Homélie du 14 décembre 2014

LES SCRIBES cherchent à savoir l'identité de Jean Baptiste. C'est une question très actuelle à l'heure des selfies, des blogs sur internet et du brassage culturel.

Voyons comment le précurseur se définit.

"Je ne suis pas le Messie."  Jean-Baptiste se définit d'abord négativement par modestie. Il sait ce qu'il n'est pas : le sauveur attendu par le peuple d'Israël. Ayons cette même modestie pour reconnaître nos limites, voir nos insuffisances. 

"Je suis la voix." Jean-Baptiste sait qui il est grâce à la parole de Dieu, grâce à la parole du prophète. Il se définit par rapport à Dieu. Il sait qu'il n'est qu'un envoyé, un messager.

Nous, comment nous définissons-nous d'abord ? Par rapport à notre pays ? Par rapport à notre famille ou comme enfant de Dieu ? Notre dignité tient avant tout à notre baptême. C'est le plus beau titre de gloire. le prince Albert de Monaco a beaucoup de titres de noblesse. Pourtant, comme nous tous, il est un enfant de Dieu. 

Le précurseur reconnaît aussi l'unicité de sa mission. Il dit bien "Je suis la voix" et non "Je suis une voix qui crie dans le désert'" Cette unicité de sa mission ne fait pas pour autant de lui un orgueilleux. Il a la modestie de ceux qui se savent envoyés par le Père.

"Celui qui vient derrière moi." Jean-Baptiste situe sa mission dans le temps. Sa mission précède celle de Jésus. Il ne connaîtra pas la gloire de voir les miracles de Jésus, ni d'entendre sa prédication. Pourtant, il se réjouit de sa mission. Il est bien avec son époque. 

Et nous, sommes-nous heureux de vivre en 2014 ? C'est une époque qui peut poser un robot sur une comète. C'est aussi une époque qui connaît la guerre et le chômage de masse. Comme le précurseur, soyons heureux de la venue de Jésus dans la gloire dans quelque temps.

Soyons heureux d'être enfant de Dieu.

Amen. 

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