Homélie du 24 mars 2016 - Jeudi Saint

Aujourd’hui, nous fêtons l’anniversaire du dernier repas de Jésus avec ses disciples. Il partage le pain avec eux. Quel goût à ce pain partagé ?

 

Le pain a le goût de l’amour. Il ne suffit pas de mélanger de la farine de l’eau et du sel pour obtenir un bon pain. Il faut développer un savoir-faire et beaucoup d’amour. C’est-ce que Jésus a voulu dire en lavant les pieds de ses disciples : le pain que je vous donne a le goût de l’amour du prochain. Aujourd’hui, je vous donne le pain. Demain, ce sera vous qui donnerez ce pain d’amour, car moi je pars vers le Père. Comme un boulanger qui part en retraite, Jésus donne les consignes pour faire du bon pain. 

 

Le pain a le goût de la résurrection. On l’oublie, mais le blé qui sert à la fabrication de la farine, viens d’un grain de blé qui a germé dans le sol. Et pour germer, il s’est décomposé, il a éclaté pour laisser jaillir la semence de vie. L’épi de blé est fruit de cette mort et de cette résurrection. C’est pourquoi le pain de la messe a le goût de la vie éternelle.

 

Le pain a le goût de l’unité. La farine est très volatile. On souffle dessus : elle s’envole. L’eau fait un liant qui permet à la farine de former une seule pâte. L’eau de notre baptême nous lie les uns aux autres. Le pain de Jésus a le goût de cette unité. 

 

Savourons le pain de l’eucharistie.

Amen.

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