Homélie du 28 décembre 2014 - Sainte Famille

EN CETTE FÊTE de la sainte famille, nous voyons comment Marie, Joseph et Jésus ont accomplit leur devoir de croyants.

"Selon ce qui est écrit dans la Loi". Ils obéissent à la Loi et rentrent ainsi dans la grande lignée des croyants, dans la descendance d'Abraham et de Moïse. Par la naissance, on entre dans une famille humaine ; par la foi, on entre dans la famille de Dieu. Par sa foi, Marie a su faire entrer Jésus dans le peuple élu. Jésus n'a pas appris seulement des rites partagés par tout un peuple : il est aussi entré dans la foi de ce peuple. Il a compris que ce n'est pas le geste en lui-même qui met en relation avec Dieu, mais le geste accompli avec foi. Nous faisons confiance en Dieu, comme Abraham, et Dieu nous répond par son amour. 

"Le père et la mère de l'enfant s'étonnait de ce qu'on disait de lui". Les enfants font évoluer la foi des parents. Marie et Joseph accomplissent un rite qui concerne Marie. Elle doit se purifier après son accouchement. Ce rite est bouleversé par la présence de Jésus qui est accueilli comme le sauveur par deux prophètes. Avec les enfants nous sommes obligés d'entrer dans une vision dynamique de la tradition. Nous ne cherchons pas à les enfermer dans les rites du passé, mais à actualiser, comme l'a fait le concile Vatican II, les gestes de nos ancêtres. Nos gestes constituent un héritage, mais aussi nous tourne l'avenir, comme Anne et Syméon étaient tournés vers la délivrance d'Israël. Le parcours de nos enfants n'est rarement, car la situation est différente, celui de nos enfants.

"L'enfant grandissait en sagesse et en grâce". Transmettre la foi ce n'est pas comme transmettre l'héritage d'une maison. C'est un bien immatériel. Dans ce processus de croissance dans la foi, il ne faut surtout pas oublier la grâce de Dieu. Ayons confiance en Dieu qui veille sur nos enfants.  Jésus a reçu sa foi de ses parents, mais aussi de Dieu lui-même. Les parents doivent être attentifs et émerveillés devant l'oeuvre du Seigneur dans le cœur de leur progéniture. Et, nous le savons : Dieu gratifie donne une dose de grâce différente à chacun de nos enfants, selon son plan de salut. 

Transmettons une foi dynamique.

 

Amen 

Homélie de la nuit de Noël 2014

NOUS AVONS pu lire ce beau récit de la naissance de Jésus grâce à Luc qui a écrit cette page d'évangile et à Marie qui a retenu tous ces événements dans son cœur. Grâce à sa mémoire, nous faisons mémoire de Jésus dans le culte eucharistique.

Qu'est que cela veut dire faire mémoire ?

 

On peut faire mémoire de la Grande Guerre en regardant des photos de cette époque ou par un jeux vidéo qui nous met dans le contexte de cette époque. Les photos sont utiles et nous apprennent beaucoup de chose sur l'époque. Nous pouvons devenir savant sur cette époque. Cela ne change rien à notre comportement. Le jeu vidéo en me mettant dans la situation de l'époque me permet de comprendre la dureté de la guerre, mais aussi m'apprend le courage, la persévérance, la sagacité, les réflexes.

Aujourd'hui, immergeons nous dans la crèche pour ressentir l'humilité du Fils de Dieu, qui est complètement dépendant de ses parents, l'ouverture de cœur du Fils de Dieu, qui sourit aux bergers venus le voir dans son humble mangeoire. 

 

Le jeux vidéo comporte plusieurs niveaux qu'il faut franchir les uns après les autres. On ne comprend  vraiment le jeu qu'à la fin du jeu. La naissance de Jésus est la première étape de sa vie. Très belle étape qui ne se comprend vraiment que si nous suivons Jésus jusqu'à sa mort et sa résurrection. Il est vraiment dommage que beaucoup de baptisés ne viennent que devant la crèche, et ne finissent par le parcours mémoriel de la vie de Jésus par sa résurrection. Ils ne comprennent pas totalement le mystère de Jésus.

 

Que notre mémoire nous fasse entrer dans le mystère de Noël !

