Homélie du dimanche 9 octobre 2016

JÉSUS vante et se réjouit de la foi du Samaritain. Sa foi s'est manifestée par son obéissance. Regardons ce qu'est l'obéissance de la foi ?

 

"La foi est la garantie des biens que l'on espère" dit la lettre aux Hébreux. Cette affirmation s'applique totalement à ces dix lépreux. Il partent sur l'ordre de Jésus pour se montrer aux prêtres - et ainsi faire constater leur guérison - alors qu'il sont encore malades. Ils ont tous confiance dans la parole de Jésus. 

Les neufs lépreux qui sont allés au Temple de Jérusalem ont fait un acte d'obéissance. Une obéissance que je qualifierai d'intéressée. Ils savent qu'au bout du chemin il y a la réintégration dans la vie sociale. Parfois, les parents offrent une récompense pour se faire obéir. C'est souvent le cas lorsqu'ils demandent d'accomplir une démarche difficile ou désagréable. 

 

"La foi est la preuve des réalités qu'on ne voit pas" dit aussi la lettre aux Hébreux. Les lépreux sont tous guéris. Ils ne sont pas tous d'accord sur l'auteur de cette guérison. Neufs pensent que c'est le Dieu d'Israël qu'ils honorent à Jérusalem. Le Samaritain croit que c'est Jésus. Personne ne le sait car personne n'a vu ni Jésus ni le Dieu œuvrer dans cette guérison. Pour les premiers, Dieu est le docteur et Jésus le pharmacien. Pour le Samaritain, Jésus est le généraliste et Dieu le spécialiste. 

On remercie le docteur qui nous a soigné. Il nous donné la démarche à suivre pour guérir. Nous avons suivit avec soin l'ordonnance, la posologie et nous avons été guéris. 

 

"Ta foi t'a sauvé". Par cette parole, Jésus constate la foi de ce Samaritain qui a su reconnaître le rôle de Jésus dans sa guérison. Jésus ne garde pas cet éloge pour lui seul. Il sait que la foi de cet homme est un don de Dieu le Père. En faisant cet éloge, il rend hommage et rend grâce à son Père, le grand professeur, spécialiste en médecine. 

Notre action de grâce est petite en comparaison de celle de Jésus vis-à-vis de son Père. C'est une belle petite fleur des champs en comparaison au gros bouquet qu'offre Jésus à son Père. Si nous nous associons à l'action de grâce de ce Fils unique, nous pourrons avec lui offrir un énorme bouquet de fleurs. C'est toute la grandeur de la messe. On peut remercier Dieu chez soi, à la maison. Nous lui offririons que des bouquets maigrichons. A la messe, en associant notre fleur des champs aux belles fleurs de Jésus, nous pouvons offrir un bouquet colossal à Dieu.

 

Entrons avec Jésus dans l'action de grâce.

Amen.