Homélie du 15 février 2015

JÉSUS proclame la bonne nouvelle en guérissant un lépreux.

 

"Je le veux". Par ses mots et par ses gestes, Jésus montre sa compassion envers le malade. Il ne se situe pas dans la dimension du pouvoir, de la capacité à guérir mais dans celle de l'empathie. La science moderne parfois montre sa puissance, mais sa technique est froide, anonyme. Le médecin doit se montrer humain dans son utilisation. Face à la vulnérabilité du malade, il faut montrer notre vulnérabilité en faisant comprendre que nous sommes touchés par le malade. Se laisser toucher sans se laisser submerger par les sentiments. Par la compassion, on souffre avec le souffrant. Mais l'empathie est la compréhension de la douleur. 

"Va te montrer aux prêtres". Jésus guérit le lépreux, mais il a besoin de lui pour témoigner de la bonne nouvelle à Jérusalem. Jésus rend service, mais aussitôt il demande un service à l'homme qui vient de guérir. Il est important que ceux qui sont aidés puissent rendre des services pour ne pas tomber dans l'assistanat. La personne vulnérable peut rendre des services matériels, mais aussi elle fait grandir les soignants. Il est important qu'elle le comprenne et qu'elle entende la gratitude des aidants.

"Donne pour ta purification". Jésus n'est pas un gourou qui cherche les honneurs dus à ses miracles. il invite les bénéficiaires de sa bonté à se tourner vers le Père, à aller au Temple de Jérusalem. Il est beau lorsque, par le chemin de la vulnérabilité, on découvre la grandeur de Dieu. Il est important dans une société où l'on vit de plus en plus vieux de découvrir la beauté et les grâces de chaque âge. La jeunesse est belle, mais elle se vit dans la contrainte de l'obéissance. La vieillesse est belle ; elle se vit dans l'obéissance à son corps. Même si les capacités physiques diminuent, la capacité à aimer peut toujours grandir. C'est en franchissant les obstacles que l'amour grandit. 

Soyons plein d'empathie.

Amen. 

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