 

Amen. 

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Homélie du 21 décembre 2014

APRES la visite de l'ange Gabriel, Marie est devenue enceinte de Jésus.

Que retenir de cette grossesse ?

 

Jésus fait sa place dans le ventre de Marie. Le ventre de la vierge s'arrondit. Pour nous aussi, Jésus doit trouver sa place dans notre vie, à l'intérieur de notre vie. 

 

Marie nourrit son enfant. Pour cela, elle doit manger pour deux. Or, la nourriture de Jésus c'est de faire la volonté de son Père. Marie a donc nourrit son fils par la nourriture terrestre et par son obéissance à la Loi. 

  

Marie porte l'enfant dans ses entrailles. De cette façon, elle le protège et le soutient dans sa vulnérabilité. Nous devons aussi porter le corps du Christ qui est l’Église, se soutenir les uns les autres.

 

L'enfant bouge dans le ventre de Marie. Il y a une communication entre la mère et l'enfant. Notre vie de prière est une prière intérieure. Nous communiquons avec Jésus qui habite notre cœur, notre âme. 

 

Accueillons Jésus à la manière de Marie.

 

Amen. 

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Homélie du 14 décembre 2014

LES SCRIBES cherchent à savoir l'identité de Jean Baptiste. C'est une question très actuelle à l'heure des selfies, des blogs sur internet et du brassage culturel.

Voyons comment le précurseur se définit.

"Je ne suis pas le Messie."  Jean-Baptiste se définit d'abord négativement par modestie. Il sait ce qu'il n'est pas : le sauveur attendu par le peuple d'Israël. Ayons cette même modestie pour reconnaître nos limites, voir nos insuffisances. 

"Je suis la voix." Jean-Baptiste sait qui il est grâce à la parole de Dieu, grâce à la parole du prophète. Il se définit par rapport à Dieu. Il sait qu'il n'est qu'un envoyé, un messager.

Nous, comment nous définissons-nous d'abord ? Par rapport à notre pays ? Par rapport à notre famille ou comme enfant de Dieu ? Notre dignité tient avant tout à notre baptême. C'est le plus beau titre de gloire. le prince Albert de Monaco a beaucoup de titres de noblesse. Pourtant, comme nous tous, il est un enfant de Dieu. 

Le précurseur reconnaît aussi l'unicité de sa mission. Il dit bien "Je suis la voix" et non "Je suis une voix qui crie dans le désert'" Cette unicité de sa mission ne fait pas pour autant de lui un orgueilleux. Il a la modestie de ceux qui se savent envoyés par le Père.

"Celui qui vient derrière moi." Jean-Baptiste situe sa mission dans le temps. Sa mission précède celle de Jésus. Il ne connaîtra pas la gloire de voir les miracles de Jésus, ni d'entendre sa prédication. Pourtant, il se réjouit de sa mission. Il est bien avec son époque. 

Et nous, sommes-nous heureux de vivre en 2014 ? C'est une époque qui peut poser un robot sur une comète. C'est aussi une époque qui connaît la guerre et le chômage de masse. Comme le précurseur, soyons heureux de la venue de Jésus dans la gloire dans quelque temps.

Soyons heureux d'être enfant de Dieu.

Amen. 

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Homélie du 7 décembre 2014

"Préparez le chemin du Seigneur" proclame Jean Baptiste dans le désert.

Que retenir de cette consigne ?

 

Quelle est la largeur du chemin ? Il existe plusieurs sortes de chemin : les sentes pour un animal, les sentiers de randonnée pour les promeneurs, les chemins d'exploitation pour les tracteurs, les routes et les auto-routes. Déterminer la largeur du chemin, c'est se demander quelle place prend le chemin du Seigneur dans notre vie. Une place restreinte ou importante ? Une place occasionnelle ou régulière ?

 

Quel est le confort du chemin ? Une sente n'a pas le même confort qu'un chemin d'exploitation qui doit supporter le passage des tracteurs. Notre chemin vers Dieu est-il à toute épreuve ? Pour cela, il faut creuser et empierrer le chemin. Cela nécessite d'accueillir Dieu au fond de notre cœur, dans nos profondeurs. Notre foi ne doit pas être de surface. 

