Homélie du 15 mai 2016 - Pentecôte

La Pentecôte est un mystère plein de feu. C'est pour cela que le prêtre met une chasuble rouge. C'est aussi, comme sur le mont Sinaï, un mystère bruyant qui annonce et précède la lumière.

 

Un bruit. Ce bruit n'est ni terrifiant ni assourdissant. Il est puissant, certes, mais pas au point de provoquer l'effroi. C'est un bruit qui invite à prendre le large, un son qui invite à sortir. Comme le starter qui donne le départ d'une course d'athlétisme, ce bruit est puissant et bref et invite à donner son maximum. Comme la sirène des pompiers qui retentit dans la caserne, il invite à porter secours aux autres. Comme la cloche qui annonce la fin de la classe, nous sommes invités à retrouver notre famille pour partager nos apprentissages.

Ce bruit emplit la maison. Il est stéréo, comme au cinéma. Il envahit toute la personne pour la stimuler et la faire vibrer. On est pris dans l'action, dans l'histoire du salut pour passer de spectateur à acteur.

 

Une voix. Chez les apôtres, ce bruit va devenir une voix. Tous parlent, mais d'une seul voix. Quelle cohésion ! Quelle entente ! C'est comme le chant polyphonique ou la musique d'un grand orchestre : le son unifié est en harmonie. Ni pupitre ni tessiture n'étouffe les autres voix ; pas une voix qui détonne par rapport à une autre. On s'écoute pour former un groupe uni.

Cette voix unique sortant de plusieurs bouches attire toutes les oreilles, charme tous les tympans.  C'est un délice à écouter. C'est une invitation à s'unir à ce groupe. 

 

Laissons-nous emporter par l'élan de la Pentecôte.

Amen.

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