dans le désert. N'ayons pas peur de franchir les déserts de notre monde pour obtenir les bienfaits de Dieu.

 

Mangeons souvent du pain qui donne la vie éternelle.

Amen.

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Homélie du 2 août 2015

JÉSUS parle du pain de vie qui descend du ciel. Que veut-il dire ?

 

Un pain donné. De nos jours, les aliments qui viennent du ciel sont ceux qui arrivent par avion. Ils sont loin et nous ne les avons ni cultivés ni récoltés. Le pain venu du ciel n'est pas le fruit du travail des hommes. Il n'a pas été ramassé comme la manne dans le désert. Il est bien au-delà de ce que nous pouvons imaginer. Alors, lorsque nous communions, faisons un beau geste d'accueil.  

Nous allons chercher des aliments de l'étranger, généralement, car ils ne poussent pas chez nous, comme les ananas ou les bananes. Il fait trop froid dans notre pays pour avoir de tels fruits. Nous sommes contents de les mangers, car ils apportent un peu de soleil dans notre assiette. Le pain venu du ciel nous apporte un goût spécial : le goût du ciel, là où brille le soleil de l'amour de Dieu.

 

Un pain reçu dans la foi. Il nous arrive parfois de ne pas avoir faim, car nous sommes angoissés ou nous sommes tristes. Par la foi, nous avons confiance en Dieu et en l'avenir. Alors, notre estomac se dénoue pour accueillir la vraie nourriture et la vraie boisson. Ayons cette confiance qui a permis aux Hébreux de vivre 40 ans avec la manne donnée par Dieu. 

 

Accueillons le pain venu du ciel.

Amen.

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Homélie du 26 juillet 2015

Jésus, comme Élisée, multiplie les pains pour nourrir une grande foule. Le Dieu de l'Alliance prend soin de son peuple. Que nous dit de spécifique le miracle de l'évangile ?

 

"Le salaire de deux cents journées." Jean souligne le coût financier de la nourriture : cela représente plus de six mois de salaire. C'est une grosse somme et cela n'a rien coûté à Jésus ni aux apôtres. Il y a des biens que nous pouvons partager sans que cela ne nous coûte : l'amitié, un sourire, une parole de compassion ou de consolation. Profitons-en pour multiplier les geste de bonté et de tendresse. 

 

"Ils remplir douze paniers." Jésus a vu grand comme aux noces de Cana où il changer 600 litres d'eau en vin. Il montre ainsi la grandeur de son amour et de sa puissance. Il est plus grand qu’Élisée. Cette générosité n'a été possible qu'avec l'aide d'une modeste contribution. Dieu fait jaillir en nous de grandes richesses. Il s'appuie sur nos dons pour les faire fructifier pour le bien de tous. 

 

"ils mangèrent à leur faim." Tous furent rassasiés, mais je ne pense pas que tous mangèrent la même quantité de nourriture. Il y a de gros mangeurs et des appétits de moineau. Dans la vie chrétienne, il en va de même : les dons de Dieu sont les mêmes, mais tous n'en profitent pas de la même façon. Certains sont lassés très vite des dons de Dieu : ils en reçoivent peu, car ils en profitent pas longtemps. 

D'autres en profitent peu, car il n'assimilent pas bien ce que le Seigneur leur donne. Cette nourriture profite peu à leur vie chrétienne.

 

Accueillons et partageons les dons de Dieu.

Amen. 

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Homélie du 19 juillet 2015

Au retour de la mission des disciples, Jésus prends en pitié ses compagnons et la foule.

 

"Venez à l'écart." Les disciples ont beaucoup agi lors de la mission. Jésus les invite à prendre du recul en rendant compte de leur apostolat et aussi en allant loin de la foule. Ils vont devoir passer du faire à l'être. En rentrant en eux-même, ils apprennent à se connaître. Le silence favorise cette intériorité. Dans notre monde moderne savons-nous encore vivre dans le silence ? 

 

"Ils partirent en barque." Jésus traverse le lac en ligne droite et la foule en fait le tour : ils avancent en ligne courbe. Dieu écrit droit avec les lignes courbes de nos vies. Jésus s'adapte aux circonstances, à nos réactions. Savons-nous nous adapter aux autres, à leur changent de programme ou à l'imprévu ? 

 

"Brebis sans berger." Le berger est celui qui guide. De nos jours, les GPS remplacent les hommes. Nous avons encore besoin de ce contact personnel et humain pour avancer dans la vie. 

Alors, Jésus les instruit non pour leur dire ce qu'ils doivent faire, mais pour qu'ils sachent se servir d'une boussole. Ils doivent pouvoir devenir autonome.

 

Jésus les instruit longuement. La foule sait écouter les long discours. Savons-nous prendre le temps de nous écouter ? 

 

Suivons notre seul berger.

Amen.

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Homélie du 12 juillet 2015

JÉSUS envoie ses disciples en mission. Comment le fait-il ?

 

Des consignes sur le comportement. Jésus ne donne pas un argumentaire comme on le pratique pour des vendeurs ou des commerciaux. Il demande une attitude de confiance en allant dans les villages sans argent ni nourriture. Cette attitude d'abandon à la providence est d'abord celle de Jésus. Les disciples doivent reproduire les gestes de Jésus, comme les guérisons. On comprend que l'on ne peut évangéliser qu'en entrant dans une intimité avec Jésus. 

 

Deux par deux. La mission est communautaire. On n'évangélise pas tout seul, mais à partir d'un groupe et avec d'autres. Le témoignage de l'amour mutuel est un élément de cette mission. 

 

Secouer la poussière de vos pieds. Marcher sur les routes en sandales salit les pieds. Le missionnaire n'est pas seulement là pour dire la bonne nouvelle ; il est aussi là pour prendre sur lui la poussière de la société, les saletés de ce monde. Cela demande de la compassion et l'empathie. 

 

Soyons missionnaires.

Amen.

