Homélie du dimanche 23 octobre 2016

Nous terminons aujourd'hui la semaine de prière pour les missions. Regardons ce que fait le missionnaire pour évangéliser dans un pays qui ne connaît pas le Christ pour savoir ce qu'il faut faire dans un pays qui a déjà été évangélisé une première fois.

 

Aimer la culture de l'autre. Les missionnaires ont aimé autant les pays dans lesquels ils ont été envoyé que le leur. Cet amour les a aidé et poussé à apprendre la langue et les coutumes locales. Cet amour est indispensable pour être plein de bienveillance envers le peuple vers qui ils ont été envoyé.

Pour évangéliser notre pays et notre époque, il faut avoir cette même bienveillance envers la culture moderne. Des groupes de musiciens se forment pour jouer de la pop louange laissant de côté les beaux motets d'autrefois. D'autres se lancent avec enthousiasme dans les moyens de communications sociaux que permet l'informatique. Toutes ces belles initiatives sont motivées par un amour de la culture moderne.

 

Les semences de vérité. Les premiers missionnaires étaient  persuadés que la culture porte des semences de vérité. Des éléments positifs de la culture celte furent gardés par les évangélisateurs de la Bretagne. Le culte des fontaines devint le rappel de notre baptême. La fête d'Halloween devint celle de la Toussaint. La langue est devenue un vecteur de la foi.

Dans la culture actuelle, il y a des semences de vérité. La recherche de bonheur fait écho aux Béatitudes prononcées par Jésus. L'art abstrait, non figuratif, basé sur la couleur, trouve sa résonance dans les couleurs liturgiques et parle de l'indescriptible mystère de l'être. La musique, si rythmée, met les corps en mouvement et met à l'honneur le corps. 

 

L'attente de la Vérité. Les missionnaires sont tous persuadés que les cultures ont quelque chose d'inachevé. Les cultures sont, comme le Panthéon de Rome, ouvertes sur le ciel. Elles sont en attente de quelque chose ou de quelqu'un. Les missionnaires ont essayé de faire comprendre que cette attente est celle de Jésus. Ce-dernier parachève l'édifice sans le détruire ou le dénaturer. 

Dans la sinistrose actuelle, nous devons faire comprendre que le chemin de Jésus est le seul qui permet une nouvelle espérance. La science et les idéologies ont ruinés tous les espoirs de nos contemporains. Proposons l'espérance du salut en Jésus. Ce n'est pas le chemin de la facilité, mais celui du courage qui mène au vrai bonheur. 

 

Soyons les missionnaires de notre temps.

Amen.