Homélie du dimanche 4 septembre 2016

JÉSUS a des paroles fortes. Il nous invite à l'engagement à sa suite, un engagement fort et primordial. On dit qu'un soldat marié perd la moitié de sa valeur. C'est avec un image de guerre contre le mal que Jésus nous exhorte à nous engager à sa suite. Le discours du pape François aux jeunes à Cracovie allait dans le même sens. C'est pourquoi, il est bon ce matin d'entendre ou de réentendre les paroles fortes du Souverain Pontife.

 

Non à la fermeture. Préféré le Seigneur à tout, même à sa famille, c'est choisir la fraternité universelle. C'est vouloir ce faire le frère de tous. On ne regarde pas les difficultés du monde uniquement à travers l'écran de la télévision ou sur la page du journal. "Lorsque nous entrons en contact avec la vie, avec ces vies concrètes non plus médiatisées par les écrans, alors il nous arrive quelque chose de fort : nous sentons tous l'invitation à nous impliquer : "Assez des villes oubliées, il ne doit plus jamais arriver que des frères soient entourés par la mort et les tueries, sentant que personne ne les aidera .... Et notre réponse à ce monde en guerre a un nom : elle s'appelle fraternité. "

 

Non à la paralysie. Jésus nous rappelle le coût de l'engagement : c'est le renoncement aux biens. Telle une tour de garde, il empêche d'être envahi par bien des maux. Par une image forte, le pape François nous invite à ne pas confondre bonheur et confort. 

"Dans la vie il y a une paralysie encore plus dangereuse et souvent plus difficile à identifier, et qu'il nous coûte beaucoup de reconnaître. J'aime l'appeler la paralysie qui naît lorsqu'on confond le bonheur avec un divan ! Oui, croire que pour être heureux, nous avons besoin d'un bon divan. Un divan qui nous aide à nous sentir à l'aise, tranquilles, bien en sécurité."

Ensuite le pape invite les jeunes à s'engager : "Chers amis, Jésus est le Seigneur du risque, il est le Seigneur du toujours plus loin. Jésus n'est pas le Seigneur du confort, de la sécurité et de la commodité. Pour suivre Jésus, il faut avoir une dose de courage, il faut se décider à changer le divan contre une paire de chaussure qui t'aideront à marcher, sur des routes jamais rêvées et même pas imaginées, sur des routes qui peuvent ouvrir de nouveaux horizons, capables de propager la joie, cette joie qui naît de l'amour de Dieu, la joie que laissent dans ton coeur chaque geste, chaque attitude de miséricorde. Aller par les routes en suivant la folie de notre Dieu qui nous enseigne à le rencontrer en celui qui a faim, en celui qui a soif, en celui qui est nu, dans le malade, dans l'ami qui a mal tourné, dans le détenu, dans le réfugié et dans le migrant, dans le voisin qui est seul."

 

Engagez-vous, vous verrez du pays.

Amen.