Homélie du 5 juillet 2015

Jésus parle le jour du Sabbat. Le pape François nous dit l'importance du repos chrétien. "L'être humain tend à réduire le repos contemplatif au domaine de l'improductif ou de l'inutile, en oubliant qu'ainsi il retire à l'oeuvre qu'il réalise le plus important : son sens. Nous sommes appelés à inclure dans notre agir une dimension réceptive et gratuite, qui est différente d'une simple inactivité. Il s'agit d'une autre manière d'agir qui fait partie de notre essence.  Ainsi, l'action humaine est préservée non seulement de l'activisme vide, mais aussi de la passion vorace et de l'isolement de la conscience,  qui amène à poursuivre uniquement le bénéfice personnel. "

"D'où lui vient cette sagesse ?" La religion donne une sagesse, une claire voyance. Jésus est un autodidacte qui est plus sage que ses parents.  Sa foi est personnelle. Nous devons, nous aussi, avoir une foi personnelle, une foi de conviction. 

Grandissons dans la foi et la sagesse.

Amen. 

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Homélie du 21 juin 2015

Dans cet évangile Jésus nous parle de la foi, de la confiance en lui dans les moments délicats de la vie.

 

"Ils emmènent Jésus dans la barque." Dans les moments importants de notre vie, lorsque nous passons d'une rive à l'autre, il faut cheminer avec Jésus. Il y a des passages qui nécessitent sa présence : passage de l'enfance à l'adolescence, de l'adolescence à l'âge adulte, du célibat au mariage, de la vie d'étudiant à la vie active, de la vie professionnelle à la retraite, de la santé à la maladie. On part avec Jésus par les sacrements, par la prière, par la lecture de l'évangile ou par les enseignements des papes. L'action catholique aide les chrétiens à cheminer avec  Jésus dans la vie de tous les jours.

Que notre foi éclaire les choix de notre vie.

 

"Cela ne te fais rien." Jésus dort dans la barque ; il est inactif, mais pas indifférent à notre sort. Il nous laisse parfois, et de temps en temps, le champ libre pour avancer par nous-même. Il est à notre écoute, il faut lui parler. Il sait écouter.

Tel est notre foi. 

 

"Pourquoi avoir peur ?" Jésus s'étonne du manque de confiance dans la victoire. En Jésus, nous sommes les grands vainqueurs. Parfois nous touchons les limites de nos forces. C'est alors que nous devons puiser dans notre mental pour aller au-delà de nos forces. Faire cette expérience est merveilleux, car elle nous fait grandir.

Faisons-nous confiance.

 

"Même la mer lui obéit." Les disciples avaient vu Jésus dompter un homme possédé. Il sont étonnés de le voir maîtriser les éléments de la nature. Le pape François dans son encyclique sur l'écologie affirme que cet épisode de l'évangile montre l'harmonie entre Jésus et la création. Il ne domine par les éléments, mais les apaise. Notre technique a parfois la volonté de dominer la nature sans la respecter. Alors, elle se retourne contre nous. Jésus soumet la nature sans l'écraser. Il arrive sans encombre à bon port. 

Grandissons dans la foi.

Amen.

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Homélie du 14 juin 2015

Avec Jésus nous découvrons quelques aspects du Royaume de Dieu. 

 

"La semence germe et grandit"Ce n'est pas le travail de l'homme qui fait grandir la semence, mais la force de Dieu. Nous devons contempler l'oeuvre de Dieu dans le monde. La relecture de notre vie permet d'être sensible à l'oeuvre de la grâce dans notre vie et dans celle des autres. Prenons le temps de cette relecture pour recueillir régulièrement les fruits de la semence de vie enracinée dans notre cœur.

A quel rythme pousse cette semence ? Le blé mûrit en une année, comme l'année liturgique. Il y a le temps de la préparation de la terre pour la ramollir, c'est le temps du carême ; le temps de la croissance pendant le temps pascal où le soleil de la vie et l'eau du baptême fait pousser la plante ; le temps de la maturité où le grain s'affermit, c'est le temps ordinaire ; et, enfin, la récolte de la fin de l'année liturgique.

Dans quelle quantité, la semence pousse-t-elle ? Avec le remembrement, les champs de blé ont grandi. Ce ne sont plus de petites parcelles disséminées à droite et à gauche. Les champs de l'Eglise sont de taille plus ou moins grande suivant les régions et les pays.  Si Jésus affirme que la semence donne du fruit, il ne dit rien sur la taille du champ. Il peut se rétrécir, comme en Europe, ou grandir, comme en Asie.

 

"Les oiseaux du ciel y font leur nid". Dans cette deuxième parabole, Jésus parle des bienfaits du Royaume : il fait grandir. C'est le sens du nid qui est le lieux de l'éclosion et de la maturité jusqu'à l'indépendance. Beaucoup de choses ont grandi sous la protection de l'Eglise : les droits de l'homme, les hôpitaux, les écoles, les universités, la famille..... 

 

Laissons la  semence grandir dans notre vie.

Amen.

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Homélie du 7 juin 2015 - Fête du corps et du sang du Seigneur

En cette fête du corps et du sang du Seigneur, nous voyons comment Jésus a scellé une alliance avec les hommes, en versant son sang. Il est comme un soldat au combat, comme les soldats qui ont débarqué en Normandie, il y a un peu plus de soixante ans.

 

Pour la multitude. Jésus a donné sa vie pour la multitude, comme les soldats ont donné la leur pour sauver une grande partie de l'humanité de la barbarie de la guerre, du nazisme et de l'impérialisme japonnais. L'individu se met au service d'une cause commune ; la personne se dévoue pour le grand nombre. Il a été prêt à laisser ses disciples et sa mère pour le sacrifice suprême.

Dans le cas de Jésus, comme au temps du combat de David contre Goliath, Il a combattu seul à la place de tous, il fait sienne la cause de l'humanité. Il ainsi épargné beaucoup de vies. 

 

Un moment décisif. Jésus a scellée l'alliance, car il sait que c'est maintenant ou jamais. Il a conscience d'être à un moment historique, décisif pour l'avenir de l'humanité, comme les soldats qui ont débarqués en Normandie était conscients de l'importance de ce dernier combat. 

 

Un engagement scellé par le sang. L'alliance du temps de Moïse est scellée par le sang des animaux. Parfois notre devoir nous pousse à aller jusqu'au bout de nous-même, à nous tuer à la tâche. On le fait pour sa famille ou pour une grande cause qui nous paraît plus importante que notre propre vie. 

Nous avons besoin de ces héros comme exemple pour nous stimuler dans notre propre combat. On dresse des statues aux héros de la guerre, on met des crucifix dans nos maisons et nos églises pour nous aider à nous dévouer pour les autres. On oublie l'horreur du sang qui rougit la Manche pour ne retenir que la bravoure et l'abnégation des combattants. 

