Homélie du 5 juin 2016

JÉSUS dans sa compassion pour une veuve ressuscite son fils. Ce geste rappelle celui du prophétie Elie. Quelle espérance Jésus nous donne t-il par ce signe du Royaume ?

 

Jésus touche le cercueil. Par ce geste, Jésus arrête la marche du cortège funèbre, la descente dans la tombe. Jésus a guéri des malades, mais n'a jamais empêché quelqu'un de mourir. Il est intervenu après le décès. Ce geste illustre sans doute cette phrase qu'il a dit à ses disciples : "Je viendrai vous prendre avec moi." Jésus ne nous attend pas là haut dans le ciel auprès de Saint Pierre. ; il veut faire le chemin avec nous, avec notre âme, de cette terre vers le ciel. 

 

Le fils se lève. La résurrection est exprimée par le verbe "se lever". C'est un changement de trajectoire. Le fils passe du déplacement horizontal, à la montée. C'est cela la mort de Jésus : une glorification et non un déclin qui finit dans la tombe. La vie monte en nous par le déploiement de la résurrection dans notre vie. Certes, notre corps vieillit ; mais nous sommes plus qu'un corps. Notre coeur et notre âme peuvent grandir sans cesse. 

 

Jésus nous conduit vers le ciel. Un miroir est capable de dévier les rayons de la lumière, car il est composé d'une vitre et d'un tain. Jésus, vrai Dieu, transparent comme un vitre, et vrai homme, obscur comme le tain, dévie ce qui en nous est lumière. Ce qui est plus lourd, comme notre cœur de pierre, passe sous le miroir et reste sur terre à se décomposer.  Quelle lumière y a-t-il en nous ? Une simple chandelle bien petite et bien fragile ; ou un grand projecteur qui illumine tout un stade de football.

 

Grandissons dans la lumière de Jésus.

Amen. 

 

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