Homélie du 13 mars 2016

La miséricorde est le thème de cette année. Regardons Jésus dans cet évangile.

 

"Jésus s'était baissé." Jésus est dans cette humble position. Il ne veut pas regarder cette femme, il ne veut pas la condamner du regard. Les scribes veulent un procès devant tout le monde, un procès public pour faire un exemple et tendre un piège à Jésus. Ils ne veulent pas juger eux-même, mais créer un débat de société sur les femmes adultères. Il arrive que des procès deviennent des cas d'école comme l'affaire Dreyfus ou le cas de Vincent Lambert.

 

"Jésus écrit sur le sol." Les commandements de Moïse étaient écrits sur une table de pierre pour ne pas être effacer. Les sanctions de l'adultère n'étaient pas dans le décalogue, mais dans le reste de la Loi, dans ce qui est provisoire et réformable. Les écrit de Jésus seront effacés par les passant ou par le vent. La lapidation a disparue du judaïsme. Le passé de cette femme a été effacé par Jésus.

 

"Celui qui n'a pas péché." Cette réponse de Jésus sauve cette femme. Elle permet aussi aux scribes de découvrir la miséricorde. Regardant leurs péchés, ils deviennent miséricordieux envers cette femme. Voilà une voie qu'il faut suivre comme le dit si bien le pape François dans son livre. Pour être un bon confesseur, il faut que le prêtre "pense à ses propres péchés, qu'il écoute avec tendresse, qu'il prie le Seigneur de lui donner un cœur aussi miséricordieux que le Sien, qu'il ne jette jamais la première pierre, car lui aussi est un pécheur qui a besoin de pardon."

Jésus, le seul qui n'a pas péché, ne condamne pas à mort la femme adultère. Il lui donne un sursis : "Va et ne pèche plus."

 

Soyons miséricordieux envers tous.

Amen.

Écrire commentaire

Commentaires: 0