 

Que l'eucharistie nous aide à nous mettre sans retenue au service des autres.

Amen.

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Homélie du 31 mai 2015

JÉSUS demande à ses disciples de baptiser les croyants au nom du Père, du Fils et du Saint Esprit.

 

Au nom. Faire quelque chose au nom de quelqu'un, c'est le faire à sa place. Jésus demande de baptiser à la place de la Trinité. Le prêtre reçoit le pourvoir et la mission de baptiser. Cette formule est aussi une première affirmation du mystère de la Trinité. On ne dit au nom du Père , au nom du Fils et au nom du Saint Esprit. Il y a un seul nom pour trois personnes nommées (Père, Fils et Saint Esprit). Dans le sacrement du baptême les trois personnes divines agissent conjointement pour faire de nous des enfants de Dieu. 

 

Je suis avec vous tous les jours. Le soutien de Jésus, de son Père et du Saint Esprit est constant, pas seulement dans les sacrements. Il nous soutient, il nous maintient dans l'être comme une jardinière suspendue par trois branches. Les trois branches permettent une grande stabilité. La jardinière permet d'y mettre de la terre et des fleurs. Nous sommes appelés à fleurir comme les géraniums de nos maisons. 

 

Vivons au cœur de la Trinité.

Amen. 

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Homélie du 17 mai 2015

Jésus monté au ciel ne peut pas nous oublier. Il a prié autrefois pour ses apôtres ; il prie aujourd'hui pour tous les croyants. Lorsque nous avons du mal à prier, pensons que Jésus prie avec nous.

 

Garde les du mauvais. Jésus n'a pas fuit face à sa passion. Il ne veut pas que nous fuyons à la moindre difficulté. Il veut que soyons bon, non pas en nous mettant dans une chambre stérile, mais en nous vaccinant contre le mal. Soyons plus fort que le mal qui existe dans notre monde.

 

Qu'il soit comblé de ma joie. Nous devons être joyeux comme Jésus. Prenons du recul pour pouvoir rire de nos mésaventures. Nous devons aussi accueillir la joie qui est dans le coeur de Jésus, être joyeux, car Jésus est joyeux.

 

Entrons dans la prière de Jésus.

Amen.

Homélie du 17 mai 2015 - Ascension

Pourquoi Jésus se cache-t-il dans le ciel?

 

Il a tout dit à ses disciples. "Tout est accompli" a dit Jésus sur la croix. Sa mission est achevée. Pendant quarante jours, il forme ses disciples en leur parlant du Royaume. Quand tout est dit, quand tout est révélé, quand tout est compris, Jésus s'en va vers son Père. Surement, il a envie de vivre définitivement avec son Père. Sa mission est terminée, alors il retourne d'où il est venu.

 

Il envoie ses disciples en mission dans le monde entier. Les disciples pendant quarante jours vivent en Galilée pour voir Jésus. Le départ du maître n'oblige plus les disciples à rester en Galilée. Il vont parcourir tout le pays, en commençant par Jérusalem. Il vont partir deux par deux jusqu'aux extrémités de la terre. On dit que Thomas a été en Inde, Pierre à Rome, Jacques en Espagne, Jean à Éphèse.

Cette évangélisation ne sera pas que la simple diffusion d'une doctrine : elle sera Histoire sainte, parole de Dieu. En effet, les actes des Apôtres, qui racontent cette histoire, est un des livres de la Bible. Cette aventure a un sens pour nous, avec l'ouverture aux nations païennes. Les lettres de certains apôtres sont aussi des enseignements, des livres de la Bible.

 

Il promet l'Esprit Saint. L 'Esprit qui animait Jésus pendant toute sa vie terrestre, qui reliait le Père et le Fils, après l'ascension, peut descendre sur les Apôtres. Il va être à l'oeuvre dans la mission des disciples leur permettant d'accomplir les mêmes œuvres que Jésus et même de plus grandes.

 

Attendons avec patience l'Esprit Saint.

Amen.

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Homélie du 10 mai 2015

JÉSUS nous demande de nous aimer les uns les autres. Pourquoi le demande-t-il ?

 

Il a vécu cet amour mutuel. "Comme je vous ai aimé, aimez-vous" dit-il. Ainsi, Jésus part de son expérience pour parler de ce commandement. Il est un modèle et un exemple dans la charité fraternelle. Il en donne les secrets et la source : "Comme le Père m'a aimé je vous ai aimé". La longue chaîne de l'amour trouve son origine en Dieu. Le message et la venue de Jésus sur la terre ont pour but de faire connaître cet amour de manière visible. La difficulté qui se présente aux disciples est de demeurer dans cet amour, alors que Jésus s'en va. Il seront dans la même situation que Jésus qui a vécu dans l'amour de son Père sans le voir. Il a senti cet amour par la Bible, par la nature ou dans la prière.

 

Cet amour lui a procuré de la joie. Jésus nous demande de nous aimer pour être dans la joie. La joie vient du bien-être. Le bien-être ne vient pas seulement du confort matériel, mais surtout de notre épanouissement personnel et relationnel.

 

Former une communauté. L'amour doit être réciproque. Jésus a voulu former un groupe où le service et l'amour seront présents. Bien au-delà du respect humain de chacun, du vivre ensemble, on cherche l'amour réciproque. Aimer pour se faire aimé. Certains amoureux sont désespérés lorsque la personne qu'ils aiment ne les aime pas. Ils vont tout faire pour se faire aimer. Les différences sociales ou raciales ne les arrêtent pas. De même la communauté chrétienne cherche à dépasser les différences pour bâtir une grande famille.

 

Vivons dans l'amour mutuel.  

Amen.

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Homélie du 3 mai 2015

JÉSUS utilise l'image de la vigne pour parler de la communauté chrétienne.

Que veut-il dire ?

 

Une vigne doit-elle être taillée. Le plant de vigne a de grandes branches qui peuvent beaucoup s'étaler, qui peuvent être très longues. Il faut les tailler pour donner plus de fruits et moins de feuilles. Par cet exemple, Jésus nous demande donc de nous concentrer sur une chose et de ne pas nous disperser dans de multiples activités infructueuses. A vouloir en faire trop, on ne fait rien de bon, on fait tout à moitié. A vouloir tout voir ou tout contrôler, on risque d'être, comme la mouche du coche, inefficace. Beaucoup de feuilles, mais peu de fruits.

