Homélie du 5 avril 2015 - Pâques

es femmes vont au tombeau de grand matin, le dimanche de Pâques, le premier jour de la semaine. Elles se demandent qu'il leur roulera la pierre qui ferme la sépulture. Elles trouvent un tombeau ouvert.

 

Le tombeau a été ouvert. Les femmes n'étaient pas capables d'ouvrir le tombeau. Qui a ouvert le tombeau ? L'évangile ne le dit pas. Un ange ? Jésus ? Peu importe ! Ce n'est pas une œuvre humaine. Dieu  a ouvert le tombeau, comme il avait fermé le paradis terrestre autrefois. Désormais, nous avons accès au jardin de la vie, à l'arbre de la vie qu'est devenue la croix. 

 

Jésus n'est pas dans le tombeau. Les femmes entrent dans le tombeau et n'y trouve qu'un ange qui leur livre un message de la part de Jésus. Pourquoi Jésus ne se montre pas aux femmes ? Sans doute pas pour leur donner une leçon. Il est désormais présent là où la communauté est rassemblée. Les apparitions de Jésus sont presque exclusivement communautaires, aux douze, mais aussi aux 300 disciples réunis en Galilée. C'est le cas encore aujourd'hui. Jésus est présent là où la communauté se réunit, au cours de la messe, dans le pain eucharistique. 

 

Jésus est vivant pour toujours. Comment un corps fragile, comme le nôtre, peut-il être éternel ? Prenons une image, une comparaison. L’œuf est fragile, il faut le manipuler avec précaution. Pourtant si on le vide de son contenu en faisant un trou  à chaque extrémités, on peut le remplir de chocolat fondu. Alors, il est solide, il ne craint plus les chocs. Par sa mort, Jésus a détruit la fragilité de sa personne. Il l'a remplacé par la force de son amour.

 

Allons à la rencontre de Jésus ressuscité.

Amen.

Écrire commentaire

Commentaires: 0