Épiphanie -  Homélie du dimanche 8 janvier 2017

Nous fêtons dans la joie l'épiphanie du Seigneur, sa manifestation aux mages. De nos jours, cette fête est comprise comme le signe de l'universalité du message du Christ. Comment comprendre cet universalisme ? L'universalisme rythme-t-il avec domination ?

 

Des mages venus d'Orient. Des païens scientifiques viennent à Bethléem. Ils veulent voir la cause qui est à l'origine de cette nouvelle étoile. Ils veulent voir le roi qui est annoncé par cet astre. Dans le cœur de chaque homme, il y a le désir de connaître et de voir les merveilles de l'univers, mais aussi de voir Dieu lui-même. C'est bien cette quête de vérité qui conduit les mages a faire tant de kilomètres à travers l'orient pour voir un enfant avec ses parents. 

La religion chrétienne est la réponse ultime à ce besoin de connaître ce qui existe dans chaque homme. En voyant Jésus, les mages ont devant les yeux l'homme dans sa perfection, l'image visible du Dieu invisible. Ce n'est pas une vérité qui s'impose, mais qui se contemple sans fin. 

 

Le roi des Juifs. Les mages viennent voir le roi des juifs. Ils reconnaissent sa grandeur en lui offrant des cadeaux et des offrandes. Ils ne voient pas en lui le roi du monde, mais un roi parmi d'autres. 

Rentrés chez eux, ils restent avec leurs coutumes et leur religion. L'universalisme chrétien ne supprime pas les cultures, mais les transcendent. Le christianisme est né en Orient, mais il est devenu parfaitement et pleinement occidental. On parle des chrétiens d'Orient et des chrétiens d'Occident : deux manières de vivre de la même foi. Il n'y a pas une identité chrétienne, mais des chrétiens qui vivent dans tel ou tel pays. 

 

Ne pas retourner chez Hérode. Cet universalisme n'est pas sans danger. Hérode est jaloux du nouveau roi sans couronne. Hérode n'a pas compris que l'universalisme de Jésus n'est pas politique : c'est celui de la Vérité. Le danger de notre monde est de vouloir faire de la religion un instrument politique. La rivalité entre les cultures et les nations existent encore aujourd'hui. Cela provoque des guerres entre les Etats et aussi des guerres civiles. Le pape François ne cesse de dire que les religions doivent être sources de paix. 

 

Que notre religion soit universelle, accueillante pour tous les hommes.

Amen.