 

Une vigne comporte plusieurs plats, plusieurs ceps. La vigne est cultivée principalement pour faire du vin qui réjouit le cœur de l'homme. Une grappe ne suffit pas à faire un litre de vin. Notre fécondité est meilleure à plusieurs, lorsque nous faisons partager nos talents. Notre joie sera grande si nous la partageons avec d'autres, si nous collaborons à une oeuvre collective : en Eglise, en famille, en club sportif. Notre foi, elle aussi, doit se vivre communautairement.

 

Le raisin a le goût du terroir. Ceux qui s'y connaissent en vin savent que le même cépage donne un vin différent suivant les régions : Bourgogne, Bordeaux, Touraine. Notre christianisme, comme le vin, a le goût de la terre : il se développe, il grandit. Notre foi chrétienne, ici dans cette région, à le goût de la Bretagne. Les chants liturgiques et  les pardons, par exemple. Notre foi est aussi imprégnée de la vie sociale ; avec les joies de notre vie de famille et les inquiétude parfois de l'avenir. 

 

Offrons les fruits de nos actions à la table du Seigneur.

Amen.

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Homélie du 26 avril 2015

Jésus définit le bon pasteurs par trois éléments, par trois caractéristiques. Le pasteurs est celui qui, de fait, se dévoue pour le troupeau. Il va même jusqu'à donner sa vie pour lui. Pour se dévouer, il faut qu'il connaisse les brebis qui lui sont confiées. Elles ne sont plus les brebis du patron, mais deviennent ses brebis. Enfin le bon pasteur rassemble les brebis en un seul troupeau. 

 

Comment Jésus nous aide-t-il à nous dévouer aux autres ? Par l'exemple, tout d'abord. Par grâce de sa passion et de sa résurrection, ensuite, reçue dans les sacrements du baptême et de l'eucharistie ; mais aussi du mariage et de sacerdoce. 

 

A qui Jésus s'adresse-t-il ? On pense principalement aux prêtres ou aux évêques? qui sont des pasteurs à la suite et à la manière du bon pasteur. Mais, en ce dimanche des vocations, nous devons penser aussi à toutes les vocations. Se dévouer aux autres doit être le lot de tous les chrétiens. C'est l'esprit de service. Les parents le font admirablement bien, car ils connaissent parfaitement leur progéniture. Ils ne cessent de rassembler la famille à chaque naissance et à chaque mariage. 

 

En s'adressant à tous, Jésus jette les bases d'une nouvelles société. Saint Augustin avait vu très juste en contemplant la société de son époque. Il y voyait l'Empire romain qui tremblait face aux barbares. Une société où les intérêts privés primaient sur celui du bien commun. Il admirait l’église où se vivaient le dévouement, l'amour de Dieu jusqu'au mépris de soi. 

 

Imitons le bon pasteur.

Amen.

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Homélie du 19 avril 2015

Ce texte parle de nourriture. Il peut aussi nous aider à comprendre l'eucharistie.

 

Jésus est présent au milieu de ses disciples. Il se manifeste sans entrer par la porte ; soudainement il est visible aux yeux des apôtres. A la messe, Jésus est présent dans l'assemblée et dans sa parole, puis, nous le voyons dans le pain eucharistique. Certes Jésus est toujours et tous les jours auprès des croyants, mais plus encore dans la liturgie.

 

Jésus ressuscité a un corps. En mangeant, Jésus veut dire qu'il n'est pas un esprit. Il est ressuscité avec son corps. C'est pour cela que nous pouvons communier. Si Jésus n'avait pas de corps glorieux, comment pourrions nous recevoir le corps du Christ lors de l'eucharistie ? Nous recevons dans notre cœur Celui qui a prêché en Palestine, celui qui a accompli des miracles et  celui qui a donné sa vie pour nous ; mais aussi celui qui est dans la gloire du ciel. Nous communions au Dieu vivant pour vivre avec lui.

 

Les disciples donnent à manger à Jésus. Ce corps glorieux est capable d'assimiler de la nourriture. Par le baptême les croyants sont incorporés à l'Eglise, au corps mystique de Jésus. On peut dire que l'Eucharistie fait l'Eglise et aussi que l'Eglise fait l'eucharistie. 

 

Que le Dieu vivant vive en nous.

Amen.

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Homélie du 12 avril 2015

Heureux ceux qui croient sans avoir vu.

 

C'est le cas de Marie car elle aimait Jésus. Quand on aime on est confiant dans les promesses de son partenaire.

 

Croire c'est faire confiance aux témoins. Thomas ne fait pas confiance aux autres apôtres, ce qui nuit à l'unité de la première communauté.

 

La foi rend efficace la présence de Jésus dans les sacrements.

 

Grandissons dans la foi.

Amen.

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Homélie du 5 avril 2015 - Pâques

es femmes vont au tombeau de grand matin, le dimanche de Pâques, le premier jour de la semaine. Elles se demandent qu'il leur roulera la pierre qui ferme la sépulture. Elles trouvent un tombeau ouvert.

 

Le tombeau a été ouvert. Les femmes n'étaient pas capables d'ouvrir le tombeau. Qui a ouvert le tombeau ? L'évangile ne le dit pas. Un ange ? Jésus ? Peu importe ! Ce n'est pas une œuvre humaine. Dieu  a ouvert le tombeau, comme il avait fermé le paradis terrestre autrefois. Désormais, nous avons accès au jardin de la vie, à l'arbre de la vie qu'est devenue la croix. 

 

Jésus n'est pas dans le tombeau. Les femmes entrent dans le tombeau et n'y trouve qu'un ange qui leur livre un message de la part de Jésus. Pourquoi Jésus ne se montre pas aux femmes ? Sans doute pas pour leur donner une leçon. Il est désormais présent là où la communauté est rassemblée. Les apparitions de Jésus sont presque exclusivement communautaires, aux douze, mais aussi aux 300 disciples réunis en Galilée. C'est le cas encore aujourd'hui. Jésus est présent là où la communauté se réunit, au cours de la messe, dans le pain eucharistique. 

