Homélie du dimanche 25 septembre 2016

JÉSUS nous a invité, dimanche dernier, à nous faire des amis avec l'argent malhonnête. Aujourd'hui, nous voyons ce qui arrive à un riche qui reste indifférent au sort de son frère. La sanction est terrible et définitive. Agissons dès maintenant.

 

Entendre le cri des pauvres. Le riche vit paisiblement dans sa belle demeure. Le portail est fermé et il ne voit pas et n'entend pas le cri du pauvre Lazare. Le pape François nous invite à entendre le cri des pauvres. Prenons le chemin de la solidarité. "La solidarité est une réaction spontanée de celui qui reconnaît la fonction sociale de la propriété et de la destination universelle des biens. comme réalité antérieures à la propriété privée. La possession privée des biens se justifie pour les garder et les accroître de manière à ce qu'ils servent mieux le bien commun, c'est pourquoi la solidarité doit être vécue comme la décision de rendre au pauvre ce qui lui revient. Ces convictions et pratiques de la solidarité, quand elles prennent chair, ouvrent la route à d'autres transformations structurelles et les rendent possibles."

 

Aimer les pauvres. Entendre le cri des pauvres et répondre collectivement à leur besoin est une très bonne chose. Il faut aussi aimer ces pauvres. "Notre engagement ne consiste pas exclusivement en des actions ou des programmes de promotion et d'assistance; ce que l'Esprit suscite n'est pas un débordement d'activisme, mais avant tout une attention à l'autre qu'il "considère comme un avec lui" Cette attention aimante est le début d'une véritable préoccupation pour sa personne, à partir de laquelle je désire chercher effectivement son bien. Cela implique de valoriser le pauvre dans sa beauté propre, avec sa manière d'être, avec sa culture, avec sa façon de vivre la foi. Le véritable amour est toujours contemplatif, il permet de servir l'autre non par nécessité ni par vanité, mais parce qu'il est beau, au-delà de ses apparences : "C'est parce qu'on aime qu'on lui fait des cadeaux." Le pauvre, quand il est aimé, "est estimé d'un grand prix", et ceci différencie l'authentique option pour les pauvres d'une quelconque idéologie,d'une quelconque intention d'utiliser les pauvres au service d'intérêt personnels ou politiques.

C'est seulement à partir de cette proximité réelle et cordiale que nous pouvons les accompagner comme il convient sur le chemin de libération. C'est seulement cela qui rendra possible que "dans toutes les communautés chrétiennes, les pauvres se sentent "chez eux". Ce style ne serait-il pas la présentation la plus grande et la plus efficace de la Bonne Nouvelle du Royaume ?"

Que le Seigneur nous aide à aimer les pauvres.

Amen.