 

Le chemin. Ce chemin est unique. Il est le même pour tout le monde. Tous ensemble, en Eglise, nous facilitons le chemin des hommes vers Dieu. Qu'est-ce qui aide les gens à aller vers Dieu ?  Tout d'abord, l'exemple de notre bonté et de notre justice. Un langage simple accessible à tous pour parler de Dieu. 

 

Ensemble préparons le chemin du Seigneur.

Amen.  

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Homélie du 30 novembre 2014

AUJOURD'HUI, en ce premier dimanche de l'Avent, Jésus nous demande à tous de veiller. Pour en expliquer l'importance, il nous raconte l'histoire d'un portier.

Que nous dit cette histoire ?

Le portier veille car la porte reste ouverte. Il n'y a besoin de veilleur que dans les lieux qui restent ouverts comme les hôtels, les casernes, les parkings. A la maison, nous n'avons pas de veilleurs, car nous fermons la porte à clefs et nous allons nous coucher. Donc, en nous demandant de veiller, Jésus nous demande d'être toujours ouverts pour l'accueillir, mais aussi pour accueillir les autres. Notre église doit être accueillante pour les jeunes qui découvrent la foi par la catéchèse, pour les jeunes qui demandent le baptême, pour les jeunes qui demandent le mariage à l'église, pour les migrants qui frappent à la porte de notre pays, comme l'a souligné le pape François lors de sa visite au parlement européen. Ce n'est pas seulement de la responsabilité du prêtre, mais de celle de toute la communauté.

Le portier doit être accueillant, mais aussi vigilant. Il ne doit pas laisser entrer un voleur ou un casseur. La violence ou le mal ne doit entrer dans l'Église, dans notre vie. Soyons attentifs, par exemple, à ce que nous regardons à la télévision ou sur internet. 

Pour être accueillante, la maison doit être entretenue. Parfois, les parents ont du mal à entrer dans la chambre de leurs enfants tellement la pièce est encombrée de jouets ou de divers matériels. On peut difficilement entrer dans une pièce délabrée. C'est pourquoi, en plus du portier, le maître de maison donne des consignes à ses serviteurs qui entretiennent le bâtiment : travaux, nettoyage, entretien du jardin. Il faut que tout soit propre et en bon état pour l'arrivée du maître de maison. Les chrétiens, doivent entretenir leur foi et leur charité. Il ne doivent pas se reposer sur leurs lauriers.

Veillez. Les disciples n'ont pas pu veiller avec Jésus pendant une heure dans le jardin de Gethsémani. Qu'est qui nous maintient éveiller ?

L'inquiétude ? C'est le cas des parents qui attendent que leur enfant rentre de boîte de nuit.

La peur ? Cela arrive lorsque que nous entendons un bruit étrange la nuit.

La curiosité ? C'est ce que font ceux qui attendent une éclipse de lune ou une étoile filante.  

Le plaisir ? Nous sommes prêts à danser toute la nuit lors d'un mariage.

L'amour ? L'amoureux attend sans défaillir le bien aimé qui revient de voyage dans la nuit.

Dans quels états d'esprit sommes-nous dans l'attente de la venue de Jésus dans la gloire ? Avons-nous peur de son jugement ? Sommes-nous curieux de savoir à quoi il ressemble ?

Ou l'attendons nous comme un amoureux attend son bien aimé? 

Que notre attente soit amoureuse.

Amen. 

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Homélie du 23 novembre 2014 - Christ-Roi

JÉSUS, encore une fois, nous parle de sa venue dans la gloire. Ce qui signifie qu'il est absent jusqu'à cette venue de la fin des temps. Or il parle de sa présence auprès des plus démunis, des nécessiteux. "Quand t'avons vu avoir faim ou soif ?", demandent les hommes au Seigneur. "J'étais présent au milieu de mes frères qui souffrent" répond Jésus. C'est ainsi que Jésus accomplit sa promesse : "Je suis avec vous tous les jours jusqu'à la fin des temps".

