Homélie du dimanche 13 novembre 2013

Dans cet évangile, Jésus se montre prophète. Il annonce la destruction du Temple de Jérusalem et bien d'autres événements spectaculaires. Que retenir de ce discours ? 

 

La date. Ce discours se situe dans l'évangile de Luc avant la mort et la résurrection de Jésus. Alors, c'est bien à la lumière de cet événement que nous devons entendre et comprendre ce passage de l'évangile. Le Temple de Jérusalem sera détruit, mais, avant cela, le corps de Jésus, temple de l'Esprit, sera crucifié. Le premier est en ruine et le second est entré dans la gloire. Prions dans le vrai Temple.

Jésus annonce des persécutions. Le premier, il a été mis à mort. Il donne l'exemple à ses disciples. Il a su répondre avec courage à ses accusateurs. Il a donné une leçon de confiance en l'Esprit Saint.

 

Le contenu. Jésus parle de trois périodes : les persécutions contre les Apôtres, la destruction du Temple en 70 et les signes de la fin des Temps. Ainsi, il couvre l'histoire de l'humanité depuis la Pentecôte jusqu'à la consommation des siècles. C'est un temps de malheur qui ne doit pas nous effrayer, comme la femme qui accouche n'est pas effrayée par les contractions qui annoncent l'arrivée d'un nouvel être humain ou comme le passager de l'avion n'a pas peur lorsqu'il est pris dans de grosses turbulences. On se fait confiance et on fait confiance au pilote. 

Notre histoire est bouleversée par des drames humains, mais il y a un pilote : c'est le Seigneur qui nous conduit aux rives du Royaume. 

 

Le message. La persévérance obtient de grand résultat. On sait qu'on a appris à lire et à écrire grâce à notre persévérance. Les sportifs savent combien il faut persévérer, sans se laisser abattre par les échecs, pour gagner un jour des compétitions. Au milieu des guerres, n'oublions pas la béatitude : heureux les artisans de paix. Au milieu des famines, n'oublions pas la béatitude : heureux les assoiffés de justice. 

Mel Gibson vient de réaliser un nouveau film sur un infirmier américain. Au cours de la bataille d'Okinawa, dans la Pacifique, il est allé chercher, sous la mitraille,  au moins 75 blessés pour les ramener au poste de secours. Il ne portait pas de fusil ; sa seul arme était sa foi. 

 

Que Dieu nous guide dans les troubles de ce temps.

Amen.