Homélie du jeudi Saint 13 avril 2017

C'est dans la joie et la fête que nous célébrons l'institution de l'eucharistie. Nous nous souvenons du soir ou Jésus prit du pain et du vin et les partagea avec ses apôtres. Parmi tous aliments déposés sur la table, il prit seulement le pain et le vin et laissa de côté l'agneau pascal et les herbes amères. Analysons ce choix.

 

Le pain, un aliment non sanglant. Jésus laisse de côté l'agneau pascal, pour choisir le pain comme signe de sa mort et de sa résurrection. Le vrai agneau pascal sera livré le vendredi et sera immolé sur le bois de la croix. C'est la fin des multiples sacrifices par l'unique et vrai sacrifice de la passion. 

Jésus a parlé de sa mort comme comme d'un grain blé tombé en terre qui porte du fruit en abondance. Il meurt pour germer. Il est enseveli pour se multiplier. En choisissant le symbole du pain, Jésus souligne la fécondité de sa mort. 

 

le pain, un aliment transformé. Jésus laisse de côté les herbes amères que l'on coupe et sert sur la table. Il choisit un aliment élaboré, à base de farine de blé. C'est un processus qu'il engage dans sa passion. Un parcours qui a commencé par sa prédication, par cette semence de royaume qu'il a largement diffusé. Oui, c'est ainsi qu'il a parlé de son ministère avec la parabole du semeur. 

Le pain de nos eucharistie est fait de farine de blé, de la parole de Dieu qui a germé dans notre coeur. Ce pain est élaboré avec ce que Jésus fait et aussi avec ce que nous faisons. Il nous arrive de faire du pain avec plusieurs farines blé et seigle ou avoine et blé. Le pain eucharistique associe notre oeuvre et celle de Dieu.

 

Associons-nous à l'oeuvre de Jésus. Amen.