Dans cet évangile, Jésus nous parle de sa royauté qui se manifeste par un jugement. Durant sa vie terrestre, Jésus a été un législateur en donnant la Loi nouvelle sur le mont des béatitudes. A la fin des temps, il sera le juge de toute l'humanité. En cumulant ces deux pouvoirs, il se montre roi. Mais cette royauté se diffuse car il a des serviteurs qui sont chargés de ses bienfaits. Nous sommes invités à le servir dans les pauvres.

Dans le royaume des cieux, il n'y a pas de place pour l'indifférence. Alors durant notre vie terrestre nous devons être attentifs aux autres. Pour que le ciel ne soit rempli par une foule mais par une communauté, il faut y accueillir uniquement ceux qui sont solidaires.

Autrefois, Jésus a nourri le foules au désert. Aujourd'hui, c'est à nous de leur donner nous même à manger. On sait que l'agriculture produit assez de nourriture pour les 7 milliards d'êtres humains. Ce qui fait défaut c'est une bonne organisation de la société. Pour cela, Jésus ne fera pas miracle; il compte sur nous. Il a confiance en nous. Et nous ? Croyons-nous en la générosité de l'humanité ?

 

Fêtons notre roi dont le royaume grandit chaque jour.

Amen             

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Homélie du 16 novembre 2014

JÉSUS parle de sa venue. Par cette parabole, il nous dit  qu'il ne faut pas rester inactif. Il faut se préparer à rendre des comptes au Seigneur.

"J'ai eu peur". Le mauvais serviteur est paralysé par la peur ; alors, il cache le talent dans la terre. il se fait une image terrifiante du maître : un exploiteur, celui qui ramasse là où il n'a pas semé. Au contraire, nous pensons que Dieu est miséricordieux, que son jugement sera clément. Ce n'est pas un examen où il faut avoir au moins 10/20. Les deux serviteurs n'ont pas au final la même somme. Pourtant, il sont récompensés. C'est une évaluation en fonction de la mise de départ. Nous devons faire notre examen de conscience dans cet esprit là : comment avons-nous avancer avec notre mise de départ ?

"Mettre à la banque". Il faut faire fructifier ses talents en les mettant à la banque. Cette fructification est une oeuvre collective. Beaucoup de personnes nous aident sur le chemin de notre vie : parents, enseignants, collègue de travail, conjoint, prêtre, Dieu..... Cela demande de partager sa vie de foi avec d'autres.

"Serviteur bon et fidèle". Le premier serviteur se met aussitôt au travail. C'est une bonne chose. Pour faire fructifier son talent, il faut du temps. C'est pour cela que les bons serviteurs sont aussi qualifiés de fidèles.

Que Dieu fasse grandir nos talent !

Amen.             

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Homélie du 9 novembre 2014

JÉSUS chasse les vendeurs du Temple. Par ce geste, il indique que le culte va être modifié par sa mort et sa résurrection.

Quels changements a-t-il opéré ?

La fin des sacrifices d'animaux. Les chrétiens n'offrent plus d'animaux en sacrifice car en Jésus tous les sacrifices de la première alliance sont accomplis. Nous offrons seulement le pain et le vin fruit de la terre et du travail des hommes. Est-ce tout ce que nous offrons ? Nous offrons aussi notre personne à Dieu pour être transformés comme le pain devient le corps du Christ. Ainsi, la religion chrétienne est une religion du cœur.

Détruisez ce Temple. Le lieu de culte est modifié en Jésus Christ. Dans le Temple de Jérusalem, le saint et le saint des saints, lieu de la présence de Dieu, était dans un bâtiment à part, un lieu fermé aux fidèles. Aujourd'hui, le tabernacle est visible de tous les chrétiens. Il y a donc une plus grande proximité avec Dieu que nous recevons dans notre cœur. Nous devenons ainsi un lieu de la présence de Dieu ; nous sommes le Temple de l'Esprit Saint.

Il jeta à terre la monnaie des changeurs. Les prêtres ne voulaient pas que l'argent des Romains entrent dans le Temple car ils considéraient cet argent comme impurs. Avec, Jésus, la pureté rituelle est abolie pour ne conserver que la pureté morale. Nous sommes invités a recevoir le corps du Christ dans une cœur bon.

 

Amen.

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Homélie du 2 novembre 2014

AUJOURD'HUI, nous commémorons tous les fidèles défunts. Honorer les morts est dans toutes les cultures. Quel est la spécificité chrétienne ?

