Homélie du dimanche 23 avril 2017 (dimanche de la Miséricorde)

Huit jours après Pâques, nous sommes toujours dans la joie de la bonne nouvelle de la Résurrection. Nous voyons les apôtres découvrir la réalité de ce grand mystère. Jésus est un vrai passe-muraille.

Que retenir de ce pouvoir inouï ? 

 

Les portes étaient closent. Les apôtres sont enfermés dans la salle commune où Jésus avait célébré le repas de la Pâque. Ce n'est pas seulement le bâtiment qui était fermé, mais les personnes elles-mêmes. Leur intelligence était fermée : ils n'ont pas compris le message de l'ange transmis par les femmes venues au tombeau. leurs corps étaient fermés par la peur et la crainte des Juifs. 

Heureusement, le Seigneur est capable de franchir les murs. Il est capable de se manifester dans notre cœur, pour nous libérer de nos craintes et de nos incompréhensions. 

Rendons-grâce au Seigneur pour tous les blocages qu'il a fait disparaître !

 

Il souffla sur eux. Jésus transmet un pouvoir aux Apôtres : il donne celui de pardonner. Il le fait en soufflant sur eux. C'est la force qui entre en eux, qui franchit l'obstacle de leur corps. Jésus a accompli beaucoup de guérisons en touchant les corps, celui  des lépreux ou des aveugles. Jésus pardonne en touchant le cœur de son Esprit créateur. 

Les successeurs des Apôtres ne font pas de guérisons, mais pardonnent toujours. C'est sans doute le plus grand des miracles : la transformation des cœurs. Ce souffle est différent de notre respiration. Nous absorbons de l'oxygène et rejetons du gaz carbonique qui pollue notre atmosphère. Là, Jésus a fait l'inverse. Il a absorbé le mal et la mort, et nous donne le souffle de vie. C'est ce que font les arbres qui captent le gaz carbonique pour le transformer en oxygène. Oui, l'arbre de la croix est facteur de vie et de dépollution.

 

La vie en son nom. La fin ultime de la prédication de l'évangile est la vie éternelle. Mais peut-on garder pour toujours des hommes mauvais ? Non, bien sûr. Des populations à travers le monde veulent renverser les dictatures et les présidents à vie. On ne peut pas vivre durablement dans l'injustice. On ne peut souhaiter que la poursuite de démocratie juste et bonne pour tout le monde. 

Avant de nous donner la vie éternelle, Dieu veut nous rendre juste et bon à son image. C'est pourquoi la prédication de la Résurrection s'accompagne du pardon des péchés. 

 

Ouvrons-nous au monde nouveau que Jésus nous propose.

Amen.