Homélie du dimanche 19 février 2017

JÉSUS, dimanche dernier, nous a invité à la justice, à vivre en juste, en respectant les commandements en profondeur. Aujourd'hui, il nous invite à être parfaits, comme Dieu le Père, à vivre la justice dans la miséricorde. 

 

Vivre parmi les injustes. Jésus sait de quoi il parle. Il est le seul juste vivant au milieu d'une génération pécheresse. Pourtant, sa bonté n'a pas eu de limites envers les hommes, les malades, les publicains, les pécheurs ou les païens. C'est ce que vivent certaines familles. Tant d'hommes ou de femmes répondent avec amour aux coups qu'il reçoivent. Tant de parents sont miséricordieux envers leurs enfants au comportement parfois inacceptables. Ce que nous pouvons faire envers notre famille peut se vivre envers tous les hommes. Si nous voulions faire payer toutes les injustices humaines, nous serions toujours en procès ; nous ferions sans cesse des reproches. La vie sociale serait invivable. 

 

Décentrement. Ce que Jésus nous demande va à l'encontre de notre intérêt. Il faut donner son manteau à celui qui demande déjà notre tunique. On se retrouve nu comme un vers. Il faut faire 2.000 pas lorsqu'on nous demande d'en faire déjà 1.000. Bref, Jésus nous demande de ne rien refuser aux autres pour être comme le Père qui procure les bienfaits de la pluie et du soleil à tous les hommes. Voilà, la miséricorde que Jésus nous demande. Don rime avec pardon.

Pour le bien de l'humanité, il faut donner de sa personne. Nos ancêtres ont donné leur vie sur les champs de bataille pour notre pays. Aujourd'hui, nous ne versons plus notre sang. Nous faisons des efforts en payant des impôts pour vivre la solidarité nationale avec le régime des retraites par répartition ou par les cotisations progressives au budget de la Sécurité sociale. De cette manière, nous faisons passé notre intérêt propre derrière l'intérêt général de la lutte contre toutes les formes de pauvreté. 

 

Prier. La religion est ce qui relie. Elle relie à Dieu par la prière. Elle relie aussi aux autres en implorant pour les pécheurs. N'est-ce pas ce qu'a fait Moïse après l'épisode du veau d'or ? Ce qu'on fait le moines de Tibhirine en restant avec les Algériens, malgré la menace terroriste ? Ils ont pratiqué le dialogue inter-religieux et ont vécu la solidarité jusqu'au bout. 

Jésus nous présente la religion comme ouverte sur le monde. Pour cela, il faut avoir, dans le sillage du concile Vatican II,  un regard positif sur les autres croyants et les non-croyants. On sait que l'anti-judaïsme a favorisé l'antisémitisme. L'anti-islamisme peut favoriser le racisme. 

 

Recherchons à être justes en pratiquant la miséricorde.

Amen.

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