Homélie du dimanche 20 Novembre 2016

Pour fêter le Christ, roi de l'univers, nous avons entendu ce beau passage du dialogue de Jésus avec les deux malfaiteurs cloués sur leur croix, comme lui. Que nous dit ce texte sur la miséricorde de Jésus ?

 

Roi miséricordieux. Jésus entend la belle déclaration du bon larron : reconnaissance de ses fautes et humble prière envers lui, alors qu’il est impuissant, cloué sur la croix. Il ne veut plus et ne peut plus faire de miracles. Il lui reste la parole ; une parole est réconfortante. Cette miséricorde s’exerce envers ceux qui croient en lui, envers ceux qui lui font confiance. Jésus voit en ce malfaiteur un homme qui cherche à s’en sortir, mais qui est dans l’incapacité de le faire par lui-même. Ce malfaiteur est comme la brebis égarée que le berger ramène sur ses épaules pour rejoindre le troupeau laissé dans le désert. La route est trop longue pour cet animal si loin de ses congénères. Mais cette brebis ne peut être aidée que si elle se laisse approcher et attraper par le berger. Le bon larron est de ceux là. Il a été touché par Jésus mourant sur la croix. Il se laisse emmener par lui sur le chemin du royaume. La miséricorde ne peut s’exercer que si elle touche le cœur des hommes. 

 

Roi d'humilité. Jésus exerce sa royauté, mais pas dans des palais ou dans des universités. Il est déclaré roi lorsqu'il entre à Jérusalem juché sur un âne. Il est reconnu roi lorsqu'il est condamné à mort. C'est au cœur de nos détresses et de notre faiblesse qu'il veut régner et faire triompher la foi et l'espérance. Diriger le monde lorsque tout va bien, beaucoup de personnes peuvent le faire. Un seul peut orienter notre vie lorsque nous sommes aux frontières de la vie : c'est Jésus. Dans nos détresses, comment réagissons-nous ? Sommes-nous comme les chefs des prêtres demandant un signe spectaculaire de Jésus ? Ou bien comme ce malfaiteur demandant de le suivre jusqu'en son royaume sans échapper aux souffrances et à la mort ?

 

Reconnaissons la royauté de Jésus.

Amen.