 

Jésus est vivant pour toujours. Comment un corps fragile, comme le nôtre, peut-il être éternel ? Prenons une image, une comparaison. L’œuf est fragile, il faut le manipuler avec précaution. Pourtant si on le vide de son contenu en faisant un trou  à chaque extrémités, on peut le remplir de chocolat fondu. Alors, il est solide, il ne craint plus les chocs. Par sa mort, Jésus a détruit la fragilité de sa personne. Il l'a remplacé par la force de son amour.

 

Allons à la rencontre de Jésus ressuscité.

Amen.

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Homélie du 29 mars 2015

JÉSUS nous dit trois choses. 

"Si le grain de blé ne meurt, il reste seul". Jésus utilise cette belle image pour parler de sa mort. Elle est semblable à un grain de blé qui germe. L'écorce du grain se fissure pour laisser le germe se développer. N'avons-nous pas nous aussi à fendre nos carapaces, nos protections, nos armures pour laisser s'épanouir en nous cet élan vital qui nous habite. Ouvrons notre cœur, ouvrons nos esprits et notre âme pour grandir en humanité et dans la foi. 

Le germe peut grandir en se nourrissant des vitamines contenues dans le grain. Puisons notre force vitale en nous-mêmes pour grandir. Il faut se faire confiance, il faut croire en soi pour s'épanouir.

 

"Qui perd sa vie, la garde pour la vie éternelle". Cette affirmation est paradoxale. Comment peut-on garder sa vie en la perdant ? Jésus dit qu'il existe deux sortes d'existence : celle qui est provisoire et celle qui est éternelle. On peut perdre une vie temporaire pour garder celle celle qui est définitive. C'est ce qui nous arrive lorsque nous perdons une dent de lait celle-ci meut et tombe pour faire place à la dent adulte, à la dent définitive. Alors, dans notre vie, sachons faire grandir ce qui est durable, ce qui adulte et oublions ce qui est temporaire, ce qui est enfantin. 

 

"Celui qui veut être mon disciple, qu'il me suive". Le chemin que Jésus nous indique est celui qu'il a pris par sa passion. Marchons avec lui sur ce chemin de service. Pour aller dans un pays inconnu ou dans un pays difficile il faut un bon guide. Avec Jésus, nous marcherons sur le chemin du don de soi qui est aussi le chemin du bonheur.

Soyons serviteur à la suite du serviteur Jésus.

Amen. 

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Homélie du 22 mars 2015

JÉSUS nous dit trois choses. 

"Si le grain de blé ne meurt, il reste seul". Jésus utilise cette belle image pour parler de sa mort. Elle est semblable à un grain de blé qui germe. L'écorce du grain se fissure pour laisser le germe se développer. N'avons-nous pas nous aussi à fendre nos carapaces, nos protections, nos armures pour laisser s'épanouir en nous cet élan vital qui nous habite. Ouvrons notre cœur, ouvrons nos esprits et notre âme pour grandir en humanité et dans la foi. 

Le germe peut grandir en se nourrissant des vitamines contenues dans le grain. Puisons notre force vitale en nous-mêmes pour grandir. Il faut se faire confiance, il faut croire en soi pour s'épanouir.

 

"Qui perd sa vie, la garde pour la vie éternelle". Cette affirmation est paradoxale. Comment peut-on garder sa vie en la perdant ? Jésus dit qu'il existe deux sortes d'existence : celle qui est provisoire et celle qui est éternelle. On peut perdre une vie temporaire pour garder celle celle qui est définitive. C'est ce qui nous arrive lorsque nous perdons une dent de lait celle-ci meut et tombe pour faire place à la dent adulte, à la dent définitive. Alors, dans notre vie, sachons faire grandir ce qui est durable, ce qui adulte et oublions ce qui est temporaire, ce qui est enfantin. 

 

"Celui qui veut être mon disciple, qu'il me suive". Le chemin que Jésus nous indique est celui qu'il a pris par sa passion. Marchons avec lui sur ce chemin de service. Pour aller dans un pays inconnu ou dans un pays difficile il faut un bon guide. Avec Jésus, nous marcherons sur le chemin du don de soi qui est aussi le chemin du bonheur.

Soyons serviteur à la suite du serviteur Jésus.

Amen. 

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Homélie du 15 mars 2015

JÉSUS est élevé de terre pour donner la vie éternelle. Sa croix est un signe visible pour tous les hommes.

 

Signe d'amour. C'est bien par amour que Dieu, le Père, a envoyé son fils unique dans le monde. C'est amour s'est manifesté sur la croix, car il n'y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ceux qu'on aime. Rendons grâce pour cet amour.

 

Signe d'espérance. Ce signe est celui d'un salut immense. Autrefois, les Hébreux étaient guéris de la morsure des serpents. Avec Jésus, nous sommes guéris de la mort en ayant accès à la vie éternelle. Il y  a une condition à cela : la foi. Oui, c'est la foi de celui qui saute dans l'avion espérant que son parachute s'ouvre pour éviter qu'il ne s'écrase au sol. C'est la foi d'Indiana Jones qui doit franchir un canyon pour accéder au saint Graal  (cf. 

Indiana Jones et la Dernière Croisade). 

 

Signe de lumière. Nous sommes attirés vers la lumière de la vérité. Cette vérité est faite sur nous-même, où nous découvrons la grandeur de notre nature humaine, mais aussi les limites de nos actes. La lumière de la vérité viennent aussi de Dieu qui nous révèle nos motivations, notre recherche du bien. 

Découvrons l'amour de Dieu pour nous.

Amen. 

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Homélie du 8 mars 2015

JÉSUS donne un signe à ses interlocuteurs, le signe de sa résurrection. 

 

C'est un signe d'espérance. Souvent Jésus réalise le signe immédiatement en guérissant un malade ou en multipliant les pains. Aujourd'hui, le signe donné est pour plus-tard : "Détruisez ce temple et en trois jours je le relèverai". Entrons dans l'espérance chrétienne que nous donne Jésus. On parle souvent de déclin, de guerre, de décroissance. Jésus nous parle de la vie qu'il donne, du Royaume qui grandit. Ne regardons pas les pierres de nos temples humains, mais le corps vivant du Christ, l'Eglise pleine de vitalité. Notre force n'est-elle pas cette espérance ? Faire le bien est à la portée de beaucoup d'hommes mêmes athées. L'espérance est le propre du croyant.

