Homélie du dimanche 11 septembre 2016

Dans ces trois paraboles de la miséricorde, la joie est présente. Nous sommes invités à la joie. "Il fallait se réjouir", dit le père dans la dernière parabole. La joie n'est pas spontanée, comme dans les deux premières paraboles, mais elle devient un ordre, un impératif, une obligation. 

 

La joie du père. Le père a un comportement bien différent du berger et de la ménagère. Alors que ces deux derniers se déplacent et font un grand effort pour chercher le brebis ou la pièce perdue, le père attend dans son grand domaine le retour du fils. On imagine sa tristesse. Elle est semblable à celle de Jacob qui croyait son fils Joseph mangé par les bêtes sauvages. Le père doit se réjouir pour évacuer tout ce chagrin accumulé au fil du temps.  Pour lui, cette joie éclate après tant de peine et de mélancolie. Cela lui a fait un bien fou.

 

La fête avec les serviteurs. Le père, dans sa joie, organise une fête avec les serviteurs. Il y a un festin avec le veau gras et les danses. Ils reçoivent l'ordre du chef du domaine de faire la fête. Apparemment, ils sont contents et ne se font pas prier pour entrer dans la joie de leur maître. La journée a sans doute été éprouvante et un peu de loisir ne fait pas de mal. Ils obéissent de bon cœur et cela leur fait du bien de se détendre.

Savons-nous nous réjouir lors des fêtes d'entreprise ou organisées par l’État ou la commune ? 

 

Le fils aîné. Le fils devrait se réjouir aussi. Il pense trop à son travail et n'arrive pas à oublier l'argent perdu par son frère. Sa rancune est si tenace qu'il ne veut pas voir la détresse de son frère. En refusant l'invitation à la joie ne risque-t-il pas de devenir malade psychologiquement ? La jalousie ne risque-t-elle de le détruire ? 

 

Entrons dans la joie de Dieu.

Amen.