Homélie du 25 janvier 2015

JÉSUS APPELLE ses quatre premiers disciples à le suivre sur le chemin de Palestine pour proclamer le Royaume de Dieu. 

 

Il appelle des frères qui pêchent au filet. Simon-Pierre ne pêche pas à la ligne, mais au filet. il attrape plusieurs poissons à la fois. Jésus a voulu, dès le départ de son ministère, former une équipe fraternelle autour de lui. 

Cette communauté permet de vivre déjà le royaume que le Seigneur annonce par sa prédication. Lorsque Jésus parle de l'amour du prochain, il sait de quoi il parle grâce à sa vie avec ses disciples : il les défend, il les encourage, il les reprend fraternellement. 

 

Les pêcheurs travaillent sur la mer. On sait que, dans un bateau, il faut s'adapter constamment à la mer. La mer est mouvante, elle est changeante. Lorsqu'elle est calme, il faut patienter. Lorsqu'elle est agitée, il faut prendre ses précautions. La vie communautaire doit s'adapter aux circonstances : la vie parfois paisible où tout le monde s'entend bien ; la vie parfois agitée de débats théologiques ou spirituels.

 

Les pêcheurs vivent sur un bateau. Dans un bateau, il faut avoir de l'équilibre. Équilibre, pour rester debout, alors que le bateau bouge sans cesse. Il faut s'adapter sans exagération pour ne pas amplifier les mouvements du bateau. Il faut une vie équilibrée sans excès.

Dans un bateau, l'équilibre se trouve aussi avec les autres occupants du navire. On ne doit pas tous se mettre du même coté au risque de chavirer. On remarque la diversité des disciples trouvés par Jésus : pêcheur indépendant, patron pêcheur avec des ouvriers, collecteur d'impôt, zélote... Dans l’Église, il faut trouver cet équilibre entre les différents courants spirituels et milieux sociaux.

Vivons heureux ensemble dans notre Église.

Amen.

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