 

C'est un signe de pardon. Les animaux chassés du Temple servaient aux sacrifices d'action de grâce et pour les péchés. Jésus, par son offrande, récapitule tous les sacrifices en sa personne. C'est par lui que le pardon est offert. Tous les péchés sont pardonnés, même les assassinats. 

En se relevant d'entre les morts, Jésus restaure toutes choses et permet un pardon large et généreux. C'est lui qui en sa personne répare le mal commis par les hommes. Accueillons largement l'amour de Jésus pour pouvoir à notre tour pardonner aux autres. Le pardon évite les procès sans fin. Le pardon contribue à l'apaisement de la société. 

 

C'est un signe de foi. Beaucoup crurent en lui. Les sacrements de l'Eglise sont des signes pour notre foi. Les sacrements découlent tous de la résurrection de Jésus. Chaque fois que quelqu'un croit, Jésus se relève. 

 

Progressons sur le chemin de la foi.

Amen. 

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Homélie du 1er mars 2015

Jésus est transfiguré devant ses disciples. Il nous montre, de cette façon, la gloire qu'il réserve aux croyants.

 

Jésus est beau. De nos jours, les industriels proposent beaucoup de produits de beauté pour le visage ou pour le corps. C'est agréable pour tout le monde et c'est justifié de prendre soin de son corps. Cependant, il ne faut pas limité la beauté à la beauté extérieure. Jésus est beau, car sa nature profonde, son intériorité transparaissent lors de la transfiguration. La foi, l'amour, l'espérance sont capables de nous embellir. Lorsque nous sommes rayonnants, nous devenons encore plus beau. Développons en ce carême la beauté intérieure visible qu'avec le cœur.

 

La beauté de Jésus passe par la souffrance. Jésus est transfiguré quelques jours après avoir avoir annoncé sa mort prochaine. Notre société combat la souffrance, et les progrès de la médecine sont une bonne chose. Cependant, parfois, la société refuse toutes formes de souffrance. Ce qui est excessif. On sait que le don de soi s'accompagne de souffrances. Les sportifs, les mères de familles, les travailleurs savent que les progrès sont le fruit d'un travail fatiguant et parfois douloureux. Jésus montre à ses disciples que sa gloire passe par la passion, par le don de sa vie. Monter sur la montagne demande un effort, mais de là-haut la vue est plus belle.

 

Jésus est jeune. La jeunesse est une forme de beauté. Les industriels nous proposent des produits pour combattre la vieillissement. C'est important et normal d'entretenir son corps. Cependant, cette recherche de la jeunesse et de la performance est souvent un refus de la réalité de la mort. Jésus nous propose le chemin de l'éternité qui exclut tout vieillissement. Qu'est-ce 100 ans face à l'éternité ? Nous ne voyons que notre vie terrestre pour elle-même. En réalité, elle n'est qu'un moment de notre vie totale, qu'une étape de notre vie de croyant. Il y a une autre vie, plus belle et plus longue, que le Seigneur nous promet. En ne voyant que la vie matérielle et terrestre nous ne voyons que le  vieillissement des corps, que  la fin inéluctable de notre monde. En entrant dans la vie spirituelle, dans la vie de l'âme éternelle, nous découvrons l'éternel jeunesse de notre personne. Notre âme et notre cœur ne vieillissent jamais. 

 

Accueillons la beauté que Dieu nous donne.

Amen. 

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Homélie du 22 février 2015

Jésus passe quarante jours dans le désert.

 

Il est loin du bruit de la ville et de la vie. Jésus se retire pour entendre et écouter Dieu lui parler. Certains ont besoin d'entendre en permanence de la musique ou une voix. La télévision ou la radio marche constamment. Ce temps de carême peut-être le temps d'un peu plus de silence pour écouter Dieu.

Jésus est face à lui-même. Ce silence lui permet aussi de s'écouter, de connaître ses aspirations et ses désirs. Il est là pour réfléchir sur son orientation de vie et de ministère. N'ayons pas peur d'être face à nous-même, face à nos grandeurs et à nos limites.

Jésus vit au milieu des bêtes sauvages. Le désert est un lieu de combat. Jésus n'est pas là pour tuer des lions ou des fennecs, mais pour vivre parmi eux. Dans le cirque, c'est le rôle du dompteur. Il domine l'agressivité du fauve. Pendant ce carême, ne désertons pas les lieux de combat mais sachons juguler les forces du mal.

Les anges le servaient. Jésus expérimente la désolation du désert et la consolation de Dieu. Saint Ignace nous explique que la vie spirituelle est faite de consolations et de désolations. Soyons fermes dans chacune des situations. Sachons profiter, pendant ce carême, de la tendresse du Père pour traverser les moments plus difficiles.

Bon carême à tous.

Amen.

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Homélie du 15 février 2015

JÉSUS proclame la bonne nouvelle en guérissant un lépreux.

 

"Je le veux". Par ses mots et par ses gestes, Jésus montre sa compassion envers le malade. Il ne se situe pas dans la dimension du pouvoir, de la capacité à guérir mais dans celle de l'empathie. La science moderne parfois montre sa puissance, mais sa technique est froide, anonyme. Le médecin doit se montrer humain dans son utilisation. Face à la vulnérabilité du malade, il faut montrer notre vulnérabilité en faisant comprendre que nous sommes touchés par le malade. Se laisser toucher sans se laisser submerger par les sentiments. Par la compassion, on souffre avec le souffrant. Mais l'empathie est la compréhension de la douleur. 

"Va te montrer aux prêtres". Jésus guérit le lépreux, mais il a besoin de lui pour témoigner de la bonne nouvelle à Jérusalem. Jésus rend service, mais aussitôt il demande un service à l'homme qui vient de guérir. Il est important que ceux qui sont aidés puissent rendre des services pour ne pas tomber dans l'assistanat. La personne vulnérable peut rendre des services matériels, mais aussi elle fait grandir les soignants. Il est important qu'elle le comprenne et qu'elle entende la gratitude des aidants.

"Donne pour ta purification". Jésus n'est pas un gourou qui cherche les honneurs dus à ses miracles. il invite les bénéficiaires de sa bonté à se tourner vers le Père, à aller au Temple de Jérusalem. Il est beau lorsque, par le chemin de la vulnérabilité, on découvre la grandeur de Dieu. Il est important dans une société où l'on vit de plus en plus vieux de découvrir la beauté et les grâces de chaque âge. La jeunesse est belle, mais elle se vit dans la contrainte de l'obéissance. La vieillesse est belle ; elle se vit dans l'obéissance à son corps. Même si les capacités physiques diminuent, la capacité à aimer peut toujours grandir. C'est en franchissant les obstacles que l'amour grandit. 

