Homélie du 1er février 2015

JÉSUS passait en faisant le bien. L'évangile de ce jour le montre bien.

 

Il fait le bien par sa prédication, par sa parole. Cette prédication fait du bien par sa nouveauté. C'est une bouffée d'oxygène pour les auditeurs qui n'entendent plus la même rengaine, le même discours convenu. En effet, Jésus n'ayant jamais été dans une école rabbinique a un langage qui lui est propre, un langage imagé. Tout ce qu'il a appris, c'est en allant chaque samedi à la synagogue, mais surtout dans sa famille auprès de Marie et de Joseph. Ses parents ne lui ont jamais fait de discours théologiques ou de grands enseignements sur la Bible : ils ont mise en pratique la parole de Dieu. Cet exemple vaut tous les cours de théologie. 

Son langage est nouveau, car il bouscule les cœurs et les consciences, comme le montre la réaction de l'homme possédé. Son autorité aide son auditoire à grandir.

Il fait le bien par son action de chasser le mal qui habite chez un homme. Le démon a sans doute senti le changement chez cet homme. Il s'est senti mal à l'aise, plus désiré. Alors, il se demande ce qu'il va devenir. Dans notre démarche de conversion, il faut d'abord renoncer au mal. Il faut que le mal n'ait plus d'emprise sur nous. Au jour de notre baptême, on renonce au mal et à ce qui conduit au mal. 

Cette renonciation ne suffit pas dans le cas de cet homme. il faut l'autorité de Jésus par chasser le démon. Le démon est chassé, mais pas détruit comme il le craignait. L'enfermement des démons, annoncé par l'apocalypse, n'est pas pour tout de suite. Nous vivons dans un monde où le mal est encore présent, où il a encore une influence. 

Il fait le bien en faisant naître un espoir dans son pays. Sa renommée se répand dans tous le pays. Ainsi, les Juifs peuvent relever la tête. Ils savent que Dieu fait quelque chose de nouveau. 

Amen

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