Homélie du dimanche 5 février 2017

JÉSUS nous fait deux beaux compliments : Vous êtes le sel de la terre, vous êtes la lumière du monde. Comment faut-il les prendre ? Avec modestie comme toujours. 

 

Une lumière dans la nuit. On allume une lumière lorsque le soleil se couche ou qu'il est caché par de gros et sombres nuages. Il arrive que, dans notre vie ou celle des autres, les ténèbres envahissent notre quotidien. Nous sommes invités pas Jésus à être des lumières pour les personnes dont l'avenir s'assombrit. Nous pouvons être une lumière de paix, une lumière de compassion, une lumière de consolation, une lumière de joie. 

Cette lumière ne supprime pas les ténèbres. Dans la nuit totale, nous nous couchons. Avec un éclairage, même modeste, nous pouvons rester debout et poursuivre notre chemin. Aidons les autres à marcher malgré les ténèbres de notre monde. 

La nuit, les rues et les places de nos villes et villages sont éclairées. Cela permet de nous rencontrer et de nous rassembler. La lumière rompt la solitude et l'isolement. C'est ce que nous faisons lorsque nous visitons un malade ou une personne seule. 

 

Une ville sur une montagne. C'est du haut d'une montagne que Jésus nous dit que nous sommes une ville sur une montagne. Il a voulu que ses disciples soit autour de lui, alors que la foule est restée dans la plaine.

Nous sommes une ville sur une montagne lorsque nous nous élevons vers Dieu, dans notre prière ou dans nos actes de charité. Nous quittons les bas-fond de notre existence et de notre vie pour grandir dans notre dignité de fils de Dieu.

Jésus ne précise pas la taille de la ville. On ne sait pas si elle est de la taille de Paris ou du Faouët. Bien sûr, nous sommes plus visibles lorsque 20 000 personnes se réunissent pour le grand pardon de Sainte d'Auray que lorsque nous nous réunissons à une dizaine de fidèles pour un temps d'adoration à l'église du Faouët. Ne cherchons pas pour autant que les grands rassemblements qui font du bien à tout le monde.

Jésus nous dit aussi que nous sommes le sel de la terre. Or, nous le savons bien, on met une petite quantité de sel dans notre nourriture. En disant cela, le Seigneur nous dit que nous sommes souvent minoritaires, mais influents. Ne vaut-il pas mieux que les lumières soient dispersées pour former un chemin de lumière comme les lampadaires le long d'une avenue ? Si ; plus il y aura de foyers de lumière, de foyers d'amour et de paix, moins les ténèbres seront présentes dans notre vie et dans la vie de nos frères. 

 

La lumière sur le lampadaire. Après avoir dit que nous sommes une lumière pour tout le monde par nos bonnes œuvres, Jésus nous invite à éclairer l'intérieure de notre personne, de notre vie. La lumière sur le lampadaire est celle qui éclaire les maisons de la ville. La nuit, on voit de loin une ville où toutes les maisons sont éclairées. 

Laissons la lumière de Jésus éclairer notre cœur, notre âme et notre esprit. Nous serons rayonnants de l'amour de Jésus, rayonnants de confiance en Dieu et en l'humanité, rayonnants de la lumière de la vérité. Comme ils étaient beaux nos bourgs et nos villages illuminés par les guirlandes de Noël ! C'étaient les lumières de notre foi chrétienne et de notre joie familiale. 

 

Rayonnons de joie.

Amen.