Soyons plein d'empathie.

Amen. 

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Homélie du 8 février 2015

JÉSUS proclame la bonne nouvelle en guérissant beaucoup de malades.

 

Il montre qu'il est au service de tous les hommes. En allant vers ce qui est le plus faible, Jésus veut montrer sa volonté de sauver tous les hommes. Lorsqu'on coupe un gâteau, on enfonce le couteau jusqu'au fond du plat pour couper de la pâtisserie dans toute son épaisseur. Si on n'enfonce que légèrement le couteau, on risque de ne prendre que la crème du dessus. 

Jésus se met au service de la belle-mère de Pierre en la faisant se lever. Il faut beaucoup de délicatesse et d'attention pour lever un malade. C'est ce que fait Jésus. Il nous prend la main. 

Il est le sauveur de tous les hommes en allant de villages en villages. Jésus va à la rencontre de tous les hommes, de tout le pays. Il veut parler avec tous et se faire entendre de tous : les croyants et les païens, les pharisiens et les pécheurs, les enfants et les adultes, les prêtres et les laïcs.

 

Jésus est en sortie. Il va vers les autres, il marche vers les hommes, ne restant pas dans son confort matériel et intellectuel. Combien de fois on lui a posé des questions embarrassantes ? Il prend le risque de ne pas être bien accueilli, comme à Nazareth.

Il est sorti grâce à sa prière. Apparemment, Jésus sort pour prier. Ce n'est pas l'explication qu'il donne. Il est est sorti pour prêcher. Sa prière n'est que la préparation de sa mission. En effet, dans la prière, on sort de soi-même pour retrouver Dieu. Cela nous aide à sortir de nous-même pour rencontrer les autres. 

La prière prépare à la mission, car elle nous aide à regarder les hommes avec l'amour de Dieu. Dans sa prière, Jésus médite sûrement la parole de Dieu, l'histoire du salut où Dieu montre son grand amour envers son peuple. 

Comme le pape François nous y invite, soyons en sortie.

Amen. 

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Homélie du 1er février 2015

JÉSUS passait en faisant le bien. L'évangile de ce jour le montre bien.

 

Il fait le bien par sa prédication, par sa parole. Cette prédication fait du bien par sa nouveauté. C'est une bouffée d'oxygène pour les auditeurs qui n'entendent plus la même rengaine, le même discours convenu. En effet, Jésus n'ayant jamais été dans une école rabbinique a un langage qui lui est propre, un langage imagé. Tout ce qu'il a appris, c'est en allant chaque samedi à la synagogue, mais surtout dans sa famille auprès de Marie et de Joseph. Ses parents ne lui ont jamais fait de discours théologiques ou de grands enseignements sur la Bible : ils ont mise en pratique la parole de Dieu. Cet exemple vaut tous les cours de théologie. 

Son langage est nouveau, car il bouscule les cœurs et les consciences, comme le montre la réaction de l'homme possédé. Son autorité aide son auditoire à grandir.

Il fait le bien par son action de chasser le mal qui habite chez un homme. Le démon a sans doute senti le changement chez cet homme. Il s'est senti mal à l'aise, plus désiré. Alors, il se demande ce qu'il va devenir. Dans notre démarche de conversion, il faut d'abord renoncer au mal. Il faut que le mal n'ait plus d'emprise sur nous. Au jour de notre baptême, on renonce au mal et à ce qui conduit au mal. 

Cette renonciation ne suffit pas dans le cas de cet homme. il faut l'autorité de Jésus par chasser le démon. Le démon est chassé, mais pas détruit comme il le craignait. L'enfermement des démons, annoncé par l'apocalypse, n'est pas pour tout de suite. Nous vivons dans un monde où le mal est encore présent, où il a encore une influence. 

Il fait le bien en faisant naître un espoir dans son pays. Sa renommée se répand dans tous le pays. Ainsi, les Juifs peuvent relever la tête. Ils savent que Dieu fait quelque chose de nouveau. 

Amen

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Homélie du 25 janvier 2015

JÉSUS APPELLE ses quatre premiers disciples à le suivre sur le chemin de Palestine pour proclamer le Royaume de Dieu. 

 

Il appelle des frères qui pêchent au filet. Simon-Pierre ne pêche pas à la ligne, mais au filet. il attrape plusieurs poissons à la fois. Jésus a voulu, dès le départ de son ministère, former une équipe fraternelle autour de lui. 

Cette communauté permet de vivre déjà le royaume que le Seigneur annonce par sa prédication. Lorsque Jésus parle de l'amour du prochain, il sait de quoi il parle grâce à sa vie avec ses disciples : il les défend, il les encourage, il les reprend fraternellement. 

 

Les pêcheurs travaillent sur la mer. On sait que, dans un bateau, il faut s'adapter constamment à la mer. La mer est mouvante, elle est changeante. Lorsqu'elle est calme, il faut patienter. Lorsqu'elle est agitée, il faut prendre ses précautions. La vie communautaire doit s'adapter aux circonstances : la vie parfois paisible où tout le monde s'entend bien ; la vie parfois agitée de débats théologiques ou spirituels.

 

Les pêcheurs vivent sur un bateau. Dans un bateau, il faut avoir de l'équilibre. Équilibre, pour rester debout, alors que le bateau bouge sans cesse. Il faut s'adapter sans exagération pour ne pas amplifier les mouvements du bateau. Il faut une vie équilibrée sans excès.

Dans un bateau, l'équilibre se trouve aussi avec les autres occupants du navire. On ne doit pas tous se mettre du même coté au risque de chavirer. On remarque la diversité des disciples trouvés par Jésus : pêcheur indépendant, patron pêcheur avec des ouvriers, collecteur d'impôt, zélote... Dans l’Église, il faut trouver cet équilibre entre les différents courants spirituels et milieux sociaux.

Vivons heureux ensemble dans notre Église.

Amen.

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Homélie du 18 janvier 2015

JÉSUS EST L'AGNEAU DE DIEU,  nous dit Jean le Baptiste. Comment aide-t-il les disciples dans leur vie ?

