Homélie du dimanche 31 juillet 2016

Jésus nous raconte l'histoire d'une réussite professionnelle qui permet à un homme d'envisager l'avenir avec sérénité. Pourtant, celui qui nous invite à faire fructifier nos talents, ne vante pas le mérite de cet agriculteur. On peut se poser cette  question : quel développement est-il valable?

 

Le partage. Le travail est une bonne chose et permet de créer de la richesse. Comme le souligne Jésus, cette richesse est à partager. Voyons quelques cas de figure de partage. 

On peut tout d'abord partager cette richesse avec sa famille, sa femme et ses enfants pour ceux qui sont mariés. On voit bien que dans ses cinquante dernières années se partage familiale à bien changer. On peut se poser cette question : avec mes revenus, quel est le nombre idéal d'enfants ? Il faut trouver un équilibre entre un certain confort et partage. 

On peut partager par le don aux associations et le versement des impôts. Il faut trouver l'équilibre entre thésaurisation et dilapidation. Est-ce juste et confortable d'être très riche au milieu de pauvres ? La société se pose beaucoup de question sur la juste répartition des richesses par la grille des salaires. 

On peut partager aussi entre les pays et les nations. La crise des migrants pose la question d'une juste répartitions de l'entraide internationale. Pour l'instant ce n'est pas les pays de l'Union Européenne, ni de la péninsule arabique qui supporte la plus lourde charge migratoire. Ce n'est pas une situation juste et durable. 

 

Le souci des autres. On peut partager les richesses sans que cela profite aux personnes aidées. Malgré  cinquante ans d'aide à l'Afrique, ce continent peine encore à se développer. Il y a d'autres difficultés à résoudre. 

Dans la vie sociale, il y a des problèmes non résolus. Au Faouët, par exemple, certains trouvent qu'il y a beaucoup de mauvaise herbes dans les rues. Pour certains c'est le ressort de la municipalité. Celle-ci demande l'aide des propriétaires. Dans cette affaire, comme dans beaucoup d'autres, on voit que chacun se donne des limites, souvent à juste titre, et limite  son action et son domaine de compétence. Les mauvaises herbes poussent entre les territoires ainsi formés. Pour améliorer la situation, il faut se mettre autour d'une table pour que toute la commune soit prise en charge d'une manière raisonnable soit par la municipalité ou par les citoyens. 

 

Ne vivons pas que pour nous-même. Amen.