Homélie du 22 novembre 2015

En cette fête du Christ Roi, nous avons entendu une partie du procès de Jésus devant Pilate. Nous y contemplons le roi dans son humilité, mais aussi comme le législateur qui accompli la Loi de l'amour. 

 

"Le dis-tu de toi-même." Jésus ne se défend pas en prouvant son innocence. Il cherche à faire réfléchir en posant des question, comme le faisaient les rabbins ou les philosophes. Il veut dialoguer avec l'homme en le mettant devant sa conscience morale, devant ses convictions. Pilate reste dans sa fonction attendant une réponse positive ou négative, attendant un aveu qui puisse servir de motif de condamnation. C'est pourquoi il dit  : "Est-ce que je suis juif, moi ?" Il ne veut pas se poser la question : il fait son métier de juge d'instruction.

Et nous, dans notre métier ou dans notre responsabilité, écoutons-nous notre conscience ? 

 

"Mon royaume n'est pas de ce monde." Pour bien expliquer à Pilate que son royaume n'est pas de ce monde, Jésus dit que les anges ne sont pas venus combattre pour lui. Lors de son arrestation, il a demandé à Pierre de rengainer son épée, d'être non-violent. Il avait demandé aux apôtres de ne pas agir comme les puissants, de ne pas faire sentir sa puissance.

Dans l'exercice de l'autorité, faisons-nous usage de la violence physique ou psychologique ? Savons-nous accepter les inconvénients du service des autres ?

 

"Un Royaume de vie et de vérité." Le Royaume de vérité est composé de ses disciples, de ceux qui écoutent sa voix. Comme un bon pasteur, il les guide vers les frais pâturages. Ce chemin de la vérité est celui qui mène à la vie. C'est ce qu'il a dit à ses disciples lors du dernier repas avec eux. Cette vérité n'est pas un discours tout fait qu'on apprend par cœur. C'est un chemin de connaissance mutuel où nous apprenons à nous connaître et nous reconnaître comme enfant de Dieu.

Cherchons-nous à imposer nos idées ? Voulons-nous imposer notre morale à tous ?

 

Entrons dans le Royaume de Jésus.

Amen. 

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