 

"Ils vinrent et ils virent". Les deux disciples grâce à Jésus prennent de la distance par rapport à leur lieu de vie, à leur métier.  Ils ne sont plus dans l'urgence de leur tâche, mais ils se rendent disponible pour accueillir quelque chose et quelqu'un.

Savons-nous de temps et temps prendre du recul par rapport à ce que nous faisons à la maison, au travail, dans notre quartier ?

Les disciples voient la demeure de Dieu. On ne nous dit pas où elle est. On ne nous dit pas comment elle est. Cela veut peut-être dire que Jésus demeure en plusieurs lieux. Il demeure là ou nous prenons le temps de nous asseoir et de vivre en sa présence. Un père ou une mère  peut vivre en présence de ses enfants  à la maison, au travail, dans ses engagement associatifs.

Est-ce que je pars au travail avec Dieu ?

 

"Ils demeurèrent avec lui jusqu'au soir". Comment les disciples et Jésus ont occupé ce temps de cette rencontre ? On peut supposer qu'ils ont parlé ensemble et cette parole a changé André.

Il a découvert l'identité de Jésus. Cet entretien a permis de découvrir que le maître est le Messie.

Le pécheur est devenu missionnaire ; le disciple est devenu missionnaire. André a découvert un nouvel aspect de sa personne. C'est ce que l'on peut faire chez un psychiatre. On regarde et on parle de son histoire pour se découvrir. On dit ses joies et ses peines pour se connaître.

 

André présente Simon à Jésus. Le missionnaire provoque la rencontre et il ne fait pas de long discours. Le missionnaire s'efface devant le Messie. Ce qui persuade Simon, ce sont ce regard et cet appel.

Aider notre entourage à trouver Jésus. Certains le trouve dans le service, d'autres dans la parole de Dieu, d'autres dans la liturgie, d'autres dans la fraternité ecclésiale.

 

Demeurons en présence de Jésus.

Amen.

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Homélie du 11 janvier 2015 - Baptême du Seigneur

JEAN-BAPTISTE dans l'eau et Jésus dans l'Esprit. C'est le baptême que nous avons reçu.  Il est plus complet. Pourquoi ?

L'action de l'Esprit. La conversion prêchée par Jean le baptiste permet d'obtenir le repentir. C'est une bonne démarche nécessaire, mais ce n'est qu'une première étape. Nous le savons tous, par expérience, que le regret ne suffit à changer certaines mauvaises habitudes. Il faut se libérer de certaines chaînes, de certaines addictions. L'Esprit, qui était présent lors de la création, est capable de changer notre cœur et notre esprit pour que nous ayons un cœur nouveau et un esprit nouveau. Un cœur nouveau pour aimer ce qui est bien et bon et donc l'accomplir plus facilement. Un esprit nouveau pour discerner ce qui est bon et beau et ainsi faire les bons choix.

Vivre de son baptême, c'est vivre dans l'action de grâce du pardon reçu.

Le baptême dans l'Esprit fait de nous des fils. Le baptême de Jean concernait les serviteur de la Loi, les observants de l'Alliance. En Jésus, nous sommes devenus des fils. Notre obéissance est filiale. Elle est d'abord libre, volontaire. Elle est aimante, car nous accueillons l'amour du Père ; consciente, car nous savons tout des projets de Dieu.

Vivre de son baptême, c'est vivre en enfant de Dieu.

Le baptême nous invite à la conversion. Baptisés dans l'Esprit, nous ne sommes pas encore établis dans le bien. Nous savons corriger nos erreurs, mais dans les situations nouvelles, nous faisons, parfois, encore des erreurs. Notre baptême, qui nous a obtenu le pardon des péchés grâce à l'Esprit Saint, se prolonge dans nos démarches de conversion et de pénitence. Comme Jésus parti autrefois au désert après son baptême, nous luttons contre le mal tout au long de notre vie.

Vivre de son baptême, c'est vire dans le renouvellement constant de sa personne. 

Soyons des baptisés heureux.

Amen. 

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Homélie du 4 janvier 2015

LES MAGES cherchent le roi qui vient de naître.

Il n'est pas dans le palais du roi à Jérusalem ; il est dans un logis à Bethléem. Il n'est pas dans un lieu de pouvoir, un lieu de décision, mais il grandit dans une famille humaine, entouré de son père Joseph et de sa mère Marie. Il y apprend l'obéissance docile à ceux qui l'aiment. Il découvre le don de soi au près de ceux qui l'élèvent. Il apprend le service auprès de ceux qui servent Dieu de tout leur cœur.

Il ne vit pas dans les splendeurs d'un palais, mais dans une humble demeure. Il connait la splendeur de la bonté du cœur de ses parents. Il connaît la beauté des gestes du quotidien lorsqu'ils sont auréolés par l'amour du prochain.

Il ne grandit dans un milieu de jalousie et d'intrigues, mais il vit dans une famille où on sait accueillir tout le monde, les bergers comme les mages. 

Le roi qui vient n'est plus dans une étable, il est dans une maison. Il n'est plus l'homme de passage venu se faire recenser. Il a élu domicile dans la ville de son ancêtre David. Son étoile s'est levée et elle n'est pas prête de s'éteindre, car il n'est pas comme une étoile filante. Cette lumière luit encore aujourd'hui dans chaque église, devant chaque tabernacle. Il a fixé sa tente sur la terre. L'amour éternel de Dieu demeure parmi nous pour que nous ayons l'habitude de faire le bien, pour que la vertu grandisse en nos cœurs. 

Il est dans une maison accueillante où les mages ont apporté leurs cadeaux pour embellir la demeure du jeune roi et la parfumer avec la myrrhe et de l'encens, mais surtout de la bonté de leur cœur.

Ils virent l'enfant et sa mère. L'enfant vit encore avec sa mère. Les mages ne peuvent pas lui parler, ils ne peuvent communiquer qu'avec Marie. Jésus ne parle pas encore. Marie est celle qui peut expliquer qui est son enfant, comment il accomplit la prophétie de la prophétie de Michée. Elle donne les clés pour comprendre la révélation du Christ. Elle est la figure de l'Eglise qui, par son magistère, explique la Révélation de Dieu en son Fils, Jésus-Christ.

Louons Dieu qui demeure parmi nous !

Amen. 

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