Homélie du dimanche 9 avril 2017

Nous avons entendu ce beau et sobre récit de la passion. 

 

Le guérisseur est devenu blessé. Jésus n'est n'est plus le thaumaturge qui a guéri tant de lépreux, mais un homme dont la peau est lacérée par de nombreux coups de fouet. Ce n'est plus l'homme qui guérit cette femme malade d'un flux de sang, c'est Jésus qui laisse couler du sang de son côté. Ce n'est plus le messie qui guérit le paralytique couché sur une civière, mais c'est le roi qui est immobilisé sur le bois de la croix.

 

Il a été couronné d'épines et cette blessure nous a guéri.  Cela fait penser à la médecine chinoise, à l'acupuncture. Les aiguilles permettent aux flux d'énergie de mieux circuler dans le corps. C'est bien ce que fait Jésus : Il permet à l'énergie de Dieu de circuler dans son corps mystique, c'est-à-dire : l'Eglise. En mourant, il remet l'esprit  et cet esprit nous a été donné à la Pentecôte. Les nombreuses épines de sa couronnes ont supprimé les obstacles qui empêchaient l'énergie divine d'arriver à chaque homme.

 

Faisons circuler en nous cette énergie qui a permis à Jésus de donner sa vie pour nous.

Amen.