Homélie du 10 avril 2016

Nous continuons à contempler le mystère de la résurrection. Nous avons demandé au Seigneur de garder notre joie pour que ce mystère perdure dans notre vie. Il se maintient par le mystère de l'Eglise que nous découvrons à travers cet évangile et par la figure de Pierre.

 

"Je vais à la pêche". 8 disciples sont réunis en Galilée. Ils se reposent en attendant la mission qui suivra la Pentecôte.  Pierre propose de partir à la pêche. Il n'est pas là en tant que patron pécheur. Il propose , mais ne donne pas d'ordre. Il vont tous pêcher alors qu'ils ne sont pas tous pêcheurs de métier. C'est une nouvelle équipe qui va pêcher pour le loisir, tous dans la même barque. Jacques et Jean, les fils de Zébédée ne prennent pas leur barque. 

Dans l'Eglise, le pape n'est pas un général qui commande à ses troupes. Lors d'un synode, comme celui sur la famille, il propose de réfléchir sur un sujet. C'est la complémentarité des formations qui aide à la réflexion. C'est la diversité des fonctions qui aide aussi au cheminement. Ici, apôtres et disciples sont réunis dans la même barque. Au synode, il y avait évêques et laïcs.

 

"Apportez moi du poisson". Jésus prépare un repas avec du pain et du poisson. C'est le même menu que lors de la multiplication des pains. Il n'a pas besoin de l'aide des hommes pour nourrir les disciples : il veut seulement compléter le repas par du poisson frais.

La pêche est le symbole de l'évangélisation. C'est Jésus qui rempli nos filets. Mais nous ne sommes pas propriétaires des brebis. Nous devons, en bon gérant de la grâce de Dieu, rendre au propriétaire le fruit de la pêche. Nous ne devons pas être comme les vignerons de la parabole qui gardent pour eux la récolte de raisins. Pierre reçoit cette mission : "Pais mes brebis". Ces sont les brebis de Jésus.

 

"M'aimes-tu ?".  Pierre reçoit la mission malgré la faiblesse de son amour pour Jésus. Il ne s'agit pas de savoir s'il aime plus que les autres, mais de savoir qu'il est aimé et choisi par Jésus. On voit cela, car les questions sont de moins en moins fortes. On passe du "M'aimes-tu vraiment ?" au "M'aimes-tu ?". Et pourtant Jésus confirme la mission de Pierre. Lorsque Jésus embauche, il ne faut pas de lettre de motivation. C'est lui qui nous fait confiance.

 

Restons dans la joie de la résurrection.

Amen.

Écrire commentaire

Commentaires: 0