Ce n'est pas un culte des ancêtres. Le culte des morts a été longtemps familiale dans la maison ou sur les tombes. L’Église prient pour les morts dans une église. On ne construit pas un autel pour ses morts, mais on prie pour tous les morts, ceux du monde entier. Notre famille est d'abord la grande famille des baptisés. Nous prions ceux sont enterré dans cette paroisse comme ceux qui sont mort loin d'ici. Nous prions pour ceux que nous connaissons personnellement, comme pour un chef d"Etat ou un chanteur qui vient de mourir.

Ne pas vivre avec des fantômes. Nous pensons aux défunts dans la perspective de les revoir un jour dans la maison du Père. On n'est pas nostalgique ; nous nous préparons à une rencontre avec ceux qui nous ont précédé sur le chemin du ciel. Nous évoluons. Ils évoluent aussi par la purification opérée par le Christ. Nos défunts sont resplendissants de la gloire de Dieu. Ils sont pleinement enfants de Dieu. Comme un adulte est différent de l'enfant qu'il était tout en lui ressemblant, de même les défunts sont maintenant différents de ce qu'ils étaient quand nous les avons connus.

Prier en même temps que nos défunts. Nos défunts célèbrent la liturgie céleste. Nous célébrons notre liturgie sur la terre. Nous prions le même Dieu ; nos louanges sont simultanées. Au cimetière, nous pensons à son corps promis à la résurrection de la chair. A l'église, nous pensons à leur âme qui voit Dieu face à face. Deux lieux pour penser aux défunts. Deux manières d'y penser aussi.

Que notre prière soit pleine d'espérance.

Amen.             

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Homélie du 1er novembre 2014 - Toussaint

NOUS FÊTONS aujourd'hui tous les saints. Parlons de l'un d'entre eux : Saint Louis, né il y a exactement 800 ans cette année.

Il se souvenait de son baptême à Poissy. La gloire de la royauté et les richesses de sa cour ne lui ont pas fait oublier la grandeur de sa dignité de chrétien. Il aimait faire mémoire de son baptême au point d'embellir l'église de son baptême. Et nous, faisons -nous mémoire de notre baptême ? Le voyons nous comme un acte important et capital de notre vie ? C'est le début de toute notre vie chrétienne. C'est un très beau cadeau : le don de la vie éternelle.

Il vivait pauvrement au milieu de grandes richesses. Il admirait Saint François d'Assise. Alors il savait user avec modération des richesses de la cour. Il savait aussi partager servant lui-même à manger aux pauvres venus dans son château. Et nous, qui vivons dans un société de consommation, savons-nous user avec modération des biens que nous avons ? Savons-nous partager avec ceux qui ont moins ?

Il jugeait avec justice sous le chêne de Vincennes. Il avait le souci de la justice ne privilégiant personne, en ne favorisant pas les riches. Et nous, avons-nous ce souci de la justice ? Savons-nous prendre la défense des faibles?

Il a fait la guerre sans haine. Parti deux fois en croisade en Terre Sainte, il est resté une homme de dialogue. il a rencontré le sultan de l'époque. Il a su auusi arrêter de faire la guerre. Après son emprisonement en Égypte, il est revenu en France. Dans nos combats savons-respecter nos adversaires ? Savons-nous reconnaître nos défaites ?

Que Saint Louis nous aide à être de meilleurs chrétiens !

Amen.             

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Homélie du 26 octobre 2014

JÉSUS résume les 613 commandements de la Loi de Moïse en deux commandements seulement.

Tout la loi et les prophètes dépend de ces deux commandements. Ils sont une application de l'amour de Dieu et du prochain. La lecture du livre de l'Exode, que nous avons entendu en première lecture, donne des exemples de charité envers le prochain, envers l'étranger, envers le pauvre. Donc,  dans toutes nos actions cherchons à aimer notre prochain et notre Seigneur.

Ces deux commandements sont semblables. Jésus ne fait pas que résumer la Loi de Moïse : il dit quelque chose de lui-même. Aimer Jésus, c'est aimer l'homme-Dieu. En sa personne, les deux commandements de l'amour sont unis. En lisant l'évangile, nous aimons Jésus pour ses actes de puissance qui montre sa divinité (miracles, pardon) et pour ses actes humains (compassion, simplicité). C'est l'avantage du christianisme. En croyant au Fils de Dieu fait homme, nous ne pouvons pas normalement aimer Dieu au détriment des hommes. Aimer Dieu nous fait aimer les hommes créés à l'image de Dieu. Si nous aimons les hommes imparfaits et visibles, nous pouvons plus facilement aimer Dieu qui est parfait et invisible.

L'amour de Dieu est le premier commandement. Les deux commandements sont semblables, sont égaux. Pourtant, il y a un premier et un second. Premier, car à la source de l'un il y a l'autre, comme l'école primaire jette les bases de l'école secondaire. Nous sommes invités à puiser à la source infini de l'amour de Dieu la capacité d'aimer notre prochain. Comme un verre sous une fontaine va déborder et l'eau se répandre autour du récipient, l'amour de Dieu doit déborder autour de nous pour se déverser dans notre entourage.

Grandissons dans l'amour.

Amen.

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Homélie du 19 octobre 2014

Nous sommes ici dans cette Eglise pour rendre à Dieu ce qui est à Dieu. Notre culte est une action de grâce pour tout ce que nous avons reçu de Lui : la création, la vie, la foi, la charité, l'espérance... Nous avons conscience que nous ne sommes que les gérants de ces grands bienfaits. Nous sommes conscients que nous ne pouvons pas garder pour nous seuls ce trésor de la foi. Il faut le faire partager dans le respect des personnes. Cette journée mondiale des missions nous le rappelle fortement.

Cette action de grâce s'accompagne d'une offrande. Nous trouvons normale que le culte se concrétise aussi par une quête. Elle a une fonction pratique : donner les moyens à l'Eglise d'ici ou d'ailleurs de remplir sa mission d'évangélisation ; mais elle symbolise aussi l'offrande de notre personne à Dieu, matérialisé dans l'offrande du pain et du vin.

Comme nous rendons à Dieu ce qui est à Dieu, Jésus nous demande de rendre à César ce qui est à César. Il dit en cela à cause de l'effigie gravée sur les pièces romaines. C'est César qui les met en circulation, c'est à César qu'elles retournent. Les citoyens ne sont que des gérants de cette monnaie. Nous sommes que des gérants de nos biens. Gérants de la nature, de la création que nous empruntons à nos enfants. Gérants de nos salaires, que nous avons certes gagner à la sueur de nos fronts, mais qui doit être utilisé à bon escient pour nos familles, pour les pauvres. L'Eglise ne cesse de proclamer la destination universelle des biens qui doivent servir au bien commun. Gérants et citoyens, car nous payons des impôts qui servent à financer les missions de l'Etat. C'est souvent douloureux,  mais il ne faut jamais oublier la dimension de partage, de solidarité qui existe dans notre contribution citoyenne. En tant que chrétien, ne doit-on voir cette dimension de partage ?

Y pensons-nous lorsque signons un chèque au trésor public ?

En ce moment, l'Etat réfléchit à une nouvelle redistribution des recettes fiscales. Il le fait par nécessité. Je voudrai aujourd'hui souligner un des aspects de cette redistribution : les aides sociales. Nous trouvons l'Etat soit trop généreux, soit trop pingre... en fonction du regard que nous portons sur la pauvreté. La journée du refus de la misère nous a invité à réfléchir sur cet aspect là. Ne voyons-nous que des profiteurs ? Ne voyons-nous que des incapables ? Avons-nous une perception de la complexité du problème qui est causé par beaucoup de facteurs ?

Bref, n'oublions jamais la dimension sociale de l'argent.

Amen.

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Homélie du 12 octobre 2014

Jésus compare le Royaume à une invitation.

 

"Venez au repas de noce." Chaque dimanche, les cloches des églises sonnent pour inviter les croyants à se rassembler. Il faut laisser ses occupations, quitter son champ ou son commerce. Il faut sortir de chez soi. Avons-nous toujours le courage, quand la santé est là, de faire les quelques kilomètres qui nous séparent de la communion ? On se déplace lorsque c'est nécessaire, lorsque c'est important : pour voir ses parents, pour faire ses courses, pour aller chez le médecin, pour rendre visite à des amis, pour fêter un anniversaire. Aller à la messe c'est tout cela : c'est voir un parent,  car Jésus est notre frère ; c'est faire ses courses, car Jésus est la vraie nourriture ; c'est allez chez le médecin, car Jésus nous pardonne ; c'est rendre visite à un ami, car Jésus est notre ami ; c'est fêter un anniversaire, car le dimanche nous célébrons la résurrection du Christ.

"Les méchants comme les bons." A une noce, on invite sa famille. Dans la parabole, ce sont eux qui ne sont pas dignes de l'invitation. Alors, les serviteurs invitent des inconnus, des méchants, comme des bons. Ces inconnus marchent vers la salle des noces, mais aussi vont faire en sorte d'être dignes de l'invitation. Le cheminement les transforme. Allez à la messe, c'est une cheminement. Petit à petit, nous devenons meilleurs, apprenant à laisser notre commerce, nos habitudes. Nous devenons meilleurs en nous ouvrant aux autres, même aux inconnus.

"Le vêtement de noce." A la noce, on met de beaux habits. Avant de les revêtir, il faut se laver pour être propre. Une fois que nous sommes habillés, il faut faire attention à ne pas se salir. Le chrétien doit agir en chrétien, doit agir comme Jésus. Il faut faire attention à ses gestes, mais aussi à ses paroles et à ses pensées. C'est toute la personne qui doit être transformée par l'amour du Christ. Pour cela, parfois, nous avons besoin des autres : les parents, les éducateurs ou les amis.

Soyons dignes de l'invitation du Seigneur.

Amen.

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Homélie du 5 octobre 2014

La pierre qu'ont rejetée les bâtisseurs est devenue la pierre d'angle. Par ce verset du psaume 117, Jésus parle de la fondation de l'Eglise. L'Eglise est comparée à un bâtiment. Essayons de faire le plan de ce bâtiment.

 

Parlons des portes. Il faut se demander combien le bâtiment comporte de portes ? On remarque qu'il n'y a pas qu'un seul accès à l'Eglise. Certains sont attirés par les grands priants (sainte Thérèse d'Avila) ; d'autres par les hommes de charité (saint Vincent de Paul), d'autres par un pape (saint Jean-Paul II) ; ou d'autres par un père ou une mère de famille (M. et Mme Beltram Quatrocchi).

On pourrait mettre au moins 4 portes.

On peut se poser la question de la taille de la porte.  Jésus nous dit qu'elle est étroite la porte qui conduit au Royaume. Mais elle est aussi haute, car des géants de la sainteté y sont passés.

Enfin, ces portes sont toujours ouvertes. Il n'y pas de gardiens. On peut y entrer librement pour voir. Pour y demeurer, il faut faire la démarche du baptême.

Parlons des fenêtres. Lé bâtiment a des fenêtres, même si la lumière vient de l'Agneau de Dieu, comme le dit le livre de l'Apocalypse. Les fenêtres servent à avoir un regard sur l'extérieur. Ce sont de grandes baies vitrées qui permettent de contempler la beauté du monde et les belles actions des hommes. Le Fils de Dieu a trouvé le monde si beau qu'il est venu y habité pendant plus de trente ans.

Les fenêtres sont placées sur tous les côtés du bâtiment, car l'Eglise a pour vocation d'accueillir des hommes de tous les horizons, de tous les continents.

Parlons des communications. Dans nos maisons, nous mettons, de nos jours, un téléphone pour communiquer. L'Eglise essaie d'être en dialogue avec le monde et avec Dieu. Car l'Eglise ne veut pas s'isoler, mais aider la société toute entière dans la mesure où le monde veut entrer en dialogue avec elle.

Construisons l'Eglise suivant les plans ci-dessus.

Amen.

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Homélie du 28 septembre 2014

Jésus invite les chefs des prêtres et les anciens à réfléchir sur leur comportement. Que retenir de cela?

 

"Il n'y alla pas." Jésus met le doigt sur une contradiction entre la promesse et sa réalisation. Il invite les autorités religieuses de son époque à reconnaître leur insuffisance, leur manquement dans la pratique de la Loi. Faisons-nous  le point sur nos engagements : baptême, mariage, association, profession ? Faisons-nous le point tous les jours, tous les mois ou tous les ans ?

"S'étant repenti, il y alla." Comme le premier fils, nous n'arrivons pas tout de suite à tenir toutes nos promesses. Il nous faut du temps pour tenir nos engagements, pour être à la hauteur de nos engagements. Il y a une progressivité dans la réalisation de la volonté de Dieu. Sachons voir nos progrès et ne nous décourageons jamais.

D'autre part, l'obéissance demande de la réflexion. Ce n'est pas une obéissance aveugle que Jésus nous demande. Il faut entrer petit à petit dans le plan de Dieu. Savourons-nous la sagesse et la splendeur des commandements du Seigneur ? C'est la condition pour que notre obéissance soit une obéissance de conviction.

"Les publicains et les prostituées vous précèdent dans le royaume." Jésus met en valeur des personnes qui sont loin de la religion. Comme Matthieu, le publicain, le collecteur d'impôt, qu'il a choisi comme apôtre. Elles ont un temps d'avance sur les autres, mais la porte n'est fermée pour personne. Les chefs religieux peuvent encore se convertir.

Jésus ne doute de la conversion de personne. Tout le monde peut changer de vie, même les publicains qui travaillent pour le Romains. Aujourd'hui encore, il ne faut douter de la possibilité de conversion de personne au monde. Même un djihadiste, avec la grâce de Dieu, peut changer de vie.

Changeons chaque jour, pour progresser chaque jour.

Amen.

Homélie prononcée lors de l'installation du nouveau curé du Faouët.

Aujourd'hui, Jésus nous indique comment il embauche des ouvriers à sa vigne.

"Allez travailler à ma vigne." C'est la consigne donnée par Jésus. Il ne dit pas allez travaillez pour moi ou avec moi. Il demande d'entretenir sa vigne. C'est bien ce qui se passe dans une paroisse : les catéchistes, les comptables, les sacristains et tous les bénévoles travaillent non pour le curé, mais au service des paroissiens. Ils ne cherchent pas a faire plaisir au prêtre,  mais oeuvre au bien de la communauté chrétienne. C'est le sens profond du terme GAP : groupe d'animation paroissial. Au nom de leur baptême, des hommes et des femmes se mettent au service de leurs frères en suivant le modèle du Christ serviteur.

"Il en vit d'autres." Le maître de la vigne embauche par groupe, par équipe. Ce n'est pas un appel individuel. Dans la vie de la paroisse, la notion d'équipe est importante : équipe liturgique, équipe du CCFD, équipe de MCR, équipe du rosaire, équipe de fleurissement de l'église, équipe de visiteurs de malades. Travailler à la vigne demande un travail collectif avec ses avantages (soutien mutuel, efficacité) et parfois ses inconvénients (lenteur, tension ou même rivalité). Le GAP forme une équipe au service de la paroisse. Chacun des membres du GAP (Parole, Charité, Finance, Prière) s'entoure lui-même d'une équipe. Les réunions, qu'on peut trouver parfois trop nombreuses, sont fondamentales pour que l'esprit d'équipe existe et soit entretenu.

"Je suis bon." Les ouvriers, ayant subit le poids du jour et de la chaleur (on sait ce que cela veut dire dans un pays du Moyen Orient), oublient la bonté de leur patron. Oui, il ne faut jamais l'oublier : Dieu est bon. Dieu reste toujours bon, même s'il y a moins de prêtres, même quand il y a moins de première communion, même lorsque la société se sécularise. Dieu est bon, car il est toujours avec nous, nous comblant de sa douce présence. L'unique pièce d'argent donné à tous les ouvriers n'est-elle par le symbole du Dieu unique qui se donne à chacun d'entre nous ? Il y a une unique récompense. c'est le même ciel promit à tous, mais tout le monde ne l'appréciera pas de la même manière. Puisons donc notre force et notre ardeur au travail missionnaire dans la présence de Dieu. Trouvons-le dans la prière et dans les sacrements.

Bon courage à tous pour travailler à la vigne du Seigneur.

Amen 

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