Homélie du 4 octobre 2015

Ce dimanche, le synode sur "la vocation et la mission de la famille dans l'Eglise et dans le monde" s'ouvre après une large consultation mondiale.  

Comment l'évangile de ce jour peut-il nous aider à bien parler de la famille aujourd'hui ?

 

"Pour le mettre dans l'embarras". Au temps de Jésus, il y avait des débats sur les motifs de répudiation. Certains étaient laxistes, d'autres plus rigoristes. De nos jours encore, la consultation du pape a montré des divergences dans les pastorales familiales : ceux qui veulent affirmer haut et fort l'indissolubilité du mariage et ceux qui veulent montrer plus de miséricorde envers ceux qui n'ont pas réussi à suivre les règles de l'Eglise. Ce débat est utile et fructueux tant qu'il respecte toutes les personnes. Au temps de Jésus, les pharisiens n'avaient pas de bonnes intentions.

 

"Ce que Dieu a uni que l'homme ne le sépare pas". Cette phrase de Jésus est claire. On peut insister sur l'une ou l'autre proposition : certains vont comprendre cette phrase comme un avertissement fait aux époux; d'autres comprendront que Dieu uni les couples dans le mariage et met toute son amour et sa grâce pour les maintenir uni. 

Le sacrement du mariage engage pour la vie, comme l'a bien dit Jésus. Il invite les époux à ne pas se séparer. Mais il invite l'homme, c'est-à-dire, toute l'humanité a ne pas fragiliser les couples. Il nous invite à les soutenir comme le font des parents, des amis, des conseillers conjugaux ou la pastorale familiale. Nous savons soutenir nos proches, nous savons accueillir leurs échecs ; mais notre discours est parfois plus sévère sur les autres couples. Le pape François se demande si l'Eglise, comme une bonne mère, ne doit pas avoir cette même attitude envers les couples en difficultés. 

Malheureusement, tout les couples ne restent pas unis pour la vie. Il faut saluer ceux qui ne se remarient pas, car leur situation n'est pas simple économiquement et socialement. Ils sont fidèles même lorsque le conjoint est infidèle à l'image de Dieu qui est toujours fidèle malgré nos les nombreuses infidélité dues à notre péché.

Certains chrétiens choisissent de se remarier. Et il faut le dire : certains ont retenu les leçons de leur échec et le mariage suivant est alors plus beau et plus solide que le premier. Jésus affirme clairement que c'est un cas d'adultère et la Loi de Moïse demande que la personne soit lapidée. Jésus et l'Eglise ont refusé une telle pratique sans dévaloriser le mariage. Ce qui montre que la sanction n'est pas le seul moyen de valoriser le mariage. Que l'Eglise maintienne les dispositions actuelles vis-à-vis des divorcés-remariés ou les change, elle fera toujours la promotion du mariage chrétien. Faisons confiance aux membres du synode pour éclairer le pape sur les décisions à prendre. 

 

Aidons tous les